Posts tagged ‘LIBAN’

juin 18, 2012

« Les alliés d’Assad savent que la chute de son régime est proche »

 

Le Porte-parole de Tsahal s’est exprimé ce vendredi (15 juin) sur le régime de Bashar el-Assad en Syrie. Selon lui, les alliés d’Assad comme l’Iran et le Hezbollah ont conscience que la fin de son régime n’est plus qu’une question de temps.

« Une semaine de plus s’est écoulée, au cours de laquelle l’effort désepéré de l’Iran et du Hezbollah pour sauver le régime d’Assad a à nouveau été constaté« , a déclaré le Général Mordechai sur sa page facebook officielle.

« Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’ils se préparent déjà à ‘l’après’. »

Le Général Mordechaï a insisté sur le fait que l’armée israélienne est prête à faire face à ces bouleversements.

Yoav Poly Mordechai, Porte-parole de l'armée israélienne

Yoav Poly Mordechai, Porte-parole de l’armée israélienne

La semaine dernière, le Vice-chef d’État-major de Tsahal déclarait également à ce sujet : « La Syrie possède le plus grand arsenal d’armes chimiques au monde« , avant d’ajouter que, « les roquettes et les missiles syriens peuvent frapper l’ensemble du territoire israélien », et que, « la Syrie coopère également avec le Hezbollah et l’Iran. »

Le 23 mai dernier, Yair Naveh s’était exprimé au sujet des capacités chimiques et de nombreux missiles dont des «centaines de roquettes» de la Syrie et la poursuite du ravaitaillement en armes du Hezbollah au Liban qui possède aujourd’hui dix fois plus de roquettes et de missiles qu’après la Seconde guerre du Liban en 2006.

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juin 2, 2012

Sept tués dans des affrontements à Tripoli, au Liban

Sept tués dans des affrontements à Tripoli, au Liban
Une recrudescence des combats entre des hommes armés pro et anti-Assad dans la ville libanaise de Tripoli au nord laisse 7 morts et 30 blessés

DEBKAfile

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juin 2, 2012

Hypocrite ou traître ? Hassan Nasrallah osera-t-il évoquer tous les Libanais disparus en Syrie ?

Ou se contentera-t-il de réclamer la libération des onze chiites enlevés la semaine dernière ?

Au Liban, l’amertume est à son comble, tout comme l’hypocrisie du Hezbollah et de ses alliés. Des dizaines, voire des centaines de Libanais, enlevés par l’armée syrienne au Pays du Cèdre pendant l’occupation, croulent dans les geôles du régime de Bachar Al-Assad depuis une vingtaine d’années. Pourtant, Hassan Nasrallah ne réclame à présent que la libération de onze chiites enlevés la semaine dernière.

Hassan Nasrallah doit se prononcer à la télévision, ce vendredi après-midi, dix jours après l’enlèvement de chiites libanais par des opposants syriens. Officiellement, il s’agit de pèlerins interceptés sur le chemin de retour d’Iran, via la Turquie. Mais les ravisseurs, qui ont libéré les femmes, affirment que « certains des onze hommes détenus sont des cadres du Hezbollah en mission en Syrie, en possession de matériel sophistiqué destiné à localiser les positions des opposants au régime de Bachar Al-Assad ». Les ravisseurs posent de ce fait des conditions pour les libérer. Ils exigent entre autres que « Hassan Nasrallah présente les excuses du Hezbollah au peuple syrien pour son soutien au régime ». Ils demandent également « le retrait des combattants du parti de Dieu de Syrie, où ils contribuent aux massacres ».

Pour les Libanais, le refus de Nasrallah de présenter ses excuses ne fait aucun doute. Le retrait de ses combattants de Syrie est également exclu tant que son patron, l’ayatollah Ali Khamenaï, Guide de la République islamique d’Iran, ne décrète une fatwa dans ce sens. Si, de ce fait, de plus en plus de Libanais s’interrogent sur ce que pourra dire Nasrallah dans son discours télévisé, ils s’étonnent surtout, avec amertume et déception, de l’absence totale d’intérêt pour les autres Libanais détenus arbitrairement et sans procès depuis de longues années dans les prisons syriennes.

Pourquoi Nasrallah ne s’est jamais mobilisé pour demander leur libération à son allié Bachar Al-Assad ? Pourquoi leurs parents et proches n’ont-ils pas le droit de savoir s’ils sont toujours en vie ? Et pourquoi, dans le cas contraire, ne peuvent-ils pas récupérer leur cadavre et faire leur deuil ? Tant de questions auxquelles Hassan Nasrallah refuse de répondre.

Pire encore, pourquoi Hassan Nasrallah dénonce-t-il avec force l’enlèvement de onze chiite libanais en Syrie – acte sans doute condamnable – au moment où sa propre milice, le Hezbollah, enlève d’autres libanais sous des prétextes fallacieux ? Le cas de Joseph Sader, employé de la Middle East Airline (MEA), enlevé sur la route de l’aéroport de Beyrouth depuis plusieurs années, reste énigmatique à cet égard.

Le général Michel Aoun, allié contre-nature de Nasrallah, de Bachar Al-Assad et de l’Iran, a lui aussi oublié les détenus libanais en Syrie. Il a pourtant exploité ce dossier pour justifier son alliance auprès de ses partisans en particulier, des souverainistes et des libanais en général, alliance qui aurait dû, officiellement, lui permettre de demander des comptes à la Syrie et réclamer la libération des détenus. La désillusion est totale. Après plusieurs pèlerinages à Damas et un voyage à Téhéran, Aoun n’a voulu ou pu évoquer cette question, dont la résolution constitue un premier pas vers la normalisation entre les deux Etats théoriquement indépendants et souverains, le Liban et la Syrie.

Pour toutes ces raisons, une majorité de Libanais qualifie Hassan Nasrallah et Michel Aoun – ainsi que les autres alliés d’Assad comme Sleimane Frangieh et Nabih Berri notamment – au mieux d’hypocrites, sinon de traîtres. Ils sont en tout cas les alliés de Bachar Al-Assad et, pour cette raison, ils confirment être peu fréquentables.

Stefano B. C.

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2181

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avril 14, 2012

Bien que propulsé dans la campagne présidentielle française, l’islam ne fait pas oublier les Chrétiens d’Orient

Halte à l’exploitation abusive et erronée de l’anniversaire du 13 avril 1975 et la guerre du Liban

 par Dario S. (Rome)

A l’approche des élections présidentielles françaises, l’islam s’est imposé dans la campagne à la faveur des tueries de Toulouse et Montauban et du « Printemps arabe ». Mais le 13 avril, date anniversaire du déclenchement des guerres au et sur le Liban, le sort des Chrétiens d’Orient garde discrètement toute sa place dans la campagne française, avec le risque d’une mauvaise exploitation par l’extrême droite, l’alliée de circonstance des bourreaux de Syrie.

 

Des sources libanaises à Paris, très actives dans la sphère politique française, estiment que « malgré la résurgence de la question de l’islam en France, et sa propulsion au devant de la scène médiatique durant la campagne électorale, le sort du Liban et des Chrétiens d’Orient préoccupe la classe politique française ». Nos sources regrettent cependant que « ce dossier, particulièrement délicat et stratégique pour l’Occident, soit traité très timidement ». Il faut reconnaître que l’électeur français a d’autres préoccupations urgentes d’ordre social et économique, et est lassé par les crises extérieures, comme celle qui a secoué la Grèce, ébranlé l’Italie ou menacé l’Espagne et le Portugal, ou encore le Printemps arabes et le risque d’islamisation des pays du sud de la Méditerranée.

Or, à juste titre, cette islamisation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ne date pas d’hier. Combien d’hommes politiques français avaient-ils tiré la sonnette d’alarme, dans les années 1980, en insistant sur le risque de perdre la partie en abandonnant les Chrétiens libanais face à l’hégémonie syrienne ? Ne lisait-on pas, un peu partout, des élus français avertir qu’« après eux notre tour viendra ? »

L’ironie du sort est que durant les premières années de la guerre du Liban, dont le pays commémore le 37ème anniversaire ce 13 avril, c’est essentiellement l’extrême droite, française et européenne, qui s’était mobilisée pour soutenir le dernier bastion de la Chrétienté en Orient, « qualifié alors de la dernière ligne de défense de l’Occident ». La droite parlementaire, l’ancêtre de l’UMP, s’était elle aussi mobilisée sous la présidence de François Mitterrand, contre le génocide des Chrétiens libanais, les Socialistes ayant alors été très complaisants avec Hafez Al-Assad et les Palestiniens de Yasser Arafat. Ils ont été dignement remerciés par une multitude d’attentats, au Liban et en France, par des prises d’otages, et enfin, par la perte de l’infulence française dans la région.

Tirant les leçons de ces expériences, les Franco-Libanais sont en majorité engagés dans la campagne du président sortant, Nicolas Sarkozy. Ils avouent craindre « une exploitation erronée et abusive de cette question par l’extrême droite », regrettant que « des proches de Marine Le Pen soutiennent Bachar Al-Assad au nom de la lutte commune contre l’extrémisme islamiste » et qu’« ils n’aient pas encore compris que le régime syrien, comme les autres dictatures déchues (Egypte, Tunisie…), ont merveilleusement cultivé la peur des radicaux pour justifier la répression et se maintenir au pouvoir. Or, cette répression durant des décennies n’a fait que renforcer les radicaux, notamment leurs dirigeants réfugiés en Europe. Ce phénomène a entre autre enfanté Mohamed Merah… » Les Franco-Libanais, et beaucoup d’autres électeurs, redoutent aussi qu’« une victoire de François Hollande n’engage la France dans un processus de normalisation avec le danger, en caressant la bête dans le sens du poil. Or, un tel comportement, comme l’avait fait François Mitterrand, ne fait qu’accroître la menace ».

C’est dans ce climat qu’un chant diffusé sur Youtube en 2008 a refait surface. Il circule particulièrement parmi les Chrétiens libanais en France, mais également parmi tous les Français qui demeurent convaincus que leur avenir se joue aussi en dehors de leurs frontières, et notamment en Orient Chrétien. Cependant, un interlocuteur franco-libanais de passage à Rome, ironise en soulignant que « le sort des Chrétiens d’Orient reste désespéré tant qu’ils se choisissent des dirigeants comme Michel Aoun, qui a profité de la France avant de se retourner contre elle et de pactiser avec son bourreau syrien, ou comme le Patriarche Béchara Raï qui ne cesse de défendre la dictature syrienne, responsable de 150.000 morts au Liban ».

Le chant qui circule sur internet a toutefois le mérite d’être écouté. Il permet au moins de « mesurer le gaspillage réalisé depuis 1975 », estiment de nombreux Franco-Libanais. Ils espèrent un sursaut à l’occasion des présidentielles, tout en mettant en garde contre l’exploitation erronée de cette question profitable à l’extrême droite.

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Chanson tirée de : « Chants d’Europe III » (Chœur Montjoie-Saint Denis)

Refrain : Occident, en avant, Avant qu’il ne soit trop tard. Venge les soldats tués au Drakkar Par Assad et par Ivan. Chrétienté, il est temps De secourir le Liban chrétien ; Il t’appelle depuis si longtemps Et mourra sans ton soutien.

Ils sont venus armés par les rouges, Avec des chars et de l’artillerie, De Palestine et de la mer Rouge, De Syrie pour chasser les Roumis.

Le dos à la mer ils résistent seuls, Sous les obus dans les attentats, Abandonnés par leurs frères veules, Qui n’ont que mots pour ce Golgotha.

Honneur à Stéphane Zanétacci (*), Qui des tigres rejoignit les faisceaux, Pour garder libre la Phénicie, À Beyrouth, tué à l’assaut.

(*) Stéphane Zanétacci, militant du Groupe Action Jeunesse, est l’un des premiers Français volontaires tués au Liban, en 1976. Le chant « Occident en avant » est ainsi dédié aux Français morts au Liban.

Dario S.

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2166

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avril 7, 2012

Liban : tentative de meurtre d’un leader anti-syrien (et anti-iranien)

Le Figaro Samir Geagea, leader des «Forces libanaises», un parti politique chrétien, affirme avoir été victime mercredi d’une tentative d’assassinat.

«Le chef des Forces libanaises se promenait avec ses gardes du corps dans sa résidence de Meerab. Il a alors été visé par deux balles tirées par des snipers», raconte le quotidien libanais l’Orient Le Jour.
Samir Geagea appartient à l’opposition qui rassemble tous les partis pro-occidentaux. Actuellement le Liban est dominé par le Hezbollah et ses alliés inféodés aux régimes syrien et iranien.

«Je me promenais avec mes gardes du corps. J’ai aperçu une jolie fleur et je me suis penché pour la cueillir. J’ai aussitôt entendu deux coups de feu. Heureusement que mes hommes étaient loin de moi. Je suis resté à terre pendant quelques instants. Puis, nous avons aperçu deux trous dans le mur. Nous avons immédiatement appelé les forces de sécurité, qui ont inspecté les lieux et extirpé les balles. Il s’est avéré qu’elles avaient été tirées à partir d’une distance supérieure à un kilomètre, par apparemment plus d’un sniper. Le calibre de ces balles, l’une de 12,7 et l’autre de 14,5 mm, prouve que nous avons eu affaire à de l’armement sophistiqué», a raconté Samir Geagea lors d’une conférence de presse.

 

Une arme « très sophistiquée »
Les tireurs auraient utilisé un fusil d’assaut autrichien «très sophistiqué » et «pratiquement introuvable au Liban». Un peu plus de 800 de ces fusils avaient été vendu à Téhéran selon The Telegraph. Les liens entre le Hezbollah, qui domine le Liban, et l’Iran étant particulièrement forts, les regards se tournent vers le «parti de Dieu».

Publié par Agrajag
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avril 6, 2012

A quelques mois de sa visite au Liban, le Pape Benoit XVI recadre-t-il le Patriarche maronite ?

Pour les fidèles, les égarements du Patriarche Béchara Raï sont lourds de conséquences

 par Stefano B.C.

L’enthousiasme né de l’élection du Patriarche Béchara Raï à la tête de l’Eglise maronite, le 15 mars 2011, a cédé la place à la déception d’une large partie des Chrétiens d’Orient. Les choix politiques et stratégiques très hasardeux de Béchara Raï ont contribué à cette situation. Mais après un long silence douteux, le Vatican semble avoir décidé de remettre de l’ordre pour limiter les dégâts.

L’élection de Béchara Raï à la tête de l’Eglise maronite, le 15 mars 2011, devait permettre à Bkerké de tourner la page des tensions qui ont marqué ses relations avec le régime syrien durant près d’un quart de siècle. L’ancien Patriarche Nasrallah Sfeïr avait en effet rejeté les compromis avec la dictature syrienne et refusé de cautionner l’occupation du Liban. Sa démission et l’élection de Raï devaient ainsi ouvrir de nouveaux horizons et normaliser les relations avec Damas, après le retrait de ses troupes du Liban en avril 2005.

Mais l’élection de Raï a coïncidé avec les événements de Deraa, en Syrie. Le 15 mars 2011, le régime syrien avait arrêté, torturé et humilié une douzaine d’enfants de Deraa, provoquant le soulèvement de la ville dès le 18 mars 2011. Depuis, la Syrie est entrée dans une nouvelle ère. Loin d’adapter sa politique à la nouvelle donne, le Patriarche Béchara Raï a défendu la dictature de Bachar Al-Assad en violation flagrante des principes de l’Eglise. Ce faisant, Raï a mis en danger les Chrétiens de Syrie, très engagés dans la révolution. Au-delà de ces options géostratégiques syriennes qui demeurent incomprises, le Patriarche s’est retourné contre la politique historique de l’Eglise, fondatrice et protectrice de la souveraineté du Liban, en défendant le Hezbollah et en se mettant à dos l’ensemble de la majorité sunnite du Liban et de la région, l’Arabie saoudite et l’Egypte en tête. Cette politique hasardeuse et dangereuse a déçu une majorité des fidèles et étayé les rumeurs qui ont longtemps circulé au sujet des relations compromettantes du Patriarche avec l’ancienne occupation et qui permettent à Bachar Al-Assad d’exercer son chantage sur le Patriarche pour lui extorquer des positions contraires à tout bon sens !

Jusque-là, le Vatican a observé un silence embarrassé, en dépit du mécontentement d’une large partie des Maronites. Mais la coupe semble avoir débordé depuis l’interview accordée par le Patriarche Raï à « Paris Match », le 10 mars 2012. Sur la forme, s’étaler sur les pages de l’hebdomadaire français qualifié par la diaspora libanaise de People « n’est pas digne du Patriarche, qui n’est ni star ni vedette ! » Sur le fond, le Vatican n’a particulièrement pas apprécié deux paragraphes de cette interview. Car, au moment où le Saint Siège œuvre pour le rapprochement des Eglises, le chef de l’Eglise maronite demande plus d’autonomie, et critique le Vatican. Bien que les relations soient qualifiés de « bons », le Patriarche a souhaité « une certaine décentralisation au niveau de la curie romaine et une meilleure connaissance de nos Eglises ». Il a également critiqué les lenteurs administratives du Vatican, qui « passe parfois des mois à enquêter sur nos nouveaux évêques. Cette méfiance n’est guère plaisante pour nous ! » a-t-il dit, sans doute en réaction au blocage de l’ordination de plusieurs évêques dont les affinités politiques semblent problématiques. D’ores et déjà, des rumeurs se font de plus en plus pressantes au Liban, dans les milieux proches de l’Eglise, faisant état de pratiques peu transparentes dans la prise des décisions. Selon ces rumeurs, « le Patriarche userait de moyens financiers importants, en attribuant des budgets conséquents aux évêques les plus récalcitrants, et recourt au copinage, pour faire passer ses décisions ».

Béchara Raï a poursuivi ses critiques à l’égard du Vatican, dans « Paris Match », en soulignant que « concernant l’aliénation de terrains de l’Eglise, qu’il s’agisse de 5 ou de 1.000 mètres carrés, voire d’un simple droit de passage, la procédure reste la même : nous devons toujours demander au Saint-Siège l’autorisation ».

L’autre reproche, et pas le moindre, concerne la défense par le Patriarche du statut des prêtres maronites mariés. A la question de savoir si les prêtres maronites vivent-ils autrement que les nôtres (Latins), la réponse du Patriarche est sans équivoque : « Oui, parce qu’ils peuvent se marier, mais ils doivent se décider avant d’être ordonnés. Ils sont heureux la plupart du temps, car tout ce qui est interdit est ­désiré. Puisque dans l’Eglise latine il est défendu de fonder une famille, cela engendre des frustrations, alors que nos 500 prêtres, dont la moitié sont mariés, ont une existence plus sereine ». Pour les psychanalystes, cette réponse est lourde de conséquence et tend à prouver que « le Patriarche aurait pu souffrir de cette même frustration ».

La réponse du Vatican a été donnée ce Jeudi Saint, 5 avril, par la voix du Pape Benoit XVI qui a déploré « les appels à la désobéissance dans l’Eglise, tels ceux lancés en Autriche pour l’ordination des femmes ». Devant des cardinaux, évêques et quelque 1.600 prêtres rassemblés dans la basilique Saint-Pierre pour la solennelle messe chrismale, premier office du Jeudi Saint, Benoît XVI a fait allusion au mouvement autrichien Initiative des prêtres, qui avait lancé en juin 2011 un appel à la désobéissance religieuse et demandé des réformes dans l’Eglise, en premier lieu l’ordination des femmes. Le Saint Père a doublement et indirectement répondu à Béchara Raï en critiquant à la fois la tendance autonomiste des uns et la défense par les autres de l’ordination de prêtres mariés.

Le pape a également contesté que l’Eglise romaine veuille défendre l’immobilisme et le durcissement de la tradition, en évoquant le concile Vatican II (1962/65) qui a marqué l’ouverture de l’Eglise au monde moderne. « Non ! Celui qui regarde l’histoire de l’époque post-conciliaire peut reconnaître la dynamique du vrai renouvellement, qui a souvent pris des formes inattendues dans des mouvements pleins de vie », a-t-il affirmé.

« En s’adressant à l’Eglise autrichienne, le Pape a aussi visé l’Eglise maronite libanaise », constatent avec amertume plusieurs missionnaires libanais à Rome. Ils croient savoir que « le Saint Siège a finalement décidé de remettre les pendules à l’heure et de corriger la trajectoire du Patriarche maronite, pour limiter les dégâts et préparer la visite du Pape au Liban, prévue en septembre prochain, dans de meilleures conditions ». Car, ajoutent-ils, « en persévérant dans l’erreur, le Patriarche accentue la déception des paroissiens et contribue à vider les églises. Sans cette mise au point, Benoit XVI risque de ne pas trouver une foule dense à son accueil au Liban », concluent-ils avec inquiétude.

Stefano B.C.

 

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mars 23, 2012

Les Arabes d’Israël vivent en plein paradoxe

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mars 18, 2012

Un conseiller du président iranien vient menacer Israël le long de la frontière libanaise

par Tsahal – Armée de Défense d’Israël
Le Président Ahmadinedjad entouré de deux proches conseillers Ali Akbar Javanfekr et Mohammed Jafar Behdad

En visite au Sud-Liban, un des plus proches confidents du président iranien s’est rendu près de la frontière israélienne pour soutenir « les martyrs tombés dans la guerre contre l’ennemi sioniste. »

 

Une délégation menée par le conseiller du président iranien Ali Akbar Javanfekr est arrivé vendredi 16 mars au Liban et s’est rendu à la frontière sud qui sépare le Liban d’Israël.

« Aucune barrière, même si elle est en fer, ne sauvera Israël », a déclaré le chef de la délégation iranienne.

Le Président Ahmadinedjad entouré de deux proches conseillers Ali Akbar Javanfekr et Mohammed Jafar Behdad

« La barrière qu’Israël veut construire ici prouve son inquiétude », a-t-il ajouté devant des journalistes réunis autour de la tombe d’Imad Mughnivey, haut chef terroriste du Hezbollah tué dans une explosion en 2008, « Notre visite dans la région a pour but de renouveler notre engagement envers les martyrs qui sont tombés sur cette terre sainte.»

« Le sang pur n’a pas été versé en vain et nous finirons par emporter la victoire contre l’ennemi sioniste », a-t-il dit avant d’affirmer être «fier d’être sur la terre de la résistance.»

S’exprimant au sujet du nucléaire iranien, l’homme qui est considéré comme l’un des plus proches confidents de Mahmoud Ahmadinedjad a estimé que certains responsables israéliens sont pris de « folie »: « Israël devrait contrôler ses fous et se rendre compte qu’ils ne sont pas crédibles pour proférer des menaces ».

Selon lui, les États-Unis « comprennent le danger d’une attaque contre l’Iran. C’est la raison pour laquelle je ne pense pas qu’ils autoriseront Israël à passer à l’acte. Ils savent qu’elles pourraient être les conséquence d’une telle attaque. »

 

http://blogtsahal.wordpress.com/2012/03/18/un-conseiller-du-president-iranien-vient-menacer-israel-le-long-de-la-frontiere-libanaise/

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février 25, 2012

Liban : la vie en pointillé des réfugiés syriens, entre espoirs et inquiétudes

Le Liban est devenu une terre d’accueil privilégiée pour de nombreux syriens. Ce proche voisin aux frontières poreuses avec la Syrie a ainsi vu ses camps de réfugiés enfler, et notamment au cours du mois de janvier. Un millier de personnes ont alors fui la répression du régime de Bachar el-Assad. 

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés dénombre environ 6400 réfugiés syriens au Liban.

Originaires de Homs, Haju et ses enfants ont trouvé refuge à Tripoli, au nord du pays. Alors que se tient à Tunis, la conférence internationale sur la Syrie, elle exprime ses attentes.

“ On les appelle à mettre en place des sanctions contre le régime de Bachar el-Assad, il doit quitter le pouvoir, il y a eu assez d’oppression, on a été déplacés. Ca fait 7 mois que je suis là et je n’ai aucunes nouvelles de ma famille, j’espère qu’on va pouvoir retourner dans notre pays.”

Retourner au pays, à condition que certains changements s’opèrent estime cette autre de famille :

“On veut que Bachar el-Assad quitte le pouvoir, et on veut qu’il y ait un couloir humanitaire. Mais le plus important pour nous, c’est que les hôpitaux fonctionnent normalement, parce que nos hôpitaux en réalité sont devenus des prisons, et les gens sont soignés dans des sortes d’hôpitaux improvisés.”

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