Posts tagged ‘NAZI’

juin 30, 2012

Nationalisme radical et extrême droite, des dangers pour la République!


Certains ont pris l’habitude d’estimer le nationalisme français ainsi que l’extrême droite à l’aune de nos rêves et de nos chimères. Ces mouvements radicaux et extrémistes de la pensée politique française se sont souvent manifestés, lorsqu’ils étaient ou participaient au pouvoir par un antisémitisme sans nuance.

De Maurras à Drumont pour les structures de l’idéologie à Drieu La Rochelle, Paul Morand, Céline etc…pour ce qui est de la littérature, nous sommes confrontés à un radicalisme antisémite qui trouva son Maître avec Philippe

Pétain et la Révolution Nationale.

Il s’agissait à l’époque de s’allier au nazisme qui luttait contre l’ennemi viscéral de l’extrême droite, le communisme. En même temps, on n’hésita pas à manifester son hostilité aux Juifs. qui proclamaient haut et fort leur patriotisme en exhibant des décorations reçues souvent au champ d’honneur dont, personne, bien entendu, ne tint compte.

Aujourd’hui, pour cette idéologie de l’extrême, le communisme est remplacé par l’islamisme, mais les Juifs sont toujours là !

Si d’aventure, le nationalisme extrême retrouvait la confiance d’une partie du peuple français et participait au pouvoir politique, quelles garanties auraient les Juifs que les ultra ne retrouveraient pas les vieilles pulsions antisémites ? Quelles assurances que la République ne serait pas abolie ?

Depuis Pétain la France n’a pu qu’imaginer l’extrême droite au pouvoir, elle ne l’a ni connue, ni expérimentée. De Gaulle, dans sa jeunesse avait de la sympathie pour Maurras qu’il a très vite abandonnée. Ce fut un militaire qui ne signa aucune bataille et qui fonda sa légende sur une France, fille aînée de l’Eglise certes, mais qui était tout aussi éloignée de la gauche que de la droite.

La France et l’extrême droite se séparèrent à la Libération, mais ce divorce fut une façade. Les courants nationalistes n’ont renoncé ni au pouvoir, ni à l’idéal qui l’anime.

Et parmi les forces déterminantes qui guident la route des extrêmes, l’antisémitisme fait partie des balises et des points de repère que certains militants ont, parfois, eu l’audace de nier, pour des motifs qui restent à éclaircir, sans pour autant confirmer la trahison de Philippe Pétain, et le caractère foncièrement anti républicain de la Révolution Nationale, idéologie dominante en France de 1940 à 1945 qui érigea en principe de gouvernement, la collaboration d’Etat avec l’Allemagne nazie

http://www.arnoldlagemi.com/?p=2765

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juin 7, 2012

Les Juifs de Chine (Shanghai) 2/2

Posted  by Olivier YPSILANTIS

Gravure sur bois de David Ludwig Bloch

 

III –  La vie à Shanghai pendant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis 1931, le Japon ne cesse d’accentuer sa pression sur la Chine occupée à combattre les communistes. En juillet 1937, la guerre est officiellement déclarée entre la Chine et le Japon. Le nord de la Chine est conquis par les Nippons qui, dans la foulée, attaquent le sud. En août 1937, la marine japonaise attaque Shanghai. Les combats dureront trois mois. En novembre, la partie chinoise de la ville passe sous contrôle japonais. Les autorités municipales des concessions ont quant à elles déclaré leur neutralité dès le début des hostilités. Ces dernières accueillent des milliers de Chinois qui fuient les combats. Dans la ville chinoise dévastée, des camps sont organisés pour accueillir quelque huit cent mille sans-abris Chinois, tandis que cent vingt mille d’entre eux sont pris en charge par les concessions.

 

Au début de 1940, quatre mille réfugiés vivent dans la Concession française (le secteur le plus huppé de la ville), mille cinq cents dans la Concession internationale, et onze mille à Hongkou, un quartier situé au nord-est de cette dernière et occupé par les Japonais qui permettent aux Juifs de s’y établir librement. Hongkou est une ancienne zone industrielle ravagée par les combats. S’y entassent Chinois, Russes (Juifs et non-Juifs), ainsi que soixante-dix mille Japonais. Ernst G. Heppner y décrit les conditions de vie dans ‟Shanghai Refuge : A Memoir of the World War II Jewish Ghetto” dont des fragments sont consultables en ligne :

http://www.questia.com/library/book/shanghai-refuge-a-memoir-of-the-world-war-ii-jewish-ghetto-by-ernest-g-heppner.jsp

 

Le quartier habité par les réfugiés allemands et autrichiens va se transformer au point d’être surnommé ‟la petite Vienne”, avec maisons réaménagées dans le style occidental, avec boutiques, ateliers, librairies, cafés, restaurants, clubs, etc. Mais dans ce quartier de Hongkou s’entassent aussi des immigrés miséreux, dans ces foyers-dortoirs que les Allemands appellent Heime ; et ils sont nombreux à tomber dans la déchéance physique et morale. Les comités de secours vont avoir de plus en plus de mal à pourvoir à l’alimentation des réfugiés indigents. Fin 1940, le Committee for the Assistance of European Jewish Refugees in Shanghai ne peut plus distribuer les trois repas quotidiens, aussi le dîner est-il supprimé. Après Pearl Harbor, l’American Jewish Joint Distribution Committee suspend son aide financière.

 

Contrairement aux premiers réfugiés arrivés en 1933-1934, ceux qui débarquent entre 1938 et 1941 rencontrent beaucoup plus de difficultés à s’insérer dans la vie économique et sociale, et pour diverses raisons. Parmi ces raisons : ils disposent de très peu de moyens financiers et sont prêts à accepter des travaux jusqu’alors réservés aux Chinois, ce qui indispose les Occidentaux installés de longue date à Shanghai car leur image de marque en souffre. Ces nouveaux arrivants ne manquent pourtant pas de compétences, des compétences par ailleurs fort variées. Les médecins et les dentistes peuvent exercer leur profession avec une relative facilité. Certains parviennent même à ouvrir des cabinets. Ceux qui éprouvent le plus de difficulté sont les employés de bureau et les cadres administratifs : des Russes blancs et des Chinois formés par les Occidentaux occupent les places qui auraient pu leur revenir.

 

L’entrée en guerre des États-Unis contre le Japon, suite au bombardement de Pearl Harbor (8 décembre 1941), va avoir de lourdes conséquences sur la vie des réfugiés juifs de Shanghai. Le jour même de l’attaque contre Pearl Harbor, les Japonais contrôlent tout Shanghai. Les États-Unis réduisent plus encore leur aide. Les réfugiés sont au bord de la famine. C’est alors qu’intervient une femme admirable, Laura Margolis de l’American Jewish Joint Distribution Committee (JDC). En lien, une notice biographique mise en ligne par Jewish Women’s Archive :

http://jwa.org/blog/laura-margolis-heroine-of-shanghai

Et en complément, un article d’Erica Lyons mis en ligne par Asian Jewish Life, ‟Laura Margolis in the Spotlight. Portrait of an heroine in Shanghai” :

http://asianjewishlife.org/pages/articles/AJL_Issue_8/AJL_CoverStory_Laura_Margolis_Shanghai.html

Et n’oublions pas que Laura Margolis bénéficia du soutien d’un officier de l’armée impériale japonaise, le capitaine Koreshige Inuzuka.

 

En juillet 1942, le SS Standartenführer Joseph Albert Meisinger, surnommé ‟le boucher de Varsovie” (il sera condamné à mort et exécuté), débarque à Shanghai. Ce technicien de la mort va expliquer à ses interlocuteurs japonais que les Juifs, dangereux ennemis de l’Allemagne et de son allié le Japon, sont des saboteurs dont il convient de se débarrasser dans les plus brefs délais. A cet effet, Joseph Albert Meisinger et ses collaborateurs donnent les conseils suivants à leurs interlocuteurs japonais :

— entasser les Juifs nus dans des rafiots pour les couler en haute mer ;

— les expédier dans des mines de sel situées en amont du fleuve Jaune ;

— ouvrir un camp de concentration sur l’île de Tsung-ming (à l’embouchure du fleuve Bleu) pour y soumettre les prisonniers à des expériences médicales.

Et le chef de la délégation nazie conseille aux chefs militaires japonais d’opérer un coup de filet à l’occasion de Roch Hachana. Le vice-consul Mitsugi Shibata qui assiste à la réunion en sort abasourdi et prévient aussitôt les dirigeants de la communauté juive, une initiative qui lui vaudra de nombreux déboires. Le gouvernement japonais refuse catégoriquement les propositions allemandes et s’en tient à une demie-mesure : rassembler les réfugiés juifs dans un ghetto, au centre du quartier de Hongkou. Le mot ‟ghetto” n’est toutefois jamais prononcé, pas plus que le mot ‟juif”. Je passe sur les difficultés relatives au transfert des populations, du ghetto (officiellement créé le 18 février 1943) vers l’extérieur et de l’extérieur vers le ghetto. Le 18 mai 1943, environ quatorze mille réfugiés y sont assignés à résidence tandis que mille cent soixante-douze médecins, infirmières et employés des comités de secours obtiennent une prolongation de séjour à l’extérieur.

 

L’hiver 1943-1944 est particulièrement rude pour les réfugiés. Tout manque. Les comités de secours sont au bord de la banqueroute ; et le nombre de ceux qui dépendent d’eux ne cesse d’augmenter : six mille fin 1943, sept mille trois cents en 1944, onze mille en juin 1945. Grâce à diverses personnalités (parmi lesquelles Laura Margolis et Henry Morgenthau), le JDC injecte des fonds qui vont enrayer cette misère. Le 6 juin 1944 puis le 8 mai 1945 laissent espérer la fin de l’occupation japonaise. Mais le 17 juillet 1945, un tapis de bombes lancé par l’USAF dévaste une partie du ghetto. Une station radio japonaise était visée. Trente-deux réfugiés, des centaines de Japonais et des milliers de Chinois sont tués. Les blessés et les sans-abris sont encore plus nombreux.

 

Le 26 août, Shanghai est libérée. La ville compte quinze mille réfugiés. Je passe sur la chronologie des départs. Simplement, en mars 1965, le dernier rouleau de la Torah part pour l’Australie ; et, selon un bulletin de la Jewish Telegraph Agency, Max Leibovich décède à Shanghai le 15 janvier 1982, à l’âge de soixante-quinze ans. Il était le dernier  membre de la communauté juive de la ville — ou l’un des derniers ?

 

Afin de prolonger cette suite de cinq articles dédiée aux Juifs de Chine, un lien d’une très grande richesse intitulé “L’histoire passionnante des Juifs à Shanghai et en Chine” (mis en ligne par Israel Star News) :

http://www.israelstarnews.fr/2010/04/histoire-des-juifs-a-shanghai-et-en-chine/

 

Mitsugi Shibata, vice-consul du Japon à Shanghai. Son action permit de sauver de nombreux Juifs de Shanghai.

http://www.couragetocare.com.au/SiteMedia/w3svc006/Uploads/Documents/b9a63dd0-5aab-4e37-b745-ad3949202fa7.pdf

 

 http://zakhor-online.com/?p=3810

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mai 17, 2012

Tunisie : Ennahdha en tant qu’organisation fasciste, messianique, raciste et terroriste est de la lignée du N.S.D.A.P. nazi

Proposé par : Ben Ammar Salem
Dans l’univers islamiste, la meilleure façon d’enterrer les droits de l’homme et du citoyen considéré comme un sacrilège en terre musulmane-on lui préfère le mot fidèle-est de nommer le génocidaire Omar Bachir ou l’un de ses comparses islamistes tel que l’agent de l’internationale terroriste R.Ghannouchi, Ministre des droits de l’homme et du Citoyen ainsi que celui du respect absolu de la vie humaine.

Faire d’eux un symbole de la répression du l’ex despote c’est faire fi des vraies victimes de la répression policière sous Ben Ali tel que Hamma Hammami ou son épouse Radhia Nasraoui. Ennahdha dont le nom est synonyme en Tunisie de la terreur islamiste n’a jamais fait mystère de ses desseins bellicistes prônant la violence comme seul mode d’action politique pour instaurer un Etat théocratique en Tunisie. La doter des vertus pacifistes aujourd’hui pour l’innocenter de ses crimes passés à l’instar de l’ancien repris de justice A. Juppé afin de la rendre fréquentable, c’est comme si l’on faisait des escadrons de la mort au Brésil une figure héroïque de la résistance au temps de la junte militaire ou enjoliver l’histoire criminelle des tontons macoutes haïtiens en leur donnant l’aspect d’un mouvement caritatif.
Il n’y a pas pire crime que de nier la réalité des faits et de tenter d’absoudre les criminels de leurs crimes. La pire hérésie est moins les atteintes au sacré, mais tenter de justifier l’injustifiable ou de chercher à faire croire que la violence terroriste d’Ennahdha était moins de son fait et qu’il y était contrainte et forcée et qu’au fond elle n’y est pour rien dans ses crimes et délits. Tout se passe comme si Ben Ali l’avait instrumentalisée contre sa volonté, ou manipulée à l’insu de son plein gré. Elle se trouve elle-même victime plus que les vraies victimes de ses attentats qui contre toute attente sont responsables de leurs propres morts ou de leurs blessures qu’elles se sont infligées elles-mêmes dont elles portent les stigmates à vie. Perfides, manipulateurs et psychotiques, les islamistes et leurs partisans ont l’art de nier les évidences se posant toujours dans une posture de victimisation. Un piège fatal dans lequel est tombée l’opinion publique tunisienne qui les a réhabilités sans aucune autre forme de procès. Ainsi, elle fait-elle passer les cavaliers noirs de l’Apocalypse pour des victimes du despote déchu, gommant d’un seul trait tous les attentats terroristes commis par Ennahdha. Alors qu’il s’agit d’une imposture, et leurs condamnations étaient juridiquement fondées. Les tunisiens sans le vouloir, ont blanchi Ennhahda et pour se déculpabiliser ont fait d’elle aujourd’hui la figure de proue de leur pays celle qui va les mener tout droit dans les limbes de l’histoire. Les tunisiens en donnant leur absolution à des terroristes ont se sont rendus coupables de crime révisionniste et ont offensé la mémoire de leurs victimes tunisiennes et allemandes, 1986, 1987, 1991 et toutes ces femmes vitriolées dans les rues tunisiennes. C’est aussi occulter l’attentat à la bombe de 1986 en France.
L’organisation mafieuse d’Ennahdha s’est rendue coupable d’au moins une douzaine d’attentats terroristes de 1986 à 1991. Avec un tel palmarès à son actif, elle mérite de figurer sur la liste noire des mouvements terroristes. Comme c’est le cas au Canada. Toute comparaison avec des mouvements patriotiques symboles de lutte contre l’occupation de leurs pays est inopportune, infamante et infondée. En effet, aussi bien cette organisation fasciste se plait à la comparer à l’A.N.C qui est un modèle de lutte contre la barbarie raciale. Ou avec le P.C.F. parti des fusillés et figure de la résistance contre la barbarie nazie comme le tend à le faire le pseudo spécialiste de l’islamisme G. Kepel . Ennahdha est une organisation fasciste et terroriste. Elle n’est ni l’A.N.C., ni le P.C.F., partis de la dignité humaine pour l’un et parti de de la solidarité ouvrière pour l’autre, un héros de la résistance aux aïeux idéologiques des islamistes payant un lourd tribut pour la défense de la mère-patrie. ne se sont jamais rendus coupables de crimes terroristes contre leurs peuples préludes de crimes contre l’humanité. Réhabiliter les islamistes, c’est se faire complice de leurs crimes terroristes en Tunisie comme partout ailleurs dans le monde. Vouloir imposer un système de pensée par la violence meurtrière cela s’appelle du terrorisme. Chercher à le minimiser c’est se faire complice d’actes terroristes. Aussi, toute comparaison avec les mouvements patriotiques quand bien même internationaliste mais pacifique est un crime contre la conscience universelle.
Les islamistes tunisiens doivent être comparés aux nazis adulés par les Frères musulmans égyptiens dans les années 30 et dont l’organisation fasciste tunisienne en est le pur produit. Ennahdha en devenant le fer de lance de la vie politique tunisienne a des fortes chances de voir son nom associé dans l’histoire de la Tunisie aux pogroms et des futures Nuits de Cristal et de Longs Couteaux. Ennahdha n’échappera pas à son destin nazi, les doutes ne sont pas permis au regard de la personnalité mégalomaniaque, psychotique, sulfureuse et criminogène de son Gourou R. Ghanouchi qui se rêve en A. Hitler islamique en miniature (un sous-Calife aux ordres du vrai Calife qatarien).
Belhajiste invétéré, il avait rédigé la plateforme de la terreur islamique qui avait frappé l’Algérie pendant deux décennies : 300 000 morts, des centaines de milliers de blessées, des dizaines de milliers de femmes violées et tuées, le traumatisme de tout un peuple. Outre son coût financier avoisinant les 30 milliards de dollars. La Tunisie doit tirer la leçon de l’amère expérience algérienne. Les islamistes sont des renégats. Sans foi ni loi. Ils sont des charognards, barbares, nécrophages, profanateurs de cimetières , sataniques, cyniques, haineux, fourbes, couards, félons, perfides et cruels. Ils ne reculent devant rien pour satifaire leur soif insatiable de pouvoir. Ils sèment la mort et déterrent les cadavres pour leur infliger une nouvelle mort comme le faisait en son temps un de leurs tristes aïeux le sanguinaire Hajaj Ibn Youssef. Ennahdha à défaut de sonner le grand réveil musulman, qui est un pur fantasme, est en train de faire renaître la bête immonde nazie.
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avril 27, 2012

Propos antisémites d’élèves de Liège au musée de Breendonk

Signalé par antisémitisme.be et un lecteur (O.P.)

Propos antisémites lors d’une visite d’une école au musée de Breendonk. Lors d’une visite organisée pour une classe d’une école liégeoise sur le site et le musée de Breendonk, certains élèves ont, ostensiblement fait le salut hitlérien et ont écrit dans le livre d’or du musée deux phrases accusant Israël et les Juifs d’être les bourreaux actuels. Le conservateur du musée a fait retirer ces phrases du livre d’or. Il a également écrit une lettre à l’école de laquelle venaient les élèves et attend la réaction du directeur et de la professeur accompagnante.
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avril 19, 2012

Edmund Veesenmayer, chef d’Eichmann en Hongrie, responsable de la mort de 500.000 Juifs hongrois et slovaques

Le cas, peu connu, d’un des plus grands criminels nazis, Edmund Veesenmayer, le patron d’Adolf Eichmann en Hongrie, illustre parfaitement le fait que, contrairement à ce que prétendent Günter Grass et ceux qui pensent comme lui, la dénazification de l’Allemagne relève pour une grande part du mythe, tout comme le supposé sentiment de culpabilité pour la Shoah – l’extermination de six millions de Juifs européens dont un million et demi d’enfants – qui écraserait la population allemande. Il est navrant qu’un homme qui, comme l’a dit le procureur de Nuremberg, a « causé l’élimination de cinq cent mille juifs de Hongrie et de Slovaquie, l’accusé n’est pas parvenu à assassiner les survivants, qui ont été libérés par les armées alliées », ait pu vivre jusqu’à sa mort tranquillement en Allemagne. Sans avoir été inquiété par la justice ni que ses 500.000 victimes viennent troubler par sa conscience.


Edmund Veesenmayer, plénipotentiaire (Gauleiter) de Hitler en Hongrie, dont la tâche principale avait été de détruire la communauté juive de Hongrie et de Slovaquie, « comparut en 1948 devant les juges du Tribunal militaire international de Nuremberg, il proclama très haut son innocence, comme tous les nazis gémissants qui avaient eu la malchance d’être pris. Avait-il d’autre choix qu’obéir aux ordres de von Ribbentrop? se lamenta-t-il. Il était la victime innocente des machinations hongroises. […] Les déportations étaient regrettables, oui, mais elles n’étaient absolument pas son affaire et il n’en savait rien. Malin, Veesenmayer ajouta qu’il avait toujours été un anticommuniste convaincu, dont le seul but était de défendre la civilisation de l’Europe occidentale contre les hordes rouges qui déferlaient d’Asie. […] L’ancien plénipotentiaire de Hitler, dont la tâche principale avait été de détruire la communauté juive de Hongrie, n’avait pas le courage de regarder son crime en face. Le procureur de Nuremberg rétablit la vérité: « Après avoir causé l’élimination de cinq cent mille juifs de Hongrie et de Slovaquie, l’accusé n’est pas parvenu à assassiner les survivants, qui ont été libérés par les armées alliées ».

« A Nuremberg, Veesenmayer réussit à exploiter le nouvel état d’esprit [la lutte contre le fléau du communisme qui menaçait d’engloutir l’Europe] pour réduire l’énormité de ses crimes. Dans un soupir de soulagement, il apprit le 2 avril 1949 que le Tribunal militaire international ne lui infligeait que vingt ans de prison, mois quatre de préventive. Il échappait à la condamnation à mort. L’ancien proconsul d’Hitler fut écroué à Landsberg, en Bavière. Il n’eut même pas besoin d’aller au bout de sa modeste peine. » Veesenmayer est libéré en 1954.

« Adolf Eichmann, qui avait été le subordonné de Veesenmayer en Hongrie, n’eut pas le même privilège quand un tribunal de Jérusalem le condamna à mort en 1961, pas plus que Sztójay, Jaross, Vajna, Szálasi, Kemény et d’autres, tous anciens laquais de Veesenmayer, qui furent condamnés à mort en 1946 par un tribunal populaire de Budapest. Veesenmayer, chef et presque seul survivant de cette bande de fripouilles, retourna à ses affaires de parfumerie en gros et devin un citoyen riche et respecté de Cologne. C’est en vain que Simon Wiesenthal, le « chasseur de nazis », essaya de faire rouvrir le dossier. Parmi les juges allemands, un grand nombre avait servi quelques années auparavant sous le Führer. Comment auraient-il pu traiter sévèrement un coupable qui était un des leurs? Veesenmayer mourut en 1977 sans avoir été inquiété par la justice ni troublé par sa conscience. »

Voulant obtenir l’autorisation de laisser partir 8.000 enfants et adolescents juifs détenteurs d’un certificat de Palestine, le vice-consul suisse Carl Lutz rencontre Edmund Veesenmayer en 1944 et celui-ci lui dit: « En ce qui concerne les Allemands, ils préfèrent de beaucoup que les juifs hongrois soient concentrés, pour éviter toute possibilité qu’ils n’attaquent les troupes combattantes par derrière ». En 1943, Veesenmayer avait parcouru la Hongrie incognito à la demande personnelle du Führer et lui avait remis un rapport hautement confidentiel. « Il y signalait que les autorités hongroises sabotaient systématiquement la politique allemande et qu’entre autres, le gouvernement hongrois, Horty en tête, ignorait toutes les injonctions allemandes à « résoudre » le problème juif. Cette « désobéissance » n’était pas seulement un affront pour le Führer, insistait Veesenmayer, les juifs constituaient vraimnt un risque militaire aigu. Chacun des 1,1 million de juifs hongrois (il exagérait, car ils n’étaient « que » 750.000) était un espion ou un saboteur potentiel, avide de poignarder dans le dos les braves soldats allemands qui défendaient l’Europe contre ses ennemis. Le soulèvement du ghetto de Varsovie n’avait-il pas montré en 1943 de quoi était capable une bande de juifs désespérés, mais résolus? »

A la fin de l’entretien « le gros nazi », suggéra « à M. le consul d’aller voir un certain lieutenant-colonel Eichmann, Adolf Eichmann, qui était à la tête d’un unité spéciale, arrivée à Budapest « ces derniers jours » pour conseiller ses collègues hongrois à propos des questions juives d’ordre technique, telles que transports, horaires, etc. S’il y avait un spécialiste de ces questions, c’était bien le colonel Eichmann. […] Tournant les talons, il se dirigea vers une armoire et en tira un petit flacon de parfum Chanel, à ce que déchiffra Lutz. L’envoyé allemand sourit. Il priait M. le consul de présenter ses hommages à Madame en lui offrant ce petit cadeau. Il espérait la rencontrer en personne un de ces jours. Il poursuivit en racontant que, dans les années 1930, il s’était lancé dans le commerce en gros de parfumerie, entre autres activités. Puis la guerre avait imposé d’autres activités [comme, par exemple, l’extermination des Juifs et des Tsiganes]. Il espérait cependant reprendre ces affaires dès que les « troubles » seraient passés – comme si ses activités du moment n’étaient qu’une digression par rapport à sa véritable vocation. »

Source: Diplomatie dangereuse, Carl Lutz, l’homme qui a sauvé les juifs de Budapest, par Theo Tschuy

Photo: Yad Vashem

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mars 9, 2012

20.000 femmes rescapées de l’Holocauste travaillaient comme domestiques en Angleterre

Selon la BBC :

Les nazis ont renforcé leur emprise sur le pouvoir dans les années 1930, les Juifs en Allemagne et en Autriche ont commencé à craindre pour leur sécurité. Beaucoup ont fui à l’étranger. Mais ce qu’on ne sait pas c’ est l’histoire de milliers de femmes juives qui ont fui vers le Royaume-Uni et ont trouvé comme seul emploi, celui de domestique.

Quand Natalie Huss-Smickler est arrivée en Angleterre en 1938, elle n’avait que 26-ans, elle a trouvé son nouveau travail comme domestique, ce qui fut un grand choc pour elle, car elle était secrétaire à Vienne.

 «Mon premier emploi en Angleterre était très, très dur,» dit-elle. «J’ai travaillé de  8 heures à 23 heures avec une pause d’une heure, le nettoyage et le récurage et il fallait s’occuper de la maison, avec une demi-journée de congé par semaine.

« Après quelques semaines je me suis plaint, disant que c’était un travail bien trop soutenu. La dame de la maison m’a  dit: « Si c’est trop pour vous, je vais vous renvoyer à Hitler. « 

Nathalie a été l’une des quelques 20.000 allemandes et autrichiennes, en majorité des femmes, qui voulaient profiter des visas de services nationaux  délivrés par le gouvernement britannique dans les années 1930.

Le visa pour un service domestique était un papier inestimable pour sortir du régime nazi, même si cela signifiait que de nombreuses femmes de  classe moyenne, qui étaient fonctionnaires dans leur vie, sont devenues des cuisinières et des femmes de ménage pour la première fois dans leur vie.

Anthony Grenville, de l’Association des réfugiés juifs, affirme que les femmes qui sont venues grâce à des visas de services nationaux étaient pour la plupart de  familles viennoises et « pas du tout préparées psychologiquement» pour leur nouvelle vie.

« Le gouvernement britannique avait l’obligation de délivrer un visa pour les réfugiés qui cherchaient à entrer en provenance d’ Allemagne et d’Autriche après l’annexion pendant le Troisième Reich en Mars 1938.

«Ce fut une façon pour le gouvernement de contrôler l’importante demande d’emplois surtout pour les Juifs autrichiens pour qui la situation était devenue désespérée.

« Il y avait un motif très clair pour les juifs britanniques qui n’était pas de sauver des juifs , mais  de fournir du travail pour les classes moyennes et supérieures. Un petit nombre d’hommes juifs sont aussi venus en tant que maîtres d’hôtel ou  jardiniers. « 

De nos jours, ces femmes ont plus de  90 ans et ont été sauvées par cet échappatoire.

http://alyaexpress-news.com/2012/03/20-000-femmes-rescapees-de-lholocauste-travaillaient-comme-domestique-en-angleterre/

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mars 9, 2012

Propagande Nazie dans le Monde Arabe

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mars 4, 2012

BDS ET NAZIS…..QUELLE DIFFERENCE ?

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