Posts tagged ‘islamisme’

juillet 4, 2012

Le pire scénario: l’alliance de l’Islamisme et de la droite radicale contre Israël !

L’alliance de l’extrême droite européenne et de l’Islam radical unis dans une volonté commune d’anéantir Israël ne serait pas chose nouvelle et originale. Déjà, lors du dernier conflit mondial, le grand muphti de Jérusalem fut l’allié d’Hitler et fournit à la Wehrmacht une division SS d’Arabes Musulmans.

C’est au retour de cette dangereuse perspective à laquelle nous assistons aujourd’hui. En effet, la condamnation de la circoncision prononcée par le tribunal de Cologne, la récente manifestation pro islamiste qui s’est déroulée en Allemagne, accompagnés d’autres signes apparemment anodins mais significatifs, l’indifférence des médias à dénoncer  ce rapprochement, indiquent     que des extrémistes islamistes et européens radicaux, sont naturellement conduits à occulter leurs graves et significatives divergences  pour retrouver, par delà leurs dissensions,  une commune volonté d’effacer « l’entité sioniste. » Objectif, envisagé par chacune des deux parties pour des  motifs différents mais visant au même dessein.

L’extrême droite européenne retrouvant là, l’occasion de confirmer que sa haine du Juif est bien présente, et l’Islamisme radical redisant, à ceux qui feraient semblant de ne pas comprendre, qu’il n’y a pas de différence entre un Juif et un Israélien. Par une de ces  alchimies dont l’histoire a, parfois, le secret, ces deux ennemis historiques d’Israël  trouvent matière à s’entendre  sous les auspices attentifs d’un machiavélisme confirmé.

Consciemment (ou non) les extrémistes nationalistes tentent de détourner le danger qui les menace en déplaçant celui-ci au-delà des frontières de l’Europe. Quant aux autres, ils ne peuvent voir que, de façon bienveillante une opportunité d’atteindre Israël et les Juifs. Ainsi, des idéologies qui, par définition ont vocation à se rejeter trouvent dans l’opportunité de frapper Israël des occasions de se réunir.

Il est vrai qu’entre l’anti sionisme des uns ou des autres, la cohésion ainsi que  le ciment qui rassemblent le réveil du « diable, » restent  la haine d’Israël. Et que celle-ci s’exprime dans la rue, derrière un micro, par des jets de pierres  ou par l’odieux assassinat, elle constitue qu’on le veuille ou pas, une fraternité d’armes  sur laquelle Israël n’a jamais eu d’illusions.

 

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avril 21, 2012

L’Allemagne se mobilise contre l’islamisme radical

Distribution de Corans à Berlin, samedi dernier. Quelques 300.000 exemplaires auraient été diffusés.
Distribution de Corans à Berlin, samedi dernier. Quelques 300.000 exemplaires auraient été diffusés. Crédits photo : Markus Schreiber/AP

La distribution massive et gratuite de corans par des extrémistes salafistes suscite l’émoi en Allemagne.

Rassemblés au sein de la Conférence allemande sur l’islam (DIK), représentants des instances du culte musulman, associations islamiques et responsables du gouvernement fédéral ont lancé, jeudi, un appel à combattre les extrémistes salafistes. La lutte contre l’extrémisme religieux s’est imposée comme thème dominant de la conférence après l’émoi provoqué ces dernières semaines par les distributions gratuites et massives de Corans dans les grandes villes allemandes, à l’initiative d’une organisation salafiste.

«Nous sommes tous unis pour affirmer que le salafisme radical est inacceptable et qu’il n’a pas sa place dans une société libre telle que nous l’avons en Allemagne», a déclaré la DIK, qui se réunit chaque année depuis 2006 pour favoriser l’intégration des quelque 4,3 millions de musulmans outre-Rhin à travers le dialogue. «La religion ne doit pas être détournée à des fins idéologiques ou pour une démonstration de force visant à imposer un point de vue politique», a souligné le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich.

Protéger les jeunes musulmans

Les principaux partis politiques allemands ont salué cet appel. La promesse du prédicateur Ibrahim Abou Nagie – qui dirige la nébuleuse salafiste radicale, Die Wahre Religion (la vraie religion) – de distribuer gratuitement 25 millions d’exemplaires allemands du Coran à la population allemande, en particulier aux non-musulmans, a déclenché un tollé outre-Rhin. Selon la presse, 300.000 exemplaires du livre saint ont déjà été diffusés malgré la désapprobation de plusieurs responsables de la CDU, parmi lesquels son vice-président et le ministre de l’Intérieur.

Mardi, le Land de Basse-Saxe avait réclamé un «pacte contre le salafisme». «Je suis persuadé que nous devons nous positionner tous ensemble contre cette instrumentalisation extrémiste et ce détournement de l’islam», avait estimé Uwe Schünemann, ministre de l’Intérieur de Basse-Saxe. Avant de s’interroger sur le mode de financement de l’opération de distribution de corans et de réclamer une suspension des livraisons d’armes allemandes à l’Arabie saoudite s’il s’avérait que le royaume la subventionnait. La veille, la maison d’imprimerie Ebner & Spiegel avait annoncé avoir annulé son contrat pour l’impression de 50.000 Corans, pour participer à l’effort.

Selon les services de renseignements allemands, la mouvance salafiste compte quelque 4.000 disciples outre-Rhin, dont un noyau dur actif de 2.500 fidèles. Les menaces terroristes potentielles liées à cette mouvance inquiètent de plus en plus les autorités allemandes. De leur côté, les représentants du culte musulman redoutent les amalgames et se disent particulièrement motivés pour contribuer à la lutte contre l’extrémisme. Cependant, ils avouent être désemparés, les distributions gratuites de Corans par les salafistes n’ayant rien d’illégal en soi. «Lorsqu’il y a des appels à la violence ou des atteintes contre les libertés démocratiques, les choses sont simples, car la police peut intervenir», explique Kenan Kolat, le représentant de la communauté turque en Allemagne. Kolat dit vouloir s’investir pour alerter et protéger les jeunes musulmans, cible privilégiée des salafistes, contre les dangers de l’islam radical.

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/19/01003-20120419ARTFIG00648-l-allemagne-se-mobilise-contre-l-islamisme-radical.php

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mars 20, 2012

Ils veulent tuer les Juifs: le ministère de l’Intérieur leur accorde des visas pour le Rassemblement de l’UOIF du 6 avril 2012

La lâcheté du ministère de l’Intérieur laisse s’installer les conditions idéologiques pour de nouvelles tueries de Juifs en France.

Présentation des conférenciers étrangers en tête d’affiche du Rassemblement annuel de l’UOIF, fédération musulmane proche des Frères Musulmans contrôlant les grandes mosquées de Bordeaux, Mulhouse, Lille, Nantes, Woippy, Poitiers, Nice… parmi plus de 400 lieux de prières.

 

– Cheikh Yussuf Al-Qaradawi est le président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR structure juridique mère de l’UOIF). Ce cheikh, sûrement le plus influent du monde sunnite (son émission du jeudi sur Al-Jazeera rencontre une audience inégalée dans le monde musulman) est un extrémiste notoire. « Si l’islam mondial avait un chef, ce serait lui » écrivit Xavier Ternisien (responsable des questions islamiques à la rédaction du journal Le Monde) en août 2004 dans un article du Monde. Il préside aussi l’Union Mondiale des Savants Musulmans, qui regroupe les plus grands juristes sunnites. Il fut celui qui dirigea les prières du vendredi place Tahrir au Caire en février 2010 après le départ de Moubarak devant des dizaines de milliers de fidèles.

Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam,2001) il recommande l’extermination physique des homosexuels (page 175), la possibilité de frapper les femmes (page 207). Sur Qatar TV, le 25 février 2006, cet ami du Hamas déclara que « les opérations martyres sont autorisées » , « même s’il se trouve des civils parmi les victimes » précisa-t-il lors d’une session du Conseil européen de la Fatwa et de la recherche, réunie à Stockholm en juillet 2003. Pour ce qui est des occidentales violées, il tient à préciser leur part de responsabilité : les femmes violées « provocatrices parce que non habillées décemment devraient être punies […] pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite. » Quant aux victimes du tsunami asiatique, punition divine, elles méritaient leur sort en raison des « actes d’abominations »pratiqués dans les zones touristiques, comme les boites de nuits et les plages où les femmes sont logiquement peu vêtues. Comme si ce n’était pas suffisant, le vieux cheik dans un média égyptien précisa sa pensée envers ceux qui abjurent l’islam : « le châtiment administré au murtadd (apostat) (…) est la mort » (Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), le 3 juillet 2004. Traduction : MEMRI.)

Concernant l’antisémitisime et Hitler, voici ce qu’a affirmé Qaradawi le 28 janvier 2009 sur AlJazeera TV:

« Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu’il leur a fait – et bien qu’ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…) Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j’espère est qu’à l’approche de la fin de mes jours, Allah me donne l’occasion d’aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d’Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je finirai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l’univers. Que la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous. »

Autre conférencier (parmi tant d’autres psychopathes invités), le prédicateur égyptien salafiste Mahmoud al-Masri :

 

Ci-dessous des extraits d´une émission religieuse animée par le prédicateur égyptien Mahmoud Al-Masri, diffusée sur la chaîne salafiste Al-Nas le 20 septembre 2010 :

Mahmoud Al-Masri : « Comme le dit le dicton : « L´ami de mon ami est mon ami et l´ennemi de mon ami est mon ennemi. » Notre mère Aïcha était la personne que le pro phète Mahomet aimait le plus. Comment pourrais-je haïr une personne aimée par le Prophète ? Comment pourrais-je détester ma mère bien-aimée, mère des Croyants ? Quelqu´un sur cette Terre peut-il haïr sa mère et la maudire ? Même si vous ne croyez pas à l´islam, vous devriez au moins avoir des valeurs morales.[…]

Ces chiites sont les créatures les plus infidèles qu´Allah ait créées. Je ne veux pas user d´un langage abusif, mais ces gens maudissent les Compagnons du Prophète jour et nuit.[…]

Prions pour qu´Allah libère notre nation de ces nains d´apostats, qui n´ont rien de mieux à faire que de maudire les Compagnons et les épouses du Prophète, ainsi que le Prophète lui-même.

[…]Allah, envoie au chiites des tremblements de terre destructeurs et des volcans en feu ! Allah, lâche les chiites contre les juifs et les juifs contre les chiites !  »

 

Le 10 août 2009, Mahmoud Al-Masri a raconté une histoire d’un cynisme inoui sur Al-Nas TV

 » Je voudrais vous raconter une histoire très agréable. Il était une fois un musulman qui vivait à côté d’un Juif. Le musulman a eut une pensée bienveillante à l’égard du Juif- si petite soit-elle – et il voulait trouver un moyen de le faire convertir à l’islam. Alors il alla vers lui et demanda: « Ne ressentez-vous pas une attirance pour l’islam? Pourquoi ne pas vous devenez un musulman » Le Juif dit:« La seule chose qui m’empêche de devenir musulman, c’est que j’aime boire de l’alcool. Je serais devenu un musulman il ya les âges, mais la seule chose qui m’empêche, c’est que je suis un alcoolique ».

 »

Le musulman a conçu un plan, il lui a dit:  » Deviens un musulman, et continue à boire. » Le Juif dit « Très bien » et proclama : »je proclame qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, et Muhammad est le Messager d’Allah  » le musulman lui dit:«. Maintenant que tu es devenu un musulman, si tu bois de l’alcool, nous allons t’infliger la punition pour bu d’alcool, et si tu renonces à l’islam, nous te tuerons. « Donc l’homme est resté musulman et n’a jamais bu de nouveau. Cela a été une technique sympathique imaginée par ce bon musulman. »

Lors d’une autre émission pour enfant de la même chaîne, le 21 juillet 2007, le conférencier invité par l’UOIF a donné ses conseils aux petits enfants. Il leur a expliqué qu’il est permis de mentir dans trois cas : à sa femme, aux Juifs, et pour se faire réconcilier deux musulmans…

Vous avez lu quelques échantillons du niveau mental de ces fous d’Allah étrangers, annuellement invités en France, notoirement connus par le renseignement français…mais qui par lâcheté politique, entrent chez nous comme dans un moulin. Que personne ne vienne s’étonner que des soldats de l’islam mettent en musique ce qu’ils entendent et lisent en toute quiétude dans une France sans frontières.

Joachim Véliocas-Observatoire de l’islamisation- 19 mars 2011

Dernier ouvrage paru: Ces maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, 2010)

 

Un apologiste de l’extermination des Juifs au Parc-expo de Mulhouse…avec l’UMP [rediff]

Article du 30.06.2010 rediffusé suite à la prévisible tuerie de Toulouse.

 

En haut Safwate Hijazi, invité vedette de l’UOIF samedi à Mulhouse. Ci-dessus, celle qui est membre de la commission des finances et rapporteur spécial du Plan de relance…par les mosquées subventionnées ?

Au ministère de l’Intérieur on était pourtant au courant de la liste des invités de ce samedi 26 juin. A chaque congrès de l’UOIF, national ou dans ses déclinaisons régionales comme à Mulhouse samedi dernier, des visas sont gracieusement octroyés à des proches du Hamas. L’année dernière j’avais, avec d’autres spécialistes de l’islamisme, alerté sur la présence du koweitien Tareq Al-Suwaidan ayant appelé tranquillement à conquérir Rome (ainsi que l’a prophétisé Mahomet selon la tradition islamique officielle) lors des Rencontres musulmanes du Bourget d’avril 2009. Cela n’a servit à rien, car les services d’Eric Besson et de Brice Hortefeux ont encore octroyé un visa à celui qui dirige la branche koweitienne des Frères musulmans pour les rencontres du printemps 2010, ayant attiré plus de 100 000 musulmans venant de toute la France.

Cette fois-ci, c’est encore une grosse pointure de l’islam radical qui était l’invité vedette des premières Rencontres des musulmans de l’est, organisées par l’Association des musulmans de Mulhouse, l’AMAL, membre de l’UOIF. Le pro-lapidation Hani Ramadan, également présent samedi, passait pour un modéré à côté :

 

L’égyptien Safwate Hijazi est interdit de territoire au Royaume-Uni par le Home Office car « considéré comme impliqué dans des comportements inacceptables de glorification du terrorisme » lors de la publication d’une liste de seize noms le 5 mai 2009. Il s’est aussi fait remarqué sur la chaîne du Hamas , Al-Aqsa TV, un 31 décembre 2008 pour avoir fait l’apologie des opérations martyrs. Voici la retranscription de son intervention :

« Se faire tuer nous importe peu, c’est à quoi nous aspirons. Le martyr pour Allah, c’est la victoire d’Allah qui vient sur nous. C’est le paradis pour la première goutte de sang d’un martyr. Je refuse d’accepter des condoléances ou des consolations pour un martyr. Cela m’attriste énormément quand je vois ça à la télévision. Une femme palestinienne de Gaza pleurant et exaltant un martyr (…) nous voyons toujours des femmes et des mères de martyrs en Palestine pleurant de joie, et se préparant pour un autre martyr, un autre homme, qui reprendra la bannière (…) Vous nous menacez de mort ? Par Allah vous nous menacez avec ce dont nous désirons le plus, vous nous menacez de ce à quoi nos âmes aspirent. Par Allah, j’aimerais apporter une arme et être parmi vous, j’aimerais me retrouver aux côtés de la jeunesse des brigades Al-Qassam, essuyer leur visage de la poussière produite par le lancement d’un missile, et de crier Allah est grand avec eux. (…) Vous [le Hamas] pavez le chemin pour la guerre annoncée par le prophète Mahomet : « Le jour du jugement n’arrivera pas avant que les musulmans combattent les Juifs. Les juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres. Mais les pierres et les arbres diront ‘Oh musulman, oh servant d’Allah, il y a un juif derrière moi, viens et tues-le[1]’. Vous êtes ceux qui préparez le chemin à cela, qui préparez la terre au retour du Califat dans les pas des prophètes. Nous leur disons : nous ne sommes pas égaux. Notre mort nous conduit au paradis, alors que votre mort vous conduit dans les flammes de l’enfer. Le Jihad est notre voie, pour la gloire d’Allah, c’est notre option stratégique, et non la paix »

Le 4 janvier 2009, le cheikh Higazi, sur la chaîne salafiste égyptienne Al-Nas :

Safwat Higazi: « Une organisation américano-israélienne qui effectue la veille des médias arabes, du nom de MEMRI – disons que ce sont ses initiales – a accusé plusieurs grands oulémas et cheikhs musulmans des télévisions arabes, y compris le Dr Sallah Sultan et le cheikh Safwat Higazi, d’incitation au meurtre de Juifs et à la haine des États-Unis. (…) C’est un grand honneur pour nous. Oui, je suis antisémite. Oui, je hais le sionisme. Oui, le Jour du Jugement n’adviendra pas tant que nous ne nous serons pas battus contre les Juifs. Ce sont les paroles de notre Prophète, que cela vous plaise ou pas.(…)Par Allah, s’ils nous laissaient faire, nous vous dévorerions intégralement et nous vous arracherions la tête de nos dents. Nous n’attendrions pas d’avoir des armes, des RPG ou des balles. Si nos dirigeants nous laissaient faire, nous vous attraperions dans la rue pour vous dévorer avec nos dents. »

France 3 qui ne s’est pas donné la peine de se renseigner sur les conférenciers, parle d’une « foire conviviale« , et estime à 4000 le nombre des participants.

Le journal L’Alsace dans un compte rendu très politiquement correct rapporte que « Les organisateurs ont invité tous les élus politiques, parmi lesquels le maire Jean Rottner (UMP) et la députée Arlette Grosskost« . Soit celui qui a succédé à Jean-Marie Bockel à la mairie de Mulhouse, et la député UMP Grosskost de la cinquième circonscription du Haut-Rhin (site Internet). Il leur suffisaient pourtant de demander au services de renseignement l’identité de ce petit monde pour savoir où ils mettaient les pieds, d’autant que de nombreux livres ont sorti l’UOIF de son anonymat depuis une dizaine d’années. Pas d’excuses donc.

L’Alsace rapporte également: « Autre objectif du rassemblement : relancer les dons pour le projet de la grande mosquée de Mulhouse qui doit ouvrir ses portes au cours de l’été 2012 (coût global : 9 millions d’euros) »

Explications : en juillet 2006, le maire (à l’époque socialiste) de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, promit une subvention correspondant à l’achat de 4500m2 de terrain à l’AMAL, avec l’accord de son conseil municipal, pour y construire une mosquée géante. L’association précise les mensurations : deux niveau pour une capacité de 2000 personnes, une école de 10 salles de classes avec plusieurs annexes dont la superficie est de 487 m², un centre culturel avec une salle polyvalente et plusieurs annexes sur une superficie de 447 m² ainsi qu’un centre social de 260 m² . Une galerie commerciale sera intégrée à l’ensemble, dont une supérette et une boucherie halal, le tout surmonté d’un minaret. Concernant le deuxième volet du projet, la partie culturelle, on trouvera une salle polyvalente de 600 personnes, 10 salles de cours, une cour de récréation de 700m² , une bibliothèque, une salle informatique, une salle de jeux et de sport , un salon de thé ainsi que des salles de réception. Budget total: 3,6 millions d’euros.

Lors du conseil municipal délibératoire, le 18 septembre 2006, Jean Marie Bockel affirma : « cette architecture nous convient, y compris la coupole et le minaret. Il est normal qu’un lieu de culte soit identifié tout en respectant son environnement. »

On voit mal comment dans l’environnement de la ville de Mulhouse, un tel monument oriental pourrait s’intégrer. Un minaret toisant la « ville au cent cheminées », qui accueillit longtemps les ordres monastiques Franciscains, Augustins, Clarisses et les Chevaliers de l’ordre de Malte implantés dès 1269 en la chapelle Saint-Jean ?

Le 15 septembre 2008, une nouvelle réunion du conseil municipal entérina une subvention de 235 000 euros pour acquérir comme promis les hectares nécessaires.

Et c’est ainsi que nos impôts financent l’islamisme radical avec la majorité présidentielle actuelle, tout comme l’a aussi démontré à Roissy-en-Brie la porte parole de l’UMP Chantal Brunel le 5 juin dernier, dans une décontraction stupéfiante. Quand est-ce que l’UMP sortira de son Grand aveuglement ?

Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation.


[1] Safwat Hijazi fait référence aux propos de Mahomet rapportés dans le Hadith authentique de El-Bokhari livre 56, Chap.94, tome 2

mars 11, 2012

Pays musulmans : les facteurs de l’islamisme

Par Yves Montenay

Pourquoi des musulmans sont-t-ils devenu islamistes ?

Pour certains c’est un faux débat : si être islamiste, c’est gouverner au nom de la religion, tous les gouvernements des pays musulmans ont toujours été islamistes.

Mais c’est tout aussi vague que de dire que tous les gouvernements européens, jusqu’à leur laïcisation, étaient « christianistes ».

En fait, si en Europe tout se faisait alors avec une connotation religieuse, ou royale (qui lui était théoriquement rattachée), la politique comme la vie sociale faisaient une large place aux considérations autres que religieuses. Ce n’est qu’exceptionnellement, en chrétienté, comme en islam que la religion est devenue relativement totalitaire : Calvin, Savonarole, dans une moindre mesure l’Espagne à certaines époques, par exemple pour la chrétienté; ou certains endroits du monde musulman au onzième siècle, ou encore l’Arabie ou l’Iran d’aujourd’hui.

De toute façon l’opinion des masses n’entrait pas directement en compte, ou du moins pas comme aujourd’hui où les dernières élections ont été relativement libres, et où l’islamisme est représenté par des partis politiques « à l’européenne » (souvent style années 1930 et suivantes, je veux dire dans un éventail allant du populisme au nazisme en passant par le communisme). Et la victoire électorale de ces partis, très relative en Tunisie et au Maroc mais pas ailleurs, nous suggère que les musulmans d’aujourd’hui sont islamistes.

On a oublié les musulmans de jadis, pourtant abondamment décrits par les orientalistes, de très nombreux voyageurs qualifiés, puis, dans certains pays, par les « coloniaux » (terme moins ambigu que « colon », qui connote péjorativement). Non seulement nous, Occidentaux, avons oublié ces musulmans de jadis, mais « eux », les musulmans d’aujourd’hui, ne les ont jamais vus.

Quelques malins se sont taillés de grand succès en projetant des extraits de vieux films, à l’endroit de leur tournage, dans des centres de grandes villes : les spectateurs étaient ébahis de voir déambuler « ici, là où nous sommes ! » leurs concitoyens d’alors en décolleté, en frac, ou en costumes traditionnels disparus, certains particulièrement «folkloriques » chez les Ottomans, turcs ou non (Istamboul était largement multiethnique et notamment grecque et arménienne).

La raison de cette transformation est l’action des traditionalistes, dont une partie est devenue depuis islamiste, c’est-à-dire ralliée à des mouvements politiques, violents ou non suivant les pays et les époques. Mais pourquoi ce succès alors que depuis 1800, et surtout la fin du XIXe, les traditionalistes semblaient sur le déclin ?

Cela vient de la combinaison de plusieurs phénomènes, dont certains ont une composante démographique.

La première est que l’occidentalisation ne touchait que les villes, peu peuplées, où la proportion d’Occidentaux, ou « d’occidentalisables » (voir plus bas la description de la bourgeoisie urbaine) pouvait donc rapidement devenir importante, colonisation ou pas, et que les campagnes, donc l’immense majorité, étaient restées traditionalistes. Cela a donné plus tard des troupes aux intellectuels « réactionnaires », que cette occidentalisation révulsait. Mais cette réaction restait entre lettrés en arabe classique, alors que les Occidentaux étaient surtout en contact avec les « modernistes », qui, comme les Jeunes Turcs, réagissaient à la japonaise : « analysons ce que font les Occidentaux pour pouvoir les rattraper ».

Cela confortait la vision occidentale, française notamment, selon laquelle les sociétés allaient «naturellement » vers plus de sécularisation, puis de laïcité, oubliant les « réactions » qui avaient émaillé leur propre histoire. Les Occidentaux sont encore récemment tombés dans le même travers, en croyant que le « printemps arabe » était le fait de l’ensemble du peuple.

Un « réactionnaire » particulièrement efficace fut Sayed Qobt, un des fondateurs des « Frères Musulmans » en 1928, et surtout leur inspirateur. Il avait été particulièrement révulsé par un séjour aux Etats-Unis, et cite une réunion d’adolescents des deux sexes (bien innocente selon nos critères actuels) sous la houlette d’un pasteur, ce qui illustrait le caractère diabolique et corrompu de l’Occident. L’action efficace de ce parti de masse, bien organisé à la manière d’alors sur le modèle communiste ou nazi, est une étape-clé du passage du traditionalisme à l’islamisme. Il n’a renoncé à la violence que dans les années 1990.

Tout cela a eu lieu à une époque où les campagnes se déversaient dans les villes : Le Caire a au moins 15 millions d’habitant; Istamboul, 13; et Karachi « 13 à 20 » ! : l’explosion démographique et l’urbanisation ont, d’une part, transformé les ruraux en banlieusards, et d’autre part rendue minoritaire la bourgeoisie urbaine qui faisait l’interface avec l’Occident, et était dénoncée par les traditionalistes comme non seulement corrompue, mais complice des « colons ». Circonstance aggravante pour ces « réactionnaires », cette bourgeoisie comprenait une bonne part de la population locale chrétienne ou juive, souvent formée dans des écoles à l’occidentale. Il reste quelque chose aujourd’hui de cette hostilité, par exemple envers les Coptes en Egypte, même si une grande part d’entre eux est aussi misérable que leurs compatriotes musulmans.

Ajoutons, ce qui n’est connu du grand public que seulement depuis quelques mois, que les islamistes ont été traqués par des gouvernements détestés, donc sont « du bon côté » et qu’ils ont une gigantesque activité charitable, allant du soutien scolaire à la création et au fonctionnement d’hôpitaux modernes, activité en partie financée par l’argent des pays pétroliers. Ces pays, Qatar et Arabie surtout, y ajoutent un appui électoral direct (dépenses de campagne en Tunisie et en Egypte, peut-être au Maroc), et, si besoin, un appui militaire en hommes, armes ou argent (Lybie, Syrie), pour « monter dans le train » d’événements leur ayant échappé au départ.

Revenons en arrière : parallèlement à cette activité charitable ancienne, les islamistes ont bénéficié de l’isolement intellectuel accentué par le départ des Occidentaux et de beaucoup d’occidentalisés dans les années 1950, 60 et suivantes (1980 en Iran), tels les Grecs d’Istamboul, les Juifs, un nombre croissant de chrétiens, une bonne part de l’élite musulmane. Cet isolement intellectuel, confirmé par les rapports du PNUD des années 2.000 sur les pays arabes, est d’ailleurs souhaité par les islamistes, qui y contribuent en ajoutant une censure sociale à la censure étatique et, le cas échéant, par la violence, voire le meurtre (Egypte, Algérie).

Autre raison de l’évolution vers l’islamisme : les médias et l’école. Les Occidentaux estimaient confusément que les médias modernes et la scolarisation devraient compenser l’éloignement intellectuel et humain que nous venons d’évoquer. C’est parfois vrai (voir la première phase du « printemps »), mais souvent faux.

En effet, les médias modernes jouent aussi bien « contre » que « pour » les islamistes : ce ne sont que des outils. Ainsi, Al Jezirah, média moderne très professionnel et très écouté dans de nombreuses langues (sauf le français, à notre demande), non seulement est globalement favorable aux traditionalistes et aux islamistes, mais ne manque pas une occasion d’exposer les malheurs des Palestiniens et de rappeler l’appui de l’Occident à Israël. De même internet est utilisé par toutes les tendances, des féministes aux djihadistes. Et ces médias sont utilisés par des musulmans du Nord comme du Sud. Certes, il y a aussi les médias occidentaux, largement consultés par les franges anglophones et francophones (Maghreb et Liban surtout, depuis le départ d’une bonne part des francophones égyptiens et iraniens). Mais ces médias occidentaux, y compris leurs versions en langue locale, agacent par ce qui est ressenti comme islamophobe ou pro-israélien (bien que ce ne soit pas toujours l’avis d’Israël).

Quant à la scolarisation, elle a certes été un progrès matériel en apprenant à écrire et compter, mais intellectuellement elle a été un endoctrinement massif, religieux et hypernationaliste. A ce titre, elle diffuse notamment une description diabolisée de la colonisation, officiellement pour des raisons de « renforcement de l’identité nationale », en fait pour légitimer les (ex)pouvoirs en place. Cette identité étant largement religieuse, les programmes scolaires de gouvernements islamistes ne devraient pas changer sur ce point, et devraient seulement être expurgés du culte de la personnalité du précédent dirigeant. Bref la scolarisation de masse n’est pas « occidentalisante », seule une scolarisation privée et coûteuse l’est.

Enfin, l’Occident, ce fut le socialisme, puis un libéralisme qui s’est révélé un moyen de passer des fiefs aux copains, parfois au détriment des anciens, qui réagissent aujourd’hui, telle l’armée en Égypte ; donc les idées économiques occidentales sont « mauvaises ». Dans ce contexte, le libéralisme économique des islamistes peut être un progrès (le CNRS et des cercles de gauche les accusent de « faire rentrer le capitalisme par la fenêtre »), si le pouvoir ne les corrompt pas.

Entre « les délices de Capoue » apportés par le pouvoir et un libéralisme économique qui pourrait à terme faire pénétrer de «mauvaises idées » (voir la Chine : « ouvrir la fenêtre sans faire entrer les mouches »), les islamistes vont devoir faire face à des problèmes très nouveaux pour eux.

D’ailleurs, après les avoir sous-estimé, il ne faudrait pas les surestimer non plus : un tiers des Egyptiens, les deux tiers des Tunisiens et une proportion importante, mais difficilement chiffrable des Marocains et des Algériens, se situent en dehors de leurs idées, même chez des musulmans pieux. De plus, ils n’ont pas de doctrine politique au-delà du « retour à la vertu ».

Donc, soit ils évolueront, soit ils seront critiqués et devront alors choisir entre répression (comme en Iran) ou départ « démocratique ». Mais quid de l’armée, qui ne les aime pas, s’ils choisissent la répression ? On retombe sur cette éternelle question, comme, en son temps, en Amérique latine et beaucoup de pays d’Afrique et d’Asie.

 

http://blog.turgot.org/index.php?post/Montenay-Islamistes

 

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