Posts tagged ‘SIONISME’

avril 28, 2012

Kassim Hafeez : « Je suis sioniste, musulman, fier d’être et je soutiens Israel »

 

Kassim Hafeez : « Je suis sioniste, musulman, fier d'être et je soutiens Israel » Kassim-Hafeez-300x189

 

Kassim Hafeez, 28 ans, est un britannique musulman issu d’une famille d’origine pakistanaise. Il est sioniste et fier de se tenir aux cotes d’Israël. Il dirige et écrit sur le site Internet « Israel campaign ». C’est a ce titre qu’il a été nomme par le conseil consultatif à l’agence britannique de l’organisation « StandWithUs » qui diffuse des messages pro-israeliens et lutte contre l’antisémitisme.

 

« J’ai grandi dans une famille ou mon père faisait les louanges d’Hitler et ou j’ai vécu un lavage de cerveau grâce aux discours de Nasrallah et Ben Laden. Apres la lecture du livre d’Alan Dershowitz, « Plaidoyer pour Israel », j’ai eu une crise de conscience et je suis venu en Israel pour une visite qui a change ma vie.

Je suis sioniste, musulman, fier d’être sioniste, et j’aime Israel, mais ça n’a pas toujours été le cas. En fait, pendant de longues années j’ai été tout le contraire de ça. J’ai participe aux actions antisémites et antisionistes qui sont organisées sur les campus britanniques, parce que j’étais moi-même un militant antisémite et anti-Israel.

 

 

 

J’ai grandi au sein d’une communauté musulmane britannique, j’ai été en contact avec les thèses et les gens qui, dans le meilleur des cas, dénoncent Israel et présentent les juifs comme des voleurs et des assassins, et qui, dans le pire des cas, appellent a la l’élimination complète de « l’entité sioniste » et de tous les juifs. En résume, dans cette communauté il n’y a aucune place pour l’Etat juif dans le Proche-Orient.

La haine qui se déverse en permanence a une influence énorme sur les gens qui grandissent dans ce milieu. Le plus effrayant est que ces gens la ne sont pas spécialement extrémistes ou radicaux, mais quand il s’agit d’Israel on entend de leurs bouches sortir la rhétorique la plus extrême, mélange a de l’antisémite latent très vif. Par exemple, l’expression « arrêtes d’être juif » sert pour vexer.

En plus de cela, mon père n’avait aucune honte a faire les louanges d’Adolf Hitler, de dire qu’il était un héros dont le seul échec était de ne pas avoir tuer assez de juifs. A l’age de 18 ans, j’avais déjà le cerveau complètement lave par l’islam radical, et ma haine d’Israel et des juifs était entretenue par des images de destructions et de morts sur fond de musique arabe parlant de djihad, et par les discours du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou d’Ossama Ben Laden. Ces idées étaient renforcées par mes participations au « jour de la nakba », là-bas les discours parlaient de la fin d’Israel pendant que les drapeaux du Hezbollah flottaient fièrement dans le centre de Londres.

Est ce qu’Israel avait une excuse ? Bien sur que non, pour moi la réponse était négative. Je n’avais pas l’ombre d’un doute, et même les religieux refusaient de condamner les attaques terroristes contre Israel. Bien sur que c’est bien fait pour eux, les israéliens, c’est ce que je croyais. Alors qu’est ce qui a change ? Comment tant de haine s’est transformée en amour et en affection pour Israel et le peuple juif ?

 

Je me suis retrouve un jour dans le rayon Israel-Palestine d’une librairie locale et je me suis arrête sur le livre d’Alan Dershowitz, « Plaidoyer pour Israel ». D’après ma perception du monde, les juifs et les américains maîtrisaient les médias, et après avoir lu le résume du livre, j’ai souri au vue de la propagande sioniste. Malgré tout, j’ai décide d’acheter le livre avec le sentiment que je pourrais bientôt démonter la propagande sioniste et prouver qu’Israel n’avait pas de sens, et ainsi montrer mes trouvailles en guise de victoire pour le peuple palestinien. Alors que je lisais les arguments de Dershowitz, et qu’il démontait tous les mensonges auxquels je croyais, je me suis retrouve a tenter de chercher des contre arguments. Mais tout ce que j’ai trouve c’était de la rhétorique vide, celle la même a laquelle j’ai cru pendant des années.

J’ai décide de voir moi même Israel

Kassim-Hafeez-2-300x189 dans

 

J’ai vécu une vraie crise de conscience, et j’ai commence des recherches impartiales. Jusqu’alors je n’avais jamais rien trouve qui soit un tant soit peu positive pour Israel. A ce moment la je ne savais plus quoi penser. J’ai tellement cru aveuglement les autres, mais soudain je me suis retrouve a me demander si je n’avais pas tort.

Je suis arrive a la situation ou j’ai senti que je devais voir Israel par moi même. Je savais que je ne découvrirais la vérité que comme ça. Malgré que cela ait l’air d’un vrai cliche, cette visite a change ma vie. Je n’ai pas découvert un pays d’apartheid ou de racisme, mais tout le contraire. Je me suis retrouve face a des synagogues, des mosquées, et des églises, face a des juifs et des arabes qui vivent ensembles, et des minorités qui ont un rôle important dans tous les domaines de la vie en Israel, de l’armée jusqu’a l’appareil judiciaire. Ce fut une expérience extraordinaire qui m’a ouvert les yeux. Ce n’était pas l’Israel sioniste et méchante dont on m’avait parle.

Après une interrogation interne profonde, j’ai su que tout ce que je croyais avant était faux. Je me suis vraiment trompe, et j’ai bien du le reconnaître. En plus, j’ai du faire face a une autre question importante : et je fais quoi maintenant ? Pendant des années j’ai lutte contre Israel, mais maintenant je connaissais la vérité. Maintenant le choix était clair : je devais me tenir aux cotes d’Israel, ce petit pays, libre et démocratique qui fait des pas de géant dans les domaines de la science et de la médecine, et qui pour autant est la victime des mensonges et de la haine qui avaient pratiquement pris le contrôle de mon âme.

La décision que j’ai prise n’était pas simple. J’ai fait face à l’hostilité de ma communauté et de certains éléments de la communauté juive britannique, mais c’est la réalité de quelqu’un qui soutient Israel en Europe. Ce n’est pas simple, mais c’est justement ce qui le rend impératif. Il ne s’agit pas de religion ou de politique, mais de vérité.

La vérité n’est pas entendue au sujet d’Israel, alors que les rangs de la haine aveugle n’en finissent pas de se remplir. Nombre de ceux qui détestent Israel sont loin de la réalité, mais remplis de rhétorique vide et des slogans politiques qu’ils aiment tant.

Nous pouvons changer les choses, mais nous devons être forts et unis. Israel n’est pas que le problème des juifs. Il s’agit de liberté, de droits de l’homme, de démocratie, et de tous ce qui composent les pays occidentaux. Il s’agit d’une tentative d’être une lumière pour les nations. Les actions humanitaires internationales d’Israel parlent d’elles mêmes, mais si nous ne diffusons pas ce message, personne ne le fera.

Nous ne devons pas baisser la tête en s’excusant et dire que « Israel n’est pas parfaite ». Il ne faut pas avoir peur de dire : je suis sioniste, je suis fier, et je soutiens Israel. Est ce que vous ferez ça ? » (1)

 

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël

De temps à autre une voix musulmane s’élève pour défendre Israël. Votre soutien nous réchauffe le cœur monsieur Kassim Hafeez, mais peu de musulmans réagissent comme vous. Ces derniers sont sensibles à la propagande et à la campagne de désinformation bien orchestrée et relayée par les médias arabes qui, sans état d’âme, se font les porte- paroles des pires barbares. Pour certains musulmans, trop heureux d’enfourcher ce cheval de bataille qui les exonère de toute remise en question quant à leur comportement aussi partisan et antijuif.

 

(1) Source : http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4220953,00.htm

Publicités
Étiquettes : , ,
mars 17, 2012

Le sionisme musulman

Le sionisme musulman serait-il plus puissant que le sionisme juif?

La question peut paraître absurde, mais elle ne l’est pas.

Le sionisme juif est issu de trois millénaires de passion constante pour Jérusalem, une passion qui resta florissante malgré l’éparpillement des Juifs, loin de leur ville sainte. Cet amour de Sion inspira le plus extraordinaire des mouvements nationalistes du XXe siècle, motivant des populations disséminées aux quatre coins du monde à revenir dans leur ancienne patrie, à raviver une langue morte et à créer un nouvel État – et ce contre une opposition intense.

L’histoire du sionisme musulman, en revanche, est incertaine, erratique, basée sur l’instrumentalisation de la cité. À chaque fois que, depuis le VIIe siècle, Jérusalem représenta un centre d’intérêt politique et religieux musulman, ce fut pour satisfaire des besoins utilitaires. Lorsque Jérusalem servait les ambitions théologiques ou politiques musulmanes, la ville gagnait en estime et en charge émotionnelle parmi les Musulmans. Et lorsque cette utilité disparaissait, l’intérêt musulman tombait aussitôt. Ce schéma cyclique s’est répété à six reprises en quatorze siècles.

La première occurrence en est relatée dans le Coran, qui indique que Dieu ordonna à Mahomet, en 622, de prier en direction de Jérusalem, puis, 17 mois plus tard, de prier de nouveau en direction de La Mecque. Les sources littéraires arabes admettent que l’intermède de Jérusalem constituait une tentative avortée de convaincre les Juifs d’adopter la nouvelle religion islamique.

Le même principe utilitaire se retrouve à l’ère moderne. L’oubli dans lequel les Ottomans laissèrent Jérusalem au XIXe siècle incita l’écrivain français Gustave Flaubert à la décrire ainsi: «des ruines partout, et partout l’odeur des tombeaux. (…) La ville sainte de trois religions pourrit d’ennui, de désertion et de négligence.» Les Arabes palestiniens ne redécouvrirent Jérusalem qu’après sa conquête par les Britanniques, en 1917, et l’utilisèrent alors pour éveiller la colère musulmane contre le pouvoir impérial. Mais cet intérêt chuta à nouveau après que les forces jordaniennes se soient emparées de la ville, en 1948.

Il ne se ranima qu’en 1967, lorsque la ville entière se retrouva sous contrôle israélien. La passion musulmane pour Jérusalem monta en flèche au cours des quatre dernières décennies, au point que le sionisme musulman en vint à imiter fidèlement le sionisme juif. Voici deux similarités notables:

  • Impact émotionnel. Ehud Olmert, le premier ministre israélien actuel, déclara en 1997 que Jérusalem est «la plus pure expression de tout ce pour quoi les Juifs prièrent, rêvèrent, pleurèrent et moururent durant les 2000 ans qui nous séparent de la destruction du second Temple». Yasser Arafat, de l’Autorité palestinienne, fit écho à ces propos en 2000, clamant que Jérusalem est «au plus profond de nos sentiments, des sentiments de notre peuple et des sentiments de tous les Arabes, les Musulmans et les Chrétiens».
  • Capitale éternelle. Le président israélien Weizman rappela au pape Jean-Paul II, alors en visite à Jérusalem, en mars 2000, que la ville restait la capitale «éternelle» d’Israël. Le lendemain, Arafat souhaita la bienvenue au souverain pontife «en Palestine et dans sa capitale éternelle, Jérusalem». De même, les leaders juifs et musulmans qui rencontrèrent le pape parlèrent de Jérusalem comme de leur capitale éternelle.

En généralisant cet aspect, l’analyste Khalid Durán relevait en 1999 l’existence d’«une tentative d’islamiser le sionisme (…) dans le sens que l’importance de Jérusalem pour les Juifs et leur attachement pour la ville sont maintenant usurpés par les Musulmans palestiniens» (il est intéressant de noter que cette évolution s’inscrit dans une tendance plus générale du nationalisme arabe palestinien à imiter le nationalisme juif).

Cet effort porte ses fruits. Ainsi, à mesure que les Israéliens laïques se sentent de plus en plus indifférents envers Jérusalem, le sionisme musulman se révèle plus fervent, émotionnellement et politiquement, que l’original juif. L’exemple de la Journée de Jérusalem est parlant à cet égard.

La Journée de Jérusalem d’Israël commémore l’unification de la ville sous son contrôle, en 1967. Mais, comme l’écrit Israel Harel dans Haaretz, cette célébration a passé du rang de fête nationale à celui de simple «fête des communautés religieuses». En revanche, la version musulmane de la Journée de Jérusalem – instituée onze ans plus tard, en 1979, par l’ayatollah Khomeiny – attire des foules de près de 300 000 personnes dans la lointaine Téhéran, où elle sert de plate-forme à la diffusion de harangues passionnées et bénéficie d’un soutien sans cesse croissant dans le monde musulman.

Un sondage de 2001 révéla que 60% des Israéliens seraient prêts à accepter la division de Jérusalem; le mois dernier, le gouvernement Olmert annonça son intention de partager la ville, sans soulever de tollé général.

J’en conclus donc que l’usage musulman de Sion constitue actuellement une force plus vigoureuse que l’amour juif de Sion.

 

http://fr.danielpipes.org/3656/le-sionisme-musulman

Étiquettes : ,
mars 15, 2012

De la compassion à l’égard des Juifs de la Shoah à la rage contre les Juifs de Tsahal

Vladimir Zeev Jabotinsky redécouvert, par Fabrice Hadjadj

Fondateur de la Légion juive et inventeur de la dimension militaire du sionisme, Jabotinsky a cristallisé la haine de nombreux ennemis du peuple Juif et celle de ses adversaires au sein du mouvement sioniste. Dans cette recension parue dans la revue Artpress, F. Hadjadj s’interroge sur les raisons de l’amour pour le Juif transi, concomitant à la haine pour le Juif qui se défend. Question on ne peut plus actuelle… P.I.L.

Le grand scandale, quand il pleut des cordes, c’est un Juif avec un parapluie. Une kippa, à la rigueur, éventuellement un sympathique shtreimel, mais son parapluie sous l’orage serait tout à fait hors de saison. C’est ce qu’explique Max Nordau à Vladimir Jabotinsky en 1915, alors que ce dernier lui explique la nécessité de l’autodéfense contre les pogromes et l’urgence de constituer une Légion Juive pour combattre auprès des Anglais contre les Turcs et « élargir les frontières de l’Europe jusqu’à l’Euphrate » : « Ce sont, mon jeune ami, des paroles logiques ; or la logique est la sagesse des Grecs, que notre peuple abhorre. Le Juif n’apprend pas par des raisonnements rationnels, il apprend par les catastrophes. Il n’achètera pas un parapluie “simplement” parce que les nuages s’amoncellent à l’horizon, il attendra d’être trempé et atteint de pneumonie… »

Le Juif qui se laisse tremper sous la pluie battante, cette image est devenue encore plus forte après la Shoah. N’a-t-il pas été définitivement campé comme la pure victime emblématique de toutes les victimes ? C’est ainsi qu’on l’admire depuis nos salons au coin du feu : désarmé, transi, sans mur ni parapluie… Et c’est ainsi que notre philosémitisme se métamorphose en antisémitisme. Certes, nous ne voulons plus le contraindre à se convertir en masse au christianisme ; mais nous aimerions bien le forcer à être toujours christique, ne tirant jamais le glaive, offrant à l’ennemi une gorge d’agneau. Imaginez un seul instant que la « pure victime » ait l’audace de prendre les armes et de se protéger contre l’orage, cela ne colle plus du tout. Imaginez que cet écrasé des nations cherche à défendre une terre (promise) – alors que nous sommes aux temps où chacun mène une vie virtuelle et prétend n’habiter nulle part que derrière son écran – quelle arrogance ! quelle infâme régression vers les bas instincts territoriaux ! Et voilà comment notre compassion à l’égard des Juifs de la Shoah se change en rage contre les Juifs de Tsahal. Voilà comment notre amour pour les hassidim du pacifiste Martin Buber devient haine envers les soldats du militariste Jabotinsky…

Ce nom est du reste sorti de la mémoire commune. Alors qu’il est sans doute la plus grande figure du sionisme politique après Theodor Herzl, et un écrivain considérable, admiré dans sa jeunesse par Gorki, qualifié par Nina Berberova « d’une des personnes les plus intelligentes que j’aie connues » (« Je buvais littéralement ses paroles aussi brillantes et mordantes que sa pensée »), Vladimir Zeev Jabotinsky, né à Odessa en 1880, mort à New York en 1940, ne fait guère partie de nos livres d’histoire. La traduction en français de son autobiographie inachevée est donc un événement et une anamnèse, aussi bien pour ceux qui l’ignorent que pour ceux qui l’étiquetèrent trop tôt comme un nationaliste à la nuque raide (que ce soit d’ailleurs pour le condamner ou en faire l’éloge).

On y découvre un écrivain rare, émouvant, drôle, tragique, truculent dans l’anecdote, vif dans le portrait… Engagé ? Ayant plutôt le sens du dégagement. Car cet homme qui forma dès la première guerre mondiale un bataillon juif est aussi l’auteur d’un chef-d’œuvre romanesque (Les Cinq, éd. des Syrtes) et un traducteur de Baudelaire et de Dante. Ce théoricien du « mur de fer » est aussi le rédacteur du programme d’Helsingfors, qui au début du XXe siècle proclamait les droits des minorités nationales (et spécialement des Arabes en Israël, comme il l’explicita plus tard).

Ce fondateur du Bétar, qui chante fièrement « Hébreu, dans la misère même, tu es prince… », s’oppose farouchement à toute idéologie ostracisante : « Je déteste à un point extrême, de manière organique, d’une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité et à la réalité même, toute idée montrant une différence de valeur entre un homme et son prochain. Cela ne relève peut-être pas de la démocratie mais de son contraire : je crois que tout homme est un roi. » Tel était pour lui le sens paradoxal du sionisme : dégager un espace national où cette vérité universelle puisse s’entendre, « comme il est écrit : Car de Sion sortira la Torah (Is 2, 5) ». Ceux qui se réclament de son héritage devraient s’en souvenir davantage…

Une traversée picaresque de l’Europe d’avant la première guerre mondiale

Cette Histoire de ma vie n’est pas que la découverte d’un homme. Elle est une traversée picaresque de l’Europe d’avant la première guerre et une plongée allègre et douloureuse – comme un violon juif – dans les milieux sionistes d’avant la création d’Israël. Aussi regrette-t-on de la voir s’arrêter brutalement à l’année 1917, du fait de la mort de Jabotinsky. On a beaucoup parlé de Jan Karski et de son vain combat auprès des Alliés pour les amener à réagir afin de stopper la Shoah. Il resterait à écrire le combat de Jabotinsky dans les années 30 pour avertir ses frères du désastre imminent et les pousser à sortir du complexe de Massada (l’idée que la défense armée serait suicidaire). Dès 1935, il déclare au Congrès de Vienne : « Nous vivons au bord de l’abîme. » En 39, il propose au Foreign Office un plan pour assassiner Hitler.

Dans l’entretemps, il élabore un projet complet pour « l’évacuation des Juifs de Pologne » : « Je vois un spectacle terrible, leur lance-t-il en août 38 à Varsovie. Il ne reste que peu de temps pour s’échapper. Je sais bien que vous ne pouvez le voir, préoccupés par vos soucis quotidiens. Ecoutez cependant mes paroles, en cette heure ultime : au nom de Dieu, que chacun sauve sa vie, tant que cela est encore possible, car il ne reste plus beaucoup de temps ! » Mais il ne fut guère écouté. On croyait toujours au Juif qui n’apprend que par catastrophe, et préfère mourir de pneumonie plutôt que de s’acheter un parapluie.

Vladimir Zeev Jabotinsky, Histoire de ma vie, éd. Les provinciales.

Fabrice Hadjadj, recension parue dans la revue Artpress, no. 387.

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/03/15/de-la-compassion-a-l-egard-des-juifs-de-la-shoah-a-la-rage-c.html

Étiquettes : ,
mars 4, 2012

22 MAI 1943 : CREATION DE L’HACHOMER HATZAIR

105613648.jpg

Le mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatzaïr (« Le jeune garde ») est né en Galicie en 1913. Il découle de l’unification de deux mouvements : le mouvement juif scout polonais et  les Tzeire Sion ( les jeunes de Sion ). Ces derniers  formaient des cercles purement intellectuels, méprisant le sport, les promenades et le scoutisme. Tandis que les scouts juifs polonais étaient tout à fait éloignés des valeurs nationales du peuple juif, les Tzeïre Sion avaient une tendance nettement sioniste et socialiste. En fusionnant, les deux mouvements apportèrent l’aspect positif de leurs conceptions. Les scouts : une vie de jeunes, libres dans toutes leurs manifestations ; les Tzeïre Sion: l’amour de l’étude et le désir d’approfondir l’idéologie sioniste-socialiste.

Après les massacres qui illustrèrent la Première Guerre mondiale, le peuple juif fut de nouveau submergé par de vastes pogroms. Alors qu’il semblait que le désespoir allait triompher, se sont réveillées les forces vives du peuple. Le mouvement de la renaissance englobe des cercles de plus en plus vastes et la jeunesse juive s’élance vers l’immigration en Eretz-Israël. Les jeunes du mouvement Hachomer Hatzaïr furent les premiers à participer à la 3ème alya ( dès 1919 ) et formèrent le premier noyau du mouvement en Israël.

1785500005.jpg

En Eretz-Israël, le mouvement progresse aussi. En 1927, les kibboutz formés par les membres qui sont sortis des rangs du mouvement, jettent les bases de l’organisation des kibboutz de l’Hashomer Hatzaïr en lsraël : Hakibboutz Haartzi. Dans la même année se réunit le deuxième Congrès mondial du mouvement, qui approfondit les bases idéologiques et administratives de l’Hachomer Hatzaïr.
Dès ce moment le mouvement progresse sans cesse. Il s’attaque à tous les centres de la vie juive en introduisant partout son idéologie. Il élargit ses cadres, et il crée en même temps de nouveaux kibboutz en Israël.

L’organisation a eu une grande responsabilité dans le soulèvement du ghetto de Varsovie, sous la direction de Mordechaï Anielewicz en 1943. Elle fut un des constituants du Mapam (1948-1992), parti de gauche ancêtre du Meretz , deux partis socialistes sionistes membres de l’Internationale socialiste.

Étiquettes : , ,
mars 4, 2012

L’HISTOIRE DE MA VIE DE JABOTINSKY

La presse juive unanime! L’Histoire de ma vie de Jabotinsky traduite en français : un événement

COUV HISTOIRE DE MA VIE.jpg

Lorsque j’ai entrepris la traduction en français de L’Histoire de ma vie de Jabotinsky, je n’avais aucun éditeur en vue, mais seulement la conviction que ce livre allait trouver son lectorat et qu’il méritait d’être mis à la portée des lecteurs français. Deux ans plus tard, ce pari est réussi et je constate avec plaisir que les réactions de la presse, juive notamment, sont unanimes.

Je reproduis ci-dessous quelques-unes des réactions les plus significatives à mon avis. On trouvera une revue de presse exhaustive sur le site des éditions Les Provinciales, dont je salue le directeur, Olivier Véron, qui a accepté immédiatement de publier ce livre exceptionnel.

L’intérêt manifesté par la quasi-totalité des médias juifs, toutes tendances politiques confondues (à la seule exception d’un journal francophone israélien ‘harédi et d’une revue juive bobo parisienne) montre que Jabotinsky fait aujourd’hui partie du Panthéon national juif.

J’espère que cet intérêt s’étendra aussi aux médias non-juifs, malgré le climat intellectuel frileux (pour ne pas dire plus) de la France actuelle, et je salue l’article pionnier et très lucide de F. Hadjadj dans la revue Artpress. P.I.L

REVUE DE PRESSE

JABO ET LES SOEURS BERLIN.jpg« En le publiant, l’éditeur Olivier Véron, dont nous connaissons depuis longtemps l’audace, lui a rendu l’histoire. Zeev Jabotinsky au roman intérieur si riche, amoureux de l’Italie de Garibaldi, bêtement taxé de fascisme, de nationalisme ombrageux, sans doute pour sa piètre opinion du sionisme socialiste ne put reposer en Eretz-Israël qu’en 1964 tant Ben Gourion, le politique aux yeux secs tint à occulter l’apport du sionisme révisionniste à la construction de l’Etat ».

Stéphanie Dassa, CRIF.ORG

 

« Dans ce récit passionnant à l’écriture fluide, car ce journaliste dans l’âme a écrit dans plusieurs langues pour maints titres qu’il contribua à créer ou pas, il nous livre une page d’histoire essentielle… Un ouvrage à lire et relire, assurément. »

Hélène Keller-Lind, Actualité Juive

« Le public francophone peut enfin découvrir la personnalité attachante de Vladimir Zeev Jabotinsky, grâce à l’excellente initiative du journaliste Pierre Lurçat qui a entrepris avec talent la traduction de son autobiographie rédigée en hébreu ».

Claire Dana-Picard, Le P’tit Hebdo (Jérusalem)

Jabotinsky.jpg« Le lecteur vibre en même temps que l’auteur, nous partageons ces instants cruciaux qui voient poindre à l’horizon un terrible danger et une seule solution : l’établissement d’un foyer national juif sur la seule et unique terre d’Israël… »

Jocelyne Sajovic, France-Israël

« C’est cette force foudroyante de tout utiliser, même l’échec, même l’isolement, la précarité, les controverses, l’adversité politique, les déceptions, c’est cette capacité de résister à tout, à toute humiliation, à tout découragement qui est la leçon la plus instructive de cet ouvrage »

Saskia Cohen-Tanugi, Le Lien n°368.

« Le plus intellectuel des théoriciens du sionisme... »

Dror Even-Sapir, GUYSEN TV

« La traduction de son autobiographie est un événement et une anamnèse, aussi bien pour ceux qui l’ignorent que pour ceux qui l’étiquetèrent comme un nationaliste à la nuque raide... »

Fabrice Hadjadj, Artpress

En vente dans les bonnes librairies et sur Internet, sur le site de l’éditeur ou sur Amazon.

 

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/03/03/l-histoire-de-ma-vie-de-jabotinsky-traduite-en-francais-la-p.html

 

Étiquettes : ,