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avril 3, 2012

Vladimir Jabotinsky et le concept de nation

 

Article écrit dans un café de Tel Aviv, à l’angle de la rue David Ben Gourion et de l’avenue Meir Dizengoff, par une journée de pluie battante et de vent violent.

 

Tout d’abord ce lien Akadem, une initiation à la richesse du sionisme avec Vladimir Jabotinsky, Martin Buber et David Ben Gourion :

http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/2/1/module_6205.php

Et Pierre Itzhak Lurçat rend compte de la parution en France de l’autobiographie de Vladimir Jabotinsky :

http://lettresdisrael.over-blog.com/article-un-evenement-editorial-la-parution-en-france-de-l-autobiographie-de-vladimir-zeev-jabotinsky-87067546.html

 

Vladimir Jabotinsky (1880-1940)

 

Jabotinsky est probablement l’un des hommes politiques qui, aujourd’hui encore, plus de soixante-dix ans après sa mort, doit endurer les pires préjugés. Je ne suis en rien un spécialiste du sionisme et de Jabotinsky mais l’irritation (voire la haine) que suffisent à provoquer le mot ‟sionisme” et ses dérivés m’a très tôt convaincu qu’il me fallait étudier ce mouvement avec une attention particulière, en réaction contre l’ignorance et ses formidables prétentions.

 

L’œuvre de Jabotinsky est considérable ; aussi vais-je me limiter à un aspect précis et central de sa pensée avec le concept de nation.

 

Avant la Première Guerre mondiale, Jabotinsky consacra beaucoup de temps à l’étude de notions telles que le nationalisme, la race, l’État et autres sujets apparentés. Dans la Russie de sa jeunesse, ces questions étaient considérées comme vitales ; en effet, dans l’Empire des tsars vivaient de nombreuses nations d’importance diverse. Pour Jabotinsky, les Juifs des communautés d’Europe se tenaient à l’écart de la grande route où les nations s’avançaient majestueusement vers leurs destinés — je reprends le style de l’époque qui nous paraît aujourd’hui si emphatique. Il les a décrits comme des mendiants qui demandaient l’aumône et dans différentes langues… jusqu’à ce que paraisse Theodor Herzl, qui leur donna une conscience nationale. Ses appels enthousiasmèrent le Ghetto et constituèrent les premières victoires du sionisme qui, avec celles du Bund, apporteront l’espérance. En avril 1903, le pogrom de Kishinev alors capitale de Bessarabie accéléra cette prise de conscience du peuple juif.

 

En novembre 1906, à Helsingfors (Helsinski), se tint le Troisième Congrès sioniste russe au cours duquel furent acceptés sept principes fondamentaux. Grosso modo, ces principes réclamaient l’autonomie des peuples et des droits pour les minorités nationales de l’Empire russe, et pas seulement pour les Juifs. Plus généralement, Jabotinsky espérait que ce congrès aiderait tous les peuples (pas seulement ceux de l’Empire russe) à se libérer. Par ailleurs, une précision fut ajoutée, à savoir que tout Juif était de nationalité juive aussi longtemps qu’il n’avait pas (volontairement) prononcé son retrait de la nation juive. Jabotinsky fut l’un des maîtres-d’œuvre de ce congrès, il avait à vingt-six ans. Il en gardera une certaine fierté toute de sa vie.

 

Jabotinsky précisa sa conception de la nation et du sentiment qu’elle impliquait, à l’occasion de ses voyages : en Italie, en Suisse et plus encore à Vienne (en 1907), alors capitale de l’Empire austro-hongrois. A ces voyages s’ajoutèrent ses observations relatives à l’Empire ottoman dont la Palestine formait alors une province.

 

Le jeune Parti social-démocrate soutenait les revendications des nations de l’Empire austro-hongrois. Parmi les membres de ce parti, le Dr. Karl Renner, de loin le plus influent. En 1902, sous le pseudonyme de Rudolf Springer, il publia une étude intitulée : ‟Der Kampf der oesterreichischen Nationen um den Staat”, une édition augmentée du programme qu’il avait soumis à la Conférence du Parti social-démocrate, à Brünn (Moravie), en 1899. Cette publication aura une grande influence sur les Juifs de la diaspora, sur Jabotinsky particulièrement qui en approfondira les propositions.

 

Jabotinsky ne cherche pas à prouver que les Juifs constituent une nation — et ainsi justifier le sionisme — car c’est pour lui un fait acquis : il existe bien une nation juive, un peuple juif. Jabotinsky s’interroge sur la question de la nation en général. Il est d’accord avec Rudolf Herrmann von Herrnritt, ce n’est pas la loi qui peut répondre à la question : qu’est-ce qu’une nationalité ? Car ceux qui élaborent la loi sont partie prenante et ne peuvent prétendre à l’objectivité ; or, Jabotinsky s’efforce vers l’objectivité.

 

Jabotinsky n’a écrit aucun livre sur cette question. Aussi faut-il lire ses écrits pour rassembler des éléments susceptibles de traduire sa vision. Tout d’abord, il envisage le concept de ‟nation” et ses dérivés d’un point de vue ‟scientifique”, ‟ethnique”, sans aucun rapport avec le passeport qui définit la citoyenneté (citizenship). Selon cette vision ‟scientifique”, on parlera de nationalité anglaise, écossaise ou galloise et de citoyenneté britannique (British citizenship).

 

Avant de répondre à la question : qu’est-ce qu’une nation ? Jabotinsky expose deux théories destinées à cerner le concept : la théorie de l’origine (extraction) et celle du langage. Lors de son séjour à Vienne, il remarque que la théorie de l’origine ne peut suffire à définir une nation. La théorie du langage semble plus ‟scientifique”. Jabotinsky y prête beaucoup d’attention et cite à l’appui Rudolf Herrmann von Herrnrit, Karl Renner et Georg Jellinek. Il aurait également pu citer Max Nordau. Mais il ne s’arrête pas non plus à cette deuxième théorie, bien qu’il juge le langage comme fondamental pour définir une nation. Il remarque que des minorités sont amenées à parler la langue dominante, comme les Roumains de Hongrie. La langue vernaculaire (Umgangssprache) ne peut donc servir de critère. Il est fréquent que les membres d’une même famille utilisent entre eux une langue vernaculaire et à l’extérieur la langue véhiculaire (Mehrheitssprache). Il remarque que la plupart des familles tchèques de Vienne parlent le tchèque à la maison et l’allemand dans la rue, que la plupart des familles serbes de Trieste parlent le serbe à la maison et l’italien dans la rue. Où est donc le ‟colloquial language” ? se demande Jabotinsky.

 

 

 

Le critère des origines et celui du langage ne sont pas suffisants pour définir d’une manière ‟scientifique” ce qu’est une nation. Ces critères ne peuvent être négligés mais on ne peut s’en contenter. Il existe bien d’autres critères : la foi, les coutumes, les lois, etc. qui, pris ensemble, ne suffisent pourtant toujours pas à définir ce qu’est une nation. Jabotinsky ne se livre pas à un classement par ordre d’importance, il souligne simplement que tous ces critères nécessitent un territoire national pour s’accomplir. Autrement dit, une nation doit avoir son propre État pour vivre en tant que nation. Et Jabotinsky ajoute qu’une nation qui n’a pas son propre État ne cessera de l’espérer. En attendant, la nation créera des ‟États” artificiels (des sortes d’enclaves) en fonction des circonstances. Ainsi la nation juive élève-t-elle une barrière destinée à protéger sa vie religieuse, se constitue-t-elle en ghettos ou s’installe-t-elle dans un ‟East End”. Même cas de figure avec les Français et les Britanniques à Shanghai. Sur ce point précis, Jabotinsky s’accorde avec la théorie de Karl Renner, volontiers jugée par les intellectuels juifs comme une Personalitätstheorie : il suffit qu’un individu se considère de son plein gré comme membre d’une nation pour qu’il le devienne. Karl Renner insiste par ailleurs sur l’importance du centre (Kern), un territoire qu’une nation soit seule à occuper ou, tout au moins, sur lequel elle soit majoritaire.

 

Jabotinsky refuse cette opinion selon laquelle il n’y a pas de nationalité sans État. L’État n’est pas un but en soi ; il n’en divinise pas la nature. La raison d’être de l’État est de permettre de rassembler les attributs d’une nation. Désireux de cerner au plus près le concept de nation, Jabotinsky observe les deux écoles dominantes de son temps : celle de Hegel et celle de Marx. Il s’accorde avec Hegel pour reconnaître à chaque nation une psyché particulière, unique mais, une fois encore, il refuse toute déification de l’État et la totale subordination des individus ou des nations à l’État. De même, il refuse le principe du dictateur par lequel se manifeste l’esprit du monde, selon Hegel. Jabotinsky considère que tout homme est prince et roi et qu’il dépasse le citoyen. Les prérogatives de l’État doivent être strictement limitées. A l’instar de son professeur Maffeo Pantaleoni, Jabotinsky critique le marxisme mais avec le sérieux que mérite un classique. Il attaque le dogme majeur du matérialisme historique qui peut se résumer de la manière suivante : le facteur central du progrès est l’état des moyens de production dans une société donnée à un moment donné. Jabotinsky juge que cette remarque n’est pas fausse mais qu’elle reste insuffisante comme l’analyse marxiste qui, par exemple, n’a jamais pris en compte les facteurs naturels participant au développement d’une société, des facteurs que Friedrich Engel, lui, n’a pas ignorés.

 

Mais au-delà de ces insuffisances de l’analyse marxiste, il y a la psyché que Jabotinsky juge autrement plus importante que l’ensemble des moyens de production. Il affirme que tout le prolétariat du monde et de tous les temps n’a pas exercé une influence comparable à celle d’individus qui se sont appliqués à penser des questions telles que l’extraction des matières premières, leur transformation et la distribution des produits manufacturés dont ils procèdent. Faut-il voir là l’influence de Benedetto Croce ? Jabotinsky ‟psycho-marxiste” ?

 

Après s’être positionné par rapport à Hegel et Marx, Jabotinsky expose sa perception du développement de l’histoire sur le principe suivant : tout organisme vivant s’emploie sans cesse à satisfaire un besoin dans lequel on peut distinguer deux vecteurs tout à fait indépendants l’un de l’autre : la Nécessité (Necessity) et le Jeu (Play). Selon Jabotinsky, la Nécessité a une fonction défensive. Le stimulus est physique et ne peut être satisfait qu’à l’aide de choses tangibles. Quant au Jeu, il ne suppose dans ce cas aucune frivolité car il désigne l’effort qui tend vers autre chose que la simple survie biologique. Jabotinsky note que plus une société est évoluée, plus elle tend à positionner ses efforts sur ce deuxième vecteur. Ces deux vecteurs sont volontiers en contact et l’un peut cacher l’autre. Par exemple, la Grande Jacquerie, la révolte de Pougatchev ou la Révolution bolchévique ne s’expliquent pas seulement par la faim et la misère, on y trouve maints indices psychiques, un irrésistible désir de vérité et de justice. Il arrive qu’au cours de l’histoire la Nécessité soit sacrifiée au profit du ‟luxe”, du pas-vraiment-vital. Et Jabotinsky prend pour exemple les Indépendantistes irlandais allant à l’encontre de leurs intérêts tangibles et immédiats en soutenant Éamon de Valera. Plus caractéristique est l’histoire des Juifs qui sacrifièrent au long des siècles des intérêts matériels afin de ne pas trahir des principes spirituels. Pour Jabotinsky, c’est bien l’intellect ou la psyché qui influe le plus sûrement sur l’évolution historique. Il envisage les nations par le biais du psychic apparatus (soul) et du racial spectrum (body). Précisons que Jabotinsky rejette catégoriquement toute notion de race ‟pure”. Il considère cependant la race comme un facteur fondamental dans l’histoire du monde et des civilisations. Il existe des races bien qu’aucune ne soit ‟pure” ; toutes sont le produit de mélanges divers dans des proportions diverses. Le racial spectrum (ou racial recipe) : un dosage commun à la moyenne des membres d’une nation donnée. Inclus dans le ‟psycho physical parallelism”, la psyche et le racial spectrum, parallèles l’un à l’autre. Ce dernier détermine une mentalité particulière, la psychologie d’un peuple qui se laisse lire derrière la multiplicité des psychologies individuelles.

 

Dans son ouvrage ‟Race and Nationality”, Jabotinsky s’efforce de définir ce qu’est pour lui la nation absolue, un cas de figure. Il écrit : ‟Cette nation devrait vivre depuis des temps immémoriaux sur un territoire aux frontières précises, une île de préférence, capable d’accueillir tous les membres d’une nation, sans exception. Il serait par ailleurs préférable qu’il n’y ait aucune minorité à l’intérieur de ces frontières. Cette nation parlerait une langue radicalement différente de celle des nations frontalières. Mieux encore, une langue radicalement différente de celle de toutes les nations du monde, une langue issue de cette nation elle-même, une langue qui reflèterait toutes les étapes de ses pensées et de ses émotions. Cette nation pratiquerait une religion nationale, non empruntée, comme l’islam en Iran mais issue d’elle depuis les temps les plus anciens comme le bouddhisme en Inde ou le judaïsme des Juifs. Enfin, cette nation serait en possession d’une tradition ininterrompue partagée par tous ses membres depuis la plus haute Antiquité”. Jabotinsky ne perd jamais de vue qu’il s’en tient à un cas de figure, à un ‟idéal” de nation, mais il n’en affirme pas moins que ce que nous pouvons observer se rapproche plus ou moins de ce type ‟idéal”.

 

Une telle conception de la nation peut être qualifiée d’occidentale. Pour Jabotinski, les réponses d’Ernest Renan et de Pasquale Stanislao Mancini (voir ‟Della nazionalità come fondamento del diritto delle genti”) sont les meilleures. Jabotinsky ne suit pas cette tendance XIXe siècle qui personnalise la nation ; il ne le fait qu’occasionnellement pour des raisons esthétiques car ce qu’il nomme ‟nation” n’est en rien fixe et nettement circonscrit. C’est une notion hautement subjective que ne suffisent à définir ni une langue ni une origine ni un territoire. Par ailleurs, le sentiment qui définit ce qu’est une nation ne peut en aucun cas contraindre l’individu ; celui-ci est libre de joindre un peuple donné ou de s’en séparer. Cependant, une fois qu’il l’a rejoint de son plein gré, sa décision doit être entérinée officiellement, solennellement même par la nation choisie, une procédure nécessaire dans la mesure où l’appartenance à une nation implique des droits mais aussi des devoirs. Jabotinsky insiste sur le nécessaire sentiment d’appartenance à une nation car ce sentiment est porteur d’un idéal commun à promouvoir et à défendre. Et Jabotinsky rejoint une fois encore Karl Renner, lorsqu’il déclare qu’un individu peut à tout moment quitter la nation qu’il a décidé d’intégrer. Jabotinsky insiste toutefois sur un point : la décision d’intégrer un peuple doit être parfaitement honnête, il ne s’agit pas de jouer sur plusieurs tableaux, de manger à plusieurs râteliers en continuant à servir ceux dont on s’est détaché. Un tel choix doit être envisagé aussi sérieusement qu’une conversion religieuse. Dans tous les cas, une autorité compétente doit le ratifier et l’accompagner.

 

Pour Jabotinsky, les Juifs sont de par leur substance et leurs attributs l’archétype de la nation, un peuple à la recherche d’un État depuis des millénaires, un peuple dispersé qui plus que tout autre s’est efforcé de maintenir vivant un message en s’isolant dans des ghettos ou des ‟East Ends”. Jabotinsky est l’un des penseurs les plus méconnus du sionisme et il endure de ce fait les pires préjugés. Jabotinsky doit être redécouvert. Sa conception originale de la nation en général — et de la nation juive en particulier — mérite notre attention, à l’heure où l’idée de nation est considérée comme une vieillerie, une insanité même lorsqu’elle se rapporte à Israël, la nation archétype.

 

Afin d’amplifier ce texte, je recommande un excellent article mis en ligne par le Mouvement des étudiants sionistes, “Tugar de France”, qui replace Jabotinsky dans l’immense diversité du mouvement sioniste :

http://betar.free.fr/tagar/textesjabo.php?ID=11

 

Enfin, un extrait des souvenirs de Jabotinsky a été mis en ligne par le blog ‟Vu de Jérusalem” : ‟Jabotinsky, les Juifs sépharades et la civilisation occidentale” :

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2011/07/28/jabotinsky-au-sujet-des-juifs-sepharades.html

 

 http://zakhor-online.com/?p=3263

 

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avril 2, 2012

MEFIEZ VOUS DES IDEES RECUES !

par Nina » Avril

Sous-titre : « UNE AUTRE HISTOIRE D’ISRAËL« .Image

Un ami m’a rapporté une histoire très banale concernant sa rencontre avec un homme brillant à Jérusalem.

Cet homme, avocat de formation et de culture française, lui avoua que son engagement au fil des années avait quelque peu changé.

Il s’employait à défendre son nouveau pays et enrageait comme beaucoup d’entre nous devant le parti-pris des médias, les historiens post-sionistes et les accommodements avec l’histoire d’Israël.

Une phrase de cet avocat retint son attention ainsi que la mienne à propos de Jabotinsky. Presque à mi-voix, il se disait partisan des thèses de Jabotinsky ».

Cet homme brillant dont nous savions peu sinon qu’il fut un sioniste hors pair fut décrit injustement durant de longues décennies comme un « fasciste ».

Si les travaillistes israéliens et les intellectuels de gauche le disaient, à moins d’être un peu plus affranchis, alors c’est que c’était vrai.

Nous n’étions pas coupables. Le folklore, les guerres, le manque de livres traitant du sujet, tout ceci nous portait à croire qu’effectivement Jabotinsky n’était pas recommandable. Au premier abord…

Le livre de Pierre Lurçat « Histoire de ma vie » (édition Les Provinciales), remet enfin les pendules à l’heure. Jabotinsky est loin voire très loin de l’image qu’on nous en a donnée.

Je ne m’exposerai pas en donnant une description de ce livre, d’autres l’ont fait avant moi. Il faut le lire, c’est tout.

Je m’intéresserai toutefois aux langues qui se délient, aux historiens, journalistes israéliens qui connaissent cette période houleuse que furent les début de l’histoire d’Israël et la période cruciale qui précéda la reconnaissance de l’état juif.

Que savons nous ? Je parle de « nous » en tant que juifs, communs des mortels, sionistes ou pas, de gauche ou de droite.

Il était de bon ton de s’en remettre jusque dans les années 1980 entièrement aux israéliens médiatiquement connus. Shimon Peres par exemple : quel homme de paix !!!

Rabbin ? Immense général, signataire des accords d’Oslo.

Sharon ? Grand soldat, infatigable défenseur de l’état d’Israël.

Moshé Dayan et Golda Meïr : héros de toujours.

Tout cela est vrai bien sûr. Mais notre folklore a commencé à être plus nuancé au fur et à mesure qu’Israël devenait impopulaire.

Non seulement nous perdions la guerre des images mais des juifs de gauche israéliens s’ingéniaient à vouloir donner les bâtons pour nous faire battre.

Une série d’historiens israéliens, de professeurs d’Universités prestigieuses, d’intellectuels de tous horizons, d’écrivains, d’artistes ont commencé la guerre des juifs.

C’est avec effarement, inquiétude et souvent désespoir que nous, petits juifs de diaspora, assistions à cet éreintement quasi-quotidien du pays de notre âme.

Notre peine était à son comble lorsque certains étaient en plus invités sur les plateaux télé en France, reçus comme de « bons juifs », hurlant avec les loups et encore aujourd’hui, ne se rendant pas compte qu’ils donnaient des gages aux futurs « Merah » que leurs actions seraient justifiables.

Les bons juifs de gauche israéliens contre les mauvais juifs de droite israéliens ou de diaspora, la guerre des juifs ne peut que réjouir nos ennemis antisémites.

Le mieux est que je laisse parler un spécialiste Assaf Sagiv :

Dans les années 30, en Palestine mandataire, deux grands courants se faisaient la guerre.

Le premier dirigé par David Ben Gourion dont se réclamaient l’HAPOEL.

Le second, dirigé par Zeev Jabotinsky et le Docteur Benyamin Zeev (Wolfgang) Von Weisl et leurs bras : le BEITAR.

Or, si d’aucuns pensent que le second était plus violent, ils se trompent.

C’est bien le HAPOEL conduit par Ben Gourion qui cherchait querelle et initiait des rixes contre les membres du BEITAR.

Le principal grief entre ces deux factions se situait autour de la personne de Haim Arlozoroff qui fut assassiné en 1933 sur une plage de Tel Aviv.

La droite reprochait à Arlozoroff ses pourparlers avec les nazis pour le transfert de juifs en Palestine contre tous leurs biens ou presque.

La droite ne voulant absolument pas frayer avec les nazis.

Après l’assassinat d’Arlozoroff, deux membres du Beitar furent accusés mais relaxés par le Tribunal.

Le mystère de la mort d’Arlozoroff reste entier même si certains éclairages récents semblent imputer ce crime aux nazis présents en Palestine et selon Tobie Nathan à Magda Goebbels qui fut la maîtresse de Haim Arlozoroff dans sa prime jeunesse.

Peu importe. En 1936, en pleine révolte arabe, Ben Gourion demanda à ce qu’une guerre soit entreprise contre le Beitar, le mouvement révisionniste de Jabotinsky.

Voici une démonstration de force vécue et racontée par un témoin Anita Shapira, éminente historienne israélienne.

Les faits prennent place à Haïfa durant une conférence donnée par Benyamin Zeev Von Weisl.

« Des perturbations dans la salle commencèrent alors que Von Weisl venait à peine de commencer à parler. La porte céda sous les coups des membres du HAPOEL. Très vite, tout sembla hors de contrôle et les émeutiers commencèrent à nous caillasser à l’intérieur de la salle.

Nous déplorâmes plus de 20 blessés dont Von Weisl lui-même.

La police est intervenue mais elle aussi reçut beaucoup de pierres.

Lorsque le fracas s’arrêta enfin, les blessés furent évacués sur des civières.

Peu après, les membres de l’HAPOEL, défilaient dans Haïfa en chantant : « en avant Hapoel ! ».

Ces violents affrontements ne furent que la pointe émergée de l’iceberg.

Le mouvement ouvrier a imposé un boycott généralisé des partisans de Jabotinsky. Ce qui eut pour conséquence que ces derniers ne purent trouver du travail ou bien encore recevoir des services dans les Yishouv.

Certains d’entre eux ont même été empêchés de faire leur alya.

En 1937, un jeune Polonais juif du nom de Simcha Ploshnitski s’est suicidé après que la division aliya de l’Agence Juive ait refusé de lui accorder les papiers nécessaires en raison de son appartenance à Beitar.

En réponse, Jabotinsky composa un poème décrivant l’immense colère dans laquelle ses partisans avaient été plongés par leurs frères: « Oh, nous allons vous rembourser, Caïn! Nous allons vous rembourser! « A-t-il promis.

Le schisme entre les factions sionistes est monté en puissance d’année en année mais heureusement n’a jamais conduit à un bain de sang. Ce résultat a été évité en partie grâce à Menahem Begin, commandant du groupe paramilitaire Irgoun et figure de proue du sionisme révisionniste après la mort de Jabotinsky en 1940.

Begin possédait déjà un sens de la responsabilité nationale bien que sa patience fut pourtant mise à rude épreuve.

Au cours de la soi-disant « saison de la chasse » qui a duré de Décembre 1944 à Février 1945, les hommes de Begin ont été poursuivis par la Hagana, capturés, torturés, et extradés vers les autorités britanniques. Et peut-être dans le plus célèbre des incidents fratricides pré-étatique, le 22 Juin 1948, Ben Gourion a ordonné à la toute nouvelle FDI (Israel Defense Force) d’ouvrir le feu sur le navire l’Altalena -un événement qui a causé la mort de 16 combattants de l’Irgoun et trois soldats du FDI.

En dépit de ces provocations, Begin a refusé d’exercer des représailles, insistant sur le fait que nous devions «éviter une guerre civile sanglante à tout prix. » « Le choix était entre une catastrophe pour nous seuls (l’Irgourn) et un désastre pour la nation toute entière». « La guerre civile a un début, mais pas de fin claire. »

Vous voyez ? Rien n’est clair, rien n’est tranché.

Les bons sujets de « peace love » qu’on pourrait facilement ranger dans le panier Jcall ou shalom archav disons…HAPOEL sont-ils réellement plus fréquentables que les tenants de la « raison garder » et la LDJ ?

Rien n’est moins sûr…

On verra dans un prochain chapitre.

Nina
http://zakhor-online.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=227&sid=dee4aefe0b02b19f9f18499027a278f9#p492
mars 15, 2012

De la compassion à l’égard des Juifs de la Shoah à la rage contre les Juifs de Tsahal

Vladimir Zeev Jabotinsky redécouvert, par Fabrice Hadjadj

Fondateur de la Légion juive et inventeur de la dimension militaire du sionisme, Jabotinsky a cristallisé la haine de nombreux ennemis du peuple Juif et celle de ses adversaires au sein du mouvement sioniste. Dans cette recension parue dans la revue Artpress, F. Hadjadj s’interroge sur les raisons de l’amour pour le Juif transi, concomitant à la haine pour le Juif qui se défend. Question on ne peut plus actuelle… P.I.L.

Le grand scandale, quand il pleut des cordes, c’est un Juif avec un parapluie. Une kippa, à la rigueur, éventuellement un sympathique shtreimel, mais son parapluie sous l’orage serait tout à fait hors de saison. C’est ce qu’explique Max Nordau à Vladimir Jabotinsky en 1915, alors que ce dernier lui explique la nécessité de l’autodéfense contre les pogromes et l’urgence de constituer une Légion Juive pour combattre auprès des Anglais contre les Turcs et « élargir les frontières de l’Europe jusqu’à l’Euphrate » : « Ce sont, mon jeune ami, des paroles logiques ; or la logique est la sagesse des Grecs, que notre peuple abhorre. Le Juif n’apprend pas par des raisonnements rationnels, il apprend par les catastrophes. Il n’achètera pas un parapluie “simplement” parce que les nuages s’amoncellent à l’horizon, il attendra d’être trempé et atteint de pneumonie… »

Le Juif qui se laisse tremper sous la pluie battante, cette image est devenue encore plus forte après la Shoah. N’a-t-il pas été définitivement campé comme la pure victime emblématique de toutes les victimes ? C’est ainsi qu’on l’admire depuis nos salons au coin du feu : désarmé, transi, sans mur ni parapluie… Et c’est ainsi que notre philosémitisme se métamorphose en antisémitisme. Certes, nous ne voulons plus le contraindre à se convertir en masse au christianisme ; mais nous aimerions bien le forcer à être toujours christique, ne tirant jamais le glaive, offrant à l’ennemi une gorge d’agneau. Imaginez un seul instant que la « pure victime » ait l’audace de prendre les armes et de se protéger contre l’orage, cela ne colle plus du tout. Imaginez que cet écrasé des nations cherche à défendre une terre (promise) – alors que nous sommes aux temps où chacun mène une vie virtuelle et prétend n’habiter nulle part que derrière son écran – quelle arrogance ! quelle infâme régression vers les bas instincts territoriaux ! Et voilà comment notre compassion à l’égard des Juifs de la Shoah se change en rage contre les Juifs de Tsahal. Voilà comment notre amour pour les hassidim du pacifiste Martin Buber devient haine envers les soldats du militariste Jabotinsky…

Ce nom est du reste sorti de la mémoire commune. Alors qu’il est sans doute la plus grande figure du sionisme politique après Theodor Herzl, et un écrivain considérable, admiré dans sa jeunesse par Gorki, qualifié par Nina Berberova « d’une des personnes les plus intelligentes que j’aie connues » (« Je buvais littéralement ses paroles aussi brillantes et mordantes que sa pensée »), Vladimir Zeev Jabotinsky, né à Odessa en 1880, mort à New York en 1940, ne fait guère partie de nos livres d’histoire. La traduction en français de son autobiographie inachevée est donc un événement et une anamnèse, aussi bien pour ceux qui l’ignorent que pour ceux qui l’étiquetèrent trop tôt comme un nationaliste à la nuque raide (que ce soit d’ailleurs pour le condamner ou en faire l’éloge).

On y découvre un écrivain rare, émouvant, drôle, tragique, truculent dans l’anecdote, vif dans le portrait… Engagé ? Ayant plutôt le sens du dégagement. Car cet homme qui forma dès la première guerre mondiale un bataillon juif est aussi l’auteur d’un chef-d’œuvre romanesque (Les Cinq, éd. des Syrtes) et un traducteur de Baudelaire et de Dante. Ce théoricien du « mur de fer » est aussi le rédacteur du programme d’Helsingfors, qui au début du XXe siècle proclamait les droits des minorités nationales (et spécialement des Arabes en Israël, comme il l’explicita plus tard).

Ce fondateur du Bétar, qui chante fièrement « Hébreu, dans la misère même, tu es prince… », s’oppose farouchement à toute idéologie ostracisante : « Je déteste à un point extrême, de manière organique, d’une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité et à la réalité même, toute idée montrant une différence de valeur entre un homme et son prochain. Cela ne relève peut-être pas de la démocratie mais de son contraire : je crois que tout homme est un roi. » Tel était pour lui le sens paradoxal du sionisme : dégager un espace national où cette vérité universelle puisse s’entendre, « comme il est écrit : Car de Sion sortira la Torah (Is 2, 5) ». Ceux qui se réclament de son héritage devraient s’en souvenir davantage…

Une traversée picaresque de l’Europe d’avant la première guerre mondiale

Cette Histoire de ma vie n’est pas que la découverte d’un homme. Elle est une traversée picaresque de l’Europe d’avant la première guerre et une plongée allègre et douloureuse – comme un violon juif – dans les milieux sionistes d’avant la création d’Israël. Aussi regrette-t-on de la voir s’arrêter brutalement à l’année 1917, du fait de la mort de Jabotinsky. On a beaucoup parlé de Jan Karski et de son vain combat auprès des Alliés pour les amener à réagir afin de stopper la Shoah. Il resterait à écrire le combat de Jabotinsky dans les années 30 pour avertir ses frères du désastre imminent et les pousser à sortir du complexe de Massada (l’idée que la défense armée serait suicidaire). Dès 1935, il déclare au Congrès de Vienne : « Nous vivons au bord de l’abîme. » En 39, il propose au Foreign Office un plan pour assassiner Hitler.

Dans l’entretemps, il élabore un projet complet pour « l’évacuation des Juifs de Pologne » : « Je vois un spectacle terrible, leur lance-t-il en août 38 à Varsovie. Il ne reste que peu de temps pour s’échapper. Je sais bien que vous ne pouvez le voir, préoccupés par vos soucis quotidiens. Ecoutez cependant mes paroles, en cette heure ultime : au nom de Dieu, que chacun sauve sa vie, tant que cela est encore possible, car il ne reste plus beaucoup de temps ! » Mais il ne fut guère écouté. On croyait toujours au Juif qui n’apprend que par catastrophe, et préfère mourir de pneumonie plutôt que de s’acheter un parapluie.

Vladimir Zeev Jabotinsky, Histoire de ma vie, éd. Les provinciales.

Fabrice Hadjadj, recension parue dans la revue Artpress, no. 387.

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/03/15/de-la-compassion-a-l-egard-des-juifs-de-la-shoah-a-la-rage-c.html

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mars 6, 2012

Portrait de Joseph Trumpeldor par Jabotinsky

A l’occasion du « Yom Tel-Haï » – la journée du souvenir des héros de Tel-Haï – qui était commémorée hier en Israël, je publie ce portrait de Trumpeldor par Jabotinsky, extrait de L’Histoire de ma vie. Il est agréable de constater que, malgré le temps écoulé et des années de propagande post-sioniste, le souvenir de Trumpeldor est bien vivant en Israël aujourd’hui… Tel-Haï! P.I.L

 

Je le trouvai chez lui : avec sa physionomie d’homme du Nord, si je l’avais rencontré dans la rue je l’aurais peut-être pris pour un Ecossais ou un Suédois. Sa taille était plus élevée que la moyenne ; mince, les cheveux couleur d’écorce et courts, peignés avec l’attention d’un homme ordonné et modeste ; sans barbe ni moustache ; les lèvres pâles et minces, arborant un sourire tranquille. Il parlait un russe limpide, même s’il était légèrement atteint de cette maladie de la langue « chantée » à laquelle les habitants d’Eretz-Israël ont du mal à échapper. Son hébreu s’écoulait goutte à goutte, lentement, pauvre en vocabulaire mais cependant précis ; une fois je l’entendis essayer de parler yiddish – le yiddish des monts du Caucase ? Crainte et frisson… Son niveau culturel pourra peut-être être décrit en utilisant le mot de « maskil », dans son ancienne acception, celle de la génération d’autrefois : c’était un érudit, instruit en littérature russe, connaissant des œuvres que je n’ai jamais feuilletées de ma vie : livres de droit, de morale et de recherche, écrits par des auteurs russes célèbres il y a deux générations, dont le souvenir est oublié depuis l’aube de notre époque, comme Potebnia et d’autres du même genre ; mais il les avait lus et n’avait pas oublié le contenu de ses lectures. Jusqu’à ce jour, j’ignore s’il faisait partie de ceux que nous avons la détestable habitude de qualifier, selon notre concept juif, du nom de « sagaces ». Peut-être pas.

 

Jabotinsky et un groupe de Betarim sur la tombe de Trumpeldor

 

Toutes sortes d’épices, toutes sortes de persils, d’herbes amères et de ‘harrosète, de baume de Gilad et d’oignon d’Espagne se mélangent chez nous, dans la combinaison de ce concept – le scepticisme, la suspicion, une malice bon marché et la capacité à rendre courbe toute ligne droite, jusqu’à ce que la tête avale la queue. Tout cela était absent de sa personnalité. Par contre, je trouvai chez lui un œil capable de distinguer ce qui est blanc de ce qui est noir ; un sens de l’humour charmant et léger, sachant distinguer l’essentiel de l’accessoire. Mais, même de l’essentiel, il savait parler avec des mots simples, sans cette rhétorique artificielle qu’on ressentait parfois dans ses lettres : il parlait comme un homme « lucide », avec sérénité, sans émotivité ni pathos ; et sans employer non plus d’insultes – il n’avait pas voulu les apprendre à la caserne russe. Je dois avouer à ma honte éternelle (même si je ne regrette rien et n’ai pas l’intention de surmonter ce défaut), qu’à cet égard, mon registre de langage en russe diffère du sien comme l’enfer de la pureté et que je ne parvenais pas toujours à réfréner mon instinct, lorsque j’exprimais la profondeur de mes sentiments devant lui : il m’écoutait avec le même rire empli d’indulgence, sans colère, mais sans m’imiter. Je n’ai jamais entendu dans sa bouche la moindre insulte, sinon, peut-être, celle-ci : « Quel vaurien ! » Il affectionnait particulièrement ces deux mots d’hébreu : « Ein davar » (cela ne fait rien). On raconte qu’il est mort avec ces mots aux lèvres, cinq ans plus tard.

 

 

Avec un seul bras, il faisait plus de choses que ce que font et feront la plupart des hommes avec leurs deux mains. Sans aide extérieure, il se lavait, se rasait et s’habillait, faisait ses lacets, cousait des pièces aux coudes de ses habits, coupait son pain ; j’ai entendu dire qu’en Eretz-Israël il était considéré comme un des meilleurs laboureurs, et par la suite, à Gallipoli, comme un des meilleurs cavaliers et des meilleurs tireurs. Sa chambre était rangée avec un ordre exemplaire – tout comme ses pensées. Tout son comportement était empreint de calme et de générosité ; depuis longtemps il était végétarien, socialiste et détestait la guerre – mais il ne faisait toutefois pas partie de ces pacifistes qui sont assis les bras croisés, pendant que d’autres se battent pour eux.

 

EXTRAIT DE L’HISTOIRE DE MA VIE, EDITIONS LES PROVINCIALES

 http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/03/06/portrait-de-joseph-trumpeldor-par-jabotinsky.html

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mars 4, 2012

L’HISTOIRE DE MA VIE DE JABOTINSKY

La presse juive unanime! L’Histoire de ma vie de Jabotinsky traduite en français : un événement

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Lorsque j’ai entrepris la traduction en français de L’Histoire de ma vie de Jabotinsky, je n’avais aucun éditeur en vue, mais seulement la conviction que ce livre allait trouver son lectorat et qu’il méritait d’être mis à la portée des lecteurs français. Deux ans plus tard, ce pari est réussi et je constate avec plaisir que les réactions de la presse, juive notamment, sont unanimes.

Je reproduis ci-dessous quelques-unes des réactions les plus significatives à mon avis. On trouvera une revue de presse exhaustive sur le site des éditions Les Provinciales, dont je salue le directeur, Olivier Véron, qui a accepté immédiatement de publier ce livre exceptionnel.

L’intérêt manifesté par la quasi-totalité des médias juifs, toutes tendances politiques confondues (à la seule exception d’un journal francophone israélien ‘harédi et d’une revue juive bobo parisienne) montre que Jabotinsky fait aujourd’hui partie du Panthéon national juif.

J’espère que cet intérêt s’étendra aussi aux médias non-juifs, malgré le climat intellectuel frileux (pour ne pas dire plus) de la France actuelle, et je salue l’article pionnier et très lucide de F. Hadjadj dans la revue Artpress. P.I.L

REVUE DE PRESSE

JABO ET LES SOEURS BERLIN.jpg« En le publiant, l’éditeur Olivier Véron, dont nous connaissons depuis longtemps l’audace, lui a rendu l’histoire. Zeev Jabotinsky au roman intérieur si riche, amoureux de l’Italie de Garibaldi, bêtement taxé de fascisme, de nationalisme ombrageux, sans doute pour sa piètre opinion du sionisme socialiste ne put reposer en Eretz-Israël qu’en 1964 tant Ben Gourion, le politique aux yeux secs tint à occulter l’apport du sionisme révisionniste à la construction de l’Etat ».

Stéphanie Dassa, CRIF.ORG

 

« Dans ce récit passionnant à l’écriture fluide, car ce journaliste dans l’âme a écrit dans plusieurs langues pour maints titres qu’il contribua à créer ou pas, il nous livre une page d’histoire essentielle… Un ouvrage à lire et relire, assurément. »

Hélène Keller-Lind, Actualité Juive

« Le public francophone peut enfin découvrir la personnalité attachante de Vladimir Zeev Jabotinsky, grâce à l’excellente initiative du journaliste Pierre Lurçat qui a entrepris avec talent la traduction de son autobiographie rédigée en hébreu ».

Claire Dana-Picard, Le P’tit Hebdo (Jérusalem)

Jabotinsky.jpg« Le lecteur vibre en même temps que l’auteur, nous partageons ces instants cruciaux qui voient poindre à l’horizon un terrible danger et une seule solution : l’établissement d’un foyer national juif sur la seule et unique terre d’Israël… »

Jocelyne Sajovic, France-Israël

« C’est cette force foudroyante de tout utiliser, même l’échec, même l’isolement, la précarité, les controverses, l’adversité politique, les déceptions, c’est cette capacité de résister à tout, à toute humiliation, à tout découragement qui est la leçon la plus instructive de cet ouvrage »

Saskia Cohen-Tanugi, Le Lien n°368.

« Le plus intellectuel des théoriciens du sionisme... »

Dror Even-Sapir, GUYSEN TV

« La traduction de son autobiographie est un événement et une anamnèse, aussi bien pour ceux qui l’ignorent que pour ceux qui l’étiquetèrent comme un nationaliste à la nuque raide... »

Fabrice Hadjadj, Artpress

En vente dans les bonnes librairies et sur Internet, sur le site de l’éditeur ou sur Amazon.

 

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/03/03/l-histoire-de-ma-vie-de-jabotinsky-traduite-en-francais-la-p.html

 

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