Posts tagged ‘islam radical’

avril 27, 2012

Dennis Kucinich, un homme politique américain gauchiste favorable à l’islam radical

Publicités
Étiquettes : , ,
avril 21, 2012

La communauté musulmane unie contre la menace extrémiste

Par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) – Les responsables de la communauté musulmane de France ont affiché vendredi un front uni contre l’extrémisme religieux, prônant notamment le renforcement du rôle et de la formation des imams pour prévenir la montée de l’islam radical.

L’appel du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui, a été lancé huit jours après la mort de Mohamed Merah, et quelques heures après un coup de filet lancé dans les milieux islamistes dans plusieurs villes de France.

 

L’opération menée contre des membres présumés du groupement islamiste radical Forsane Alizza n’aurait toutefois aucun lien direct avec l’enquête sur Mohamed Merah, l’auteur des sept meurtres en France, qui a été abattu le 21 mars par la police.

“Nous pensons qu’aujourd’hui le dialogue entre les musulmans et les pouvoirs publics est plus que jamais nécessaire pour oeuvrer conjointement”, a déclaré à la presse Dalil Boubakeur, à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.

Face à l’inquiétude suscitée par le profil de Mohamed Merah, qui s’est revendiqué d’Al Qaïda, une commission va être créée qui réunira tous les acteurs souhaitant discuter de la tendance à la radicalisation de l’islam en France.

“Cette tendance est plus une radicalisation du langage qu’une véritable attitude de notre communauté”, a estimé Dalil Boubakeur, qui a prôné “un islam de France, un islam de tolérance (…) installé dans le cadre même de nos institutions, de notre droit, de nos lois et qui est celui de la très large majorité de musulmans de France.”

La lutte contre la radicalisation religieuse doit passer par une meilleure formation des imams et un renforcement de leur présence, notamment en prison ou dans certains quartiers contrôlés par des prédicateurs auto-proclamés, ont insisté les responsables des la communauté musulmane.

“Ca passe par la reconquête de l’espace public, (il ne faut pas) qu’il y ait de quartier laissé à l’abandon”, a déclaré Mohamed Moussaoui, qui a appelé à agir “très vite face aux idéologies de haine de l’autre”.

 

RESPECT DE L’AUTRE

Les imams ont également la responsabilité de mettre en garde les plus jeunes contre les formes radicales de l’islam et de promouvoir la “vraie religion musulmane”.

“Il y a des gens qui instrumentalisent la religion musulmane à des fins politiques, pour porter atteinte à autrui”, a souligné le président du CFCM. “Il faudrait que les imams jouent leur rôle en disant attention, ‘la religion musulmane appelle au respect de l’autre, à vivre ensemble dans la paix et la sérénité. Ce discours doit être affiché avec beaucoup plus d’offensive, au moment où des radicaux s’expriment à travers la parole et des gestes violents.”

 

La formation des aumôniers dans le milieu carcéral devrait également être améliorée pour tenter de prévenir toute radicalisation ou dérives.

A une semaine du congrès de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui doit se tenir du 6 au 9 avril au Bourget, près de Paris, la France a interdit jeudi l’entrée sur son territoire de quatre prédicateurs musulmans de renom, soulignant que leurs positions et propos “dans le contexte actuel, représentent un fort risque de troubles à l’ordre public”.

Cheikh Youssef Al Qaradaoui, religieux qatari d’origine égyptienne considéré comme le plus influent théologien du monde arabe, et le prédicateur égyptien cheikh Mahmoud Al Masri ont, quant à eux, renoncé à venir.

Dans un communiqué publié vendredi, Marine Le Pen, candidat du Front national à l’élection présidentielle, demande la dissolution de l’UOIF et l’interdiction de son congrès.

“Plutôt qu’une vaine agitation électoraliste à trois semaines du premier tour, il faut prendre sans tarder et sans faiblesse des mesures drastiques contre l’islam radical”, peut-on lire. Source ici

 http://lagerbitude.wordpress.com/2012/04/18/la-communaute-musulmane-unie-contre-la-menace-extremiste/

avril 12, 2012

L’échec de l’intégration aux « standards français » redonne espoir à l’Islam radical.

La politique de « regroupement familial » inaugurée par le Président Giscard d’Estaing et son Premier Ministre Jacques Chirac, a transformé en profondeur le statut des travailleurs immigrés d’origine maghrébine. Ceux-ci privés de leurs familles, avaient hâte de rentrer chez eux. Entourés des leurs, aucune motivation ne les conduisait à envisager cette perspective. Par le jeu complexe et subtil des intérêts affectifs et religieux, de l’absence de capacité à prévoir et de la…malchance, cette politique de regroupement favorisera l’émergence d’une réalité qui s’opposera, à toute atteinte, ou jugée telle, de l’Islam et de ses principes.

On ne peut sérieusement supposer qu’une telle politique initiée par François Mitterand et son ministre Gaston Deferre, par la création de la carte de séjour, visait à susciter le problème rencontré aujourd’hui. Pas plus qu’on ne peut soutenir que le Président Giscard d’Estaing ignorait les effets redoutables du regroupement familial.

La politique générale qui a inspiré ces mesures favorisant, en l’occurrence, l’accueil des Arabes d’origine maghrébine, tout comme la philosophie politique qui lui sert de justificatif sont similaires aux dispositions arrêtées en la matière, dès la fin de la Première Guerre Mondiale, pour l’accueil des travailleurs Européens (Polonais, Portugais, Espagnols, Italiens, etc…)

Or, la confusion est grande et le préjudice ne l’est pas moins : Ces initiatives visant des individus de cultures identiques, tout se passe comme si, on tenait à poursuivre, vis-à-vis des Musulmans, une démarche qui occulte leur foi. Or, de nombreux Maghrébins, Musulmans assimilés aux travailleurs Chrétiens, confirment aujourd’hui, que les mesures prises doivent être revues à l’aune de la Charia. Ils soutiennent donc une attitude qui a de nombreux points communs avec la sécession.

« D’un point de vue biblique », les Musulmans ont demandé et obtenu et parfois obtenu sans demander. Ils ne sauraient être tenus pour responsables, d’une investigation à la charge de la France qui devra assumer les conséquences de sa candeur.

Les gouvernements Français jugèrent que la seule ambition de ces « étrangers » était d’épouser la France. Que si des difficultés survenaient, la volonté d’intégration serait la plus forte. Encore eût-il fallu pour atteindre cet objectif que la volonté politique facilite, voire oblige à l’intégration, ce qui ne fut pas le cas. Et que fût précisée que la volonté d’épouser la France était réelle, sous réserve de…conversion !

Pour de multiples raisons, cette politique fut un fiasco. Les générations montantes désavouent la volonté assimilationniste de leurs parents et tentent de renouer avec leurs racines, radicalement étrangères à celles de la France. Le regroupement familial aidant, a permis à ces étrangers, pour qui des régularisations en masse ont permis l’octroi de la citoyenneté française, de manifester sans gêne l’appartenance à un système religieux dont les Français découvrent avec stupeur qu’ils n’en n’avaient pas mesuré l’hostilité radicale à leur égard.

A moins que la probabilité des difficultés futures, n’ait échappé à personne et que, c’est dans le chapitre sulfureux des règlements de compte qu’on trouvera la réponse aux héritages ingérables. Quoiqu’il en soit, tant les dirigeants, que les animateurs, à quelque niveau que leurs responsabilités s’exercent ne seront efficaces que si la « réalité islamique » leur apparaît telle qu’elle n’aurait jamais du cesser de se maintenir : étrangère à l’esprit et aux pratiques occidentales, voire antinomiques.

Non, vraiment tous les Musulmans de France, sont loin d’être des…harkis !

http://www.arnoldlagemi.com/?p=2027

avril 4, 2012

Les paroles de Qaradawi résument la vraie nature de l’UOIF : dissolution !

 L’organisation veut poursuivre Marine Le Pen en justice après que la Présidente du Front National ait demandé son interdiction et celle de son rassemblement annuel du 6 au 9 avril au Bourget, près de Paris.

Dans un communiqué, l’UOIF estime que la liberté d’association et d’expression, «l’un des fondements de notre République», ne saurait être «remis en cause pour des raisons électoralistes évidentes.»

«Les propos de Marine Le Pen sont une fois de plus diffamatoires», écrit l’UOIF, soulignant avoir «toujours agi dans le cadre de la légalité» et n’avoir jamais «été inquiété par la justice» depuis 29 ans.

«Cette accusation mensongère et intolérable met en danger, à travers l’UOIF, l’ensemble des musulmans de France», ajoute-t-elle, en annonçant son intention «de poursuivre les auteurs de ces propos inacceptables en justice.»

http://fr.news.yahoo.com/video/france-5213024/l-uoif-va-attaquer-marine-le-pen-en-justice-28784536.html

L’UOIF veut se présenter comme une organisation respectable et voudrait nous faire croire qu’elle a toujours exercé son activité dans le cadre des lois républicaines et qu’elle n’a jamais été inquiétée par la justice.

Il est très difficile d’admettre que ces déclarations de l’UOIF soient sincères, sachant que depuis qu’elle organise tous les ans sa réunion annuelle au Bourget et ce depuis 1988, elle invite des prédicateurs qui assènent des horreurs sur l’Occident et notre pays.

Elle comptait encore inviter cette année, des soit disant savants comme Youssef Al Qaradawi, membre de la confrérie des Frères Musulmans et du Conseil Européen de la recherche et de la Fatwa, le Palestinien Akrima Sabri, les Saoudiens Ayed Bin Abdallah Al Qarni et Abdallah Basfar, et l’Egyptien Safwat Al Hijazi.

Pour comprendre la vraie nature de l’UOIF il suffit se s’appuyer sur quelques déclarations de Youssef Al Qaradawi qui ne laissent aucun doute sur ses réelles motivations et intentions :

Sur l’apostasie Youssef Al Qaradawi écrit :

« `Abd Ar-Razzâq, Al- Bayhaqit Ibn Hazm rapportent qu’Anas, revenant de Tastour, se rendit chez Umar. Ce dernier lui demanda : « Qu’ont fait les six de la tribu de Bakr Ibn Wâi Il qui ont renié l’islam et qui ont rejoint les idolâtres ? » Anas répondit : « Ô Commandeur des Croyants, ce groupe de gens qui ont renié l’Islam et qui ont rejoint les idolâtres ont été tués sur le champ de bataille. » `Umar reprit : « Nous appartenons à Dieu, et c’est à Lui que nous retournerons. » Anas dit : « Mais avaient-ils une autre issue que d’être tués ? » `Umar répondit : « Oui, j’allais leur proposer l’Islam et, s’ils refusaient, j’allais les mettre en prison. » (…) Le sens de cette tradition est que `Umar a pensé que la peine de mort n’était pas applicable à l’apostat en toute situation. Elle peut être annulée ou reportée si une nécessité impose son annulation ou son report. Dans ce cas précis, la nécessité consiste en l’état de guerre, en la proximité géographique entre ces apostats et les idolâtres et en la crainte que ces apostats ne soient tentés de passer à l’ennemi. `Umar a probablement fait l’analogie avec ce qu’avait dit le Prophète — paix et bénédiction sur lui : « Ne coupez pas les mains pendant les batailles. », et cela de crainte que le voleur, furieux, ne rejoigne l’ennemi.

En 2004, Youssef Al Qaradawi soutient le Hamas et justifie le recours aux attentats suicides en Israël.

Le 3 février 2006 sur la chaîne Al Jazeera, Youssel Al Qaradawi parle de l’affaire des caricatures et il cite l’imam al Shafi « Quiconque est en colère et ne déchaîne pas sa colère est un âne, et nous ne sommes pas une nation d’ânes qu’on chevauche, nous sommes des Lions qui rugissent! Nous sommes des lions qui protégeons nos tanières et lavons l’affront subi par ce qui nous est sacré. Nous ne sommes pas un peuple d’ânes, mais un peuple qui se déchaîne pour l’amour d’Allah, de son Prophète et de son Livre… Nous sommes la nation de Mohamed et nous n’accepterons jamais que notre religion soit humiliée…. Nous devons nous déchaîner et le montrer au monde entier…. »

En janvier 2009, il déclare sur Al-Jazeera: « Tout au long de l’histoire, Allah a imposé [aux juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. […] C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans ».

Au sujet des sionistes israéliens il dit « La seule chose que j’espère, au crépuscule de ma vie, c’est que Allah me donne l’opportunité d’aller au pays du jihad et de la résistance, ceci même sur un fauteuil roulant. Je tuerai les ennemis d’Allah, les juifs.

Voici encore un autre condensé des déclarations de ce grand « savant » qui selon l’UOIF, « travail sans relâche pour la paix, le dialogue entre les peuples et le respect des valeurs universelles ».

http://www.youtube.com/watch?v=7WiIjs3lfHU&feature=player_embedded#!

Après ces déclarations explicites, comment pouvons-nous croire que l’UOIF soit une organisation pacifique. Elle nous montre plutôt le visage d’une organisation belliqueuse qui cherche à entrainer les musulmans dans une confrontation avec les mécréants, les chrétiens et les juifs.

Pour comprendre, ce qui se cache derrière l’UOIF, il est important de lire le rapport rédigé par Le Centre Simon Wiesenthal Europe en 2004 qui accusait cette soit-disant organisation pacifique d’antisémite et de faire l’apologie et de contribuer au financement du terrorisme et d’appeler au djihad.

http://www.upjf.org/fr/4901-le-rapport-qui-accusait-l-uoif–en-2004-antisemitisme-apologie-et-financement-du-terrorisme-et-appel-au-djihad.html

Que cette organisation ose aujourd’hui porter plainte contre Marine Le Pen pour diffamation, parait des plus incongrues, pour ne pas dire plus.

Ce qui n’est pas compréhensible, c’est que cette organisation soit encore tolérée dans notre pays et nous ne comprenons pas pour quelle raison, le gouvernement Français n’ait pas interdit plutôt une telle organisation des plus controversée qui met en danger les musulmans qui vivent sur notre territoire.

L’UOIF est en fait une organisation subversive, liberticide et qui porte atteinte aux valeurs fondamentales qui fondent notre République une et indivisible.

Nous attendons donc de la part du Gouvernement Français qu’il prenne une fois pour toutes ses responsabilités en décrétant la dissolution de l’UOIF qui n’a pas sa place dans le Pays de Voltaire et du siècle des lumières.

Fabrice LETAILLEUR/http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/

http://marie-masson-gaechter.over-blog.com/article-les-paroles-de-qaradawi-resument-la-vraie-nature-de-l-uoif-dissolution-102819483.html

 

Étiquettes : , ,
avril 2, 2012

Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France

 

Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France

Les « Gaulois d’Al-Qaida » : les convertis à l’islam radical en France

 

Parmi les islamistes radicaux interpellés vendredi dernier en France, figure Willy Brigitte, converti d’origine antillaise, représentatif de ces « Gaulois d’Al-Qaida », jeunes occidentaux convertis à l’islam radical dont le chercheur Paul Landau analyse le parcours dans son livre Pour Allah jusqu’à la mort. Extrait.

Nous avons relaté dans un précédent chapitre l’itinéraire de Lionel Dumont, membre du « gang de Roubaix » qui a défrayé la chronique dans le nord de la France en 1995-1996. Dumont n’est cependant pas le seul Français converti à l’islam radical. Il existe plusieurs autres cas, pour la plupart moins bien connus, de convertis à l’islam radical en France, où ce phénomène est en progression. Ce sont ces « Gaulois d’Al-Qaida » que nous allons passer en revue à présent, en décrivant successivement les parcours des frères David et Jérôme Courtailler, de Pierre Richard Antoine Robert, des convertis d’origine antillaise Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir et des convertis de la « filière toulousaine »…

III – Les convertis antillais : Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir

 

Plusieurs convertis à l’islam radical en France ont des origines antillaises, ce qui illustre selon certains observateurs le phénomène des conversions en milieu afro-antillais, en augmentation depuis plusieurs années. Nous allons retracer les parcours de trois convertis à l’islam radical d’origine antillaise (ou dont un parent est d’origine antillaise) : Willy Brigitte, Johann Bonté et Jean-Marc Grandvisir.

 

Né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, Willy Brigitte est élevé par sa tante en métropole, à Epinay-sur-Seine dans la banlieue parisienne. Il se convertit à l’islam à l’âge de 30 ans et part étudier fin 1998 dans une école coranique du Yémen, puis au Pakistan. D’après l’enquête de la police française, il aurait été recruté en septembre 2001 par le Lashkar e-Taiba, groupe islamiste pakistanais (par lequel est également passé le « taliban australien », David Hicks). Il aurait suivi, aux côtés d’autres djihadistes étrangers, un entraînement dans le camp de Faisalabad, comportant une formation au maniement des armes et des explosifs. De retour en France en mars 2002, il aurait participé à des entraînements en Normandie et en forêt de Fontainebleau, au sein d’un groupe islamiste surnommé les « campeurs » par la police. Deux membres du même groupe sont morts en Afghanistan en 2001 : Samir Ferraga et Djamel Loiseau, retrouvé mort de froid dans les montagnes afghanes de Tora Bora le 24 décembre 2001.

 

islam radical,convertis,paul landau

En 2003, Brigitte est envoyé en Australie par un responsable britannique du Lashkar e-Taiba. Il y est interpellé le 9 octobre 2003 et expulsé vers la France. Lors de son arrestation, les policiers australiens ont trouvé dans son ordinateur un lien Internet vers un site décrivant des installations sensibles du pays. Parmi les cibles potentielles d’attentats se trouvait notamment le réacteur nucléaire de Lucas Height, à Sydney. Willy Brigitte est inculpé d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Lors de son procès, en février 2007, le parquet requiert la peine maximale, 10 ans d’emprisonnement. Brigitte conteste toute implication dans une entreprise terroriste, déclarant à la barre : « le terrorisme est contraire à la conception de la vie et aux préceptes de l’islam ». Au terme de son procès, il est condamné à neuf ans de prison ferme, assortis d’une peine de sûreté des deux tiers.

 

Johann Bonté, de mère bretonne et de père antillais, est né à Corbeil-Essonnes. Il se convertit à l’islam en 1999, sous l’influence de son beau-frère, Djamel Beghal. Bonté est en effet le demi-frère de Sylvie, jeune Française blonde et menue qui s’est convertie à l’islam. Le parcours de Johann Bonté illustre l’importance des liens familiaux dans le développement des réseaux islamistes, que plusieurs observateurs ont soulignée . Le chercheur américain Marc Sageman cite à ce propos plusieurs cas de familles djihadistes, en Egypte, au Canada et parmi les terroristes du 11 septembre. C’est pour tenter de le remettre sur le droit chemin que la mère de Johann, qui a eu beaucoup d’ennuis avec la police dans sa jeunesse, décide de l’envoyer passer quelques semaines chez son beau-frère, Djamel, qui demeure alors à Londres. Lorsqu’il en revient au bout de quelques mois, il est devenu musulman. Mais il est surtout recruté par Djamel Beghal, qui l’a enrôlé dans son projet d’attentat contre l’ambassade américaine à Paris.

 

Jean-Marc Grandvisir, ami de Bonté, est lui aussi un converti à l’islam d’origine antillaise. Ce géant sportif qui mesure près de deux mètres travaille comme médiateur à la mairie de Corbeil-Essonnes. Il jouit d’une excellente réputation auprès des services municipaux et des jeunes de la ville, comme l’explique l’un d’eux à un journaliste du Nouvel Observateur : « Il ne porte ni barbe ni djellaba. Il ne fait aucune propagande. Même s’il a choisi Oussama comme prénom musulman. Des mauvaises langues racontent qu’il s’est rebaptisé comme ça après les attentats contre l’ambassade américaine à Nairobi, attribués à Ben Laden ». Le 20 septembre 2001, Jean-Marc Grandvisir et Johann Bonté se rendent tous deux à Chilly-Mazarin, à 20 km de Corbeil, dans un appartement où se trouvent des amis de Djamel Beghal. Celui-ci a été interpellé en juillet à Dubaï et il est passé aux aveux, donnant les noms de ses complices en France. Les policiers des RG et de la DST ont monté une planque dans l’appartement de Chilly-Mazarin, où se réunissent les membres du réseau Beghal. Ce jour-là, les policiers se décident à intervenir, craignant que les membres du groupe ne soient alertés par la publication dans la presse de l’arrestation de Djamel Beghal. Grandvisir et Bonté sont arrêtés avec les autres hommes présents dans l’appartement. Le procès du réseau Beghal n’aura lieu que trois ans plus tard, en janvier 2005, au terme d’une longue information judiciaire. Johann Bonté, seul à comparaître libre, sera condamné à un an de prison, la peine la plus légère de tous les membres du réseau inculpés.

 

(Extrait de Pour allah jusqu’à la mort, Enquête sur les convertis à l’islam radical, Ed. du Rocher 2008)

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2012/04/02/les-gaulois-d-al-qaida-les-convertis-a-l-islam-radical-en-fr.html

avril 2, 2012

Bernard Squarcini, chef du Renseignement intérieur, dévoile les inquiétantes ambitions du groupe islamiste « Forsane Alizza »

En exclusivité, Bernard Squarcini, chef du Renseignement intérieur, dévoile les inquiétantes ambitions du groupe islamiste « Forsane Alizza », neutralisé hier et dont certains membres ont été arrêtés à Marseille et dans le Gard

Bernard Squarcini, directeur central du Renseignement intérieur, enquêtait sur

Bernard Squarcini, directeur central du Renseignement intérieur, enquêtait sur « Forsane Alizza » depuis le mois d’octobre dernier.

Photo Nicolas Vallauri

 

Un enlèvement, des opérations criminelles au nom de l’islam radical ? Voilà les menaces que laissaient planer « Forsane Alizza », un groupe de fondamentalistes musulmans, jusqu’ici inconnu du grand public. L’opération menée hier par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la Police judiciaire a permis de saper les ambitions d’une vingtaine de ses membres. Le chef de la DCRI livre les dessous de l’enquête.

Quelle menace faisait peser les membres de ce groupe sur la sécurité nationale ?
Bernard Squarcini : On bosse depuis octobre sur eux, en enquête préliminaire, avec beaucoup de surveillances et un gros travail de fond avec la section antiterroriste de Paris. Le groupe avait été dissous depuis le 29 février et les avoirs de 26 d’entre eux ont été gelés. Mais ils continuaient à suivre un entraînement physique, dans les parcs, les bois et recherchaient des armes. Certains pratiquaient le paintball, d’autres faisaient du jogging, comme de jeunes cadres dynamiques. Nous avons par ailleurs retrouvé un lot impressionnant de kalachnikov à Marseille. C’est un groupe constitué, d’une véritable dangerosité. Malgré leur dissolution et l’arrêt de leur site internet, ils poursuivaient leurs activités.

Quel genre d’actions entendaient-ils mener ?
B.S. : L’idée, c’est de faire le djihad (la guerre sainte) en France. Eux ne sont pas allés au Pakistan. Ce sont des Français qui s’entraînent sur le territoire. Ils voulaient nommer des émirs dans chaque région. Ce qui était important à leurs yeux, c’était de se structurer de façon solide. Il y avait des séances collectives d’aguerrissement, avec un discours très violent, un endoctrinement religieux. Ils semblaient préparer un enlèvement. En revanche, sur le financement, on attend encore qu’ils s’expliquent. Lire la suite sur www.laprovence.com


http://danilette.over-blog.com/article-bernard-squarcini-chef-du-renseignement-interieur-devoile-les-inquietantes-ambitions-du-groupe-is-102625255.html

mars 24, 2012

ISLAM RADICAL – La filière toulousaine, extrait du livre Pour Allah jusqu’à la mort

de Paul Landau

Bien avant Mohammed Merah, l’islam radical s’est implanté dans la région toulousaine, comme je l’ai décrit dans mon livre Pour Allah jusqu’à la mort (éditions du Rocher 2008). Thomas Barnouin est un converti et pas un musulman de souche comme Merah, mais leurs parcours sont assez similaires. Ce livre passé relativement inaperçu à l’époque décrit précisément le processus par lequel des jeunes occidentaux (convertis ou musulmans) deviennent des djihadistes et commettent des actes de « folie » comme celui de Toulouse. Il est toujours d’actualité… P.I.L

EXTRAIT DE POUR ALLAH JUSQU’A LA MORT, PAGES 123-127

IV – La filière toulousaine

Lorenzo Vidino, auteur d’un livre important sur Al-Qaida en Europe, faisait observer récemment que l’islam radical, traditionnellement implanté dans les grandes métropoles et les villes moyennes, s’étendait au cours des dernières années aux zones rurales européennes [1]. Cette observation a été confirmée par le démantèlement récent en France d’une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak, implantée dans la région toulousaine et notamment dans les localités de Colomiers et Capdenac-le-Haut, près de Figeac, dans le Lot. Cette filière fonctionnait depuis plusieurs mois, selon l’enquête menée conjointement par les renseignements généraux, la police judiciaire et la sous-direction antiterroriste (SDAT). Son démantèlement a débuté en février 2007 avec l’arrestation de deux djihadistes expulsés de Syrie, interpellés à leur descente d’avion à l’aéroport d’Orly. L’un des deux est un converti, Thomas Barnouin, albigeois de 26 ans devenu Abdelhakim après sa conversion.

La maison des époux Corel

Artigat est un village de 1200 habitants, dans l’Ariège. Jusqu’à récemment, il était connu surtout pour avoir été le théâtre d’une histoire fameuse, qui a inspiré de nombreux romanciers et cinéastes : celle de Martin Guerre, paysan français du XVIe siècle. Mais depuis quelques mois, Artigat est devenu célèbre pour une tout autre raison. Tout a commencé au début des années 1990, quand les époux Corel ont attiré autour d’eux plusieurs familles de musulmans et de convertis à l’islam. Au début, c’était plutôt une espèce de « communauté » installée dans une vieille ferme, puis dans des maisons construites au hameau des Lanes. Mais les apparences sont trompeuses : la vie bucolique de ces familles musulmanes dans la campagne ariégeoise cachait en fait une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak…

Les époux Corel sont tous deux des musulmans franco-syriens. Olivier Corel, la soixantaine, grand et élancé, ressemble à une sorte d’émir égaré dans la campagne, avec sa barbe blanche. Avec sa femme Nadia, née en Syrie comme lui, ils se sont installés dans la région et petit à petit, Corel est devenu un imam autoproclamé pour plusieurs jeunes maghrébins réislamisés et « Gaulois » convertis des banlieues toulousaines. La communauté vit en quasi-autarcie, vendant des poteries et des fripes sur les marchés avoisinants. Mais derrière cette façade inoffensive, plusieurs signes attestent d’une radicalisation. Des voisins se souviendront d’avoir entendu les « cris de joie des mômes le 11 septembre 2001 ». Les femmes de la communauté arborent le tchador et retirent leurs enfants de l’école du village, trop laïque à leurs yeux. Les Renseignements généraux surveillent de près les visiteurs, et multiplient les écoutes téléphoniques et surveillances. « Il y a des kilomètres de littérature sur chacun de ces gars-là », racontera un enquêteur aux journalistes après le démantèlement du réseau.

Thomas-Abdelhakim, le djihadiste albigeois

L’itinéraire de Thomas Barnouin est significatif de l’engouement que suscitent l’islam radical et le djihad irakien, jusque dans des petites villes de la province française que l’on croyait récemment encore à l’abri de ce phénomène. Fils d’enseignants, Thomas a d’abord été témoin de Jéhovah, avant de se convertir à l’islam en 1999. Les témoignages recueillis par le quotidien local de Toulouse, La Dépêche, le décrivent comme un « garçon calme et discret ». Après sa conversion , il fréquente la mosquée d’Albi. En 2001, il s’inscrit à l’« Institut européen des Sciences humaines » (IESH), à Saint-Léger-de-Fougeret, près de Château Chinon dans la Nièvre. Derrière ce nom anodin se cache le premier centre de formation des imams de France, créé en 1990 par l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF), organisation proche des Frères musulmans qui entend ainsi asseoir son emprise sur l’islam dans l’Hexagone[2]. Mais ses études islamiques à l’IESH ne durent pas longtemps : inscrit pour l’année 2001-2002, il est convoqué en conseil de discipline quelques jours après la rentrée. Le responsable de la scolarité explique à un journaliste que Thomas Barnouin « n’a pas fini sa scolarité et n’a pas passé d’examens ». L’institut refuse toutefois de donner les raisons des sanctions prononcées contre son ancien élève.

Thomas Barnouin décide de poursuivre ses études coraniques à l’étranger. Il se rend en Arabie saoudite, d’abord à La Mecque, puis à Médine où il suit des cours à l’université islamique de la ville sainte. C’est là qu’il rencontre des gens qui « lui ouvrent les yeux sur ce qui se passe en Irak », expliquera-t-il aux policiers français après son arrestation. Fin 2006, Thomas-Abdelhakim entre en contact avec un certain Abou Hassi, « facilitateur » saoudien qui organise le passage vers l’Irak de djihadistes saoudiens, en passant par la Jordanie. Dans le royaume hachémite, il est acheminé par un autre passeur jusqu’à la zone des « Trois Frontières » (Jordanie, Syrie, Irak), et pénètre en Syrie. Mais il a été repéré par les services de sécurité saoudiens, qui ont enregistré ses conversations avec deux autres membres du réseau toulousain, auxquels il a donné rendez-vous en Syrie. Parvenu en Syrie, il rejoint un groupe de djihadistes avec lesquels il s’entraîne au maniement des armes, en attendant de gagner l’Irak. Mais Thomas n’atteindra jamais le pays du djihad : le 12 décembre 2006, son groupe est repéré par les services de sécurité syriens, qui ont été alertés par leurs homologues saoudiens. Ceux-ci donnent l’assaut à la maison où se trouvent Barnouin et ses camarades. Capturé, celui-ci est remis aux services français à Damas et placé dans un vol Air France à destination de Paris.

Lors de son interrogatoire par les polices de la SDAT (unité antiterroriste), Barnouin reconnaîtra avoir tenté de passer en Irak, « les armes à la main ». L’enquête menée conjointement en France et en Belgique établira des liens entre la filière toulousaine et la filière belge dont faisait partie la kamikaze Muriel Degauque. Après l’arrestation de Thomas Barnouin et de Sabri Essid à leur descente de l’avion en provenance de Damas, la police interpelle onze autres suspects dans la région toulousaine. A leurs domiciles, elle saisit des dossiers de « candidature » au djihad comprenant des lettres de motivation, des lettres de recommandation émanant de responsables religieux musulmans qui attestent de leur sincérité de « croyants », et même des « testaments » de djihadistes en vue de leur « martyre ». Plusieurs des suspects interpellés ont séjourné en Egypte, dans l’école coranique Aziz El-Bila, et en Syrie, officiellement pour y apprendre l’arabe littéraire et le Coran. Dans les mois qui suivent, l’enquête menée conjointement par les policiers français et leurs homologues belges aboutit à de nouvelles interpellations.

C’est après l’arrestation de Thomas Barnouin – Abdelkrim que la police décide de passer à l’action contre la communauté des Lanes. Au domicile des époux Corel, on ne retrouvera ni armes, ni manuels de formation au djihad. Seulement des livres religieux musulmans. Mais pour les policiers, le rôle d’Olivier Corel a clairement été déterminant : « malgré son discours fondamentaliste, c’est d’abord un intellectuel, un prédicateur et non un cadre militaire du terrorisme », expliquent les policiers qui ont mené l’enquête. « Il n’en est que plus redoutable, d’autant qu’il a un ascendant certain sur ses ouailles âgées de 25 à 30 ans, dont le parcours est quelquefois chaotique et qui n’en sont que plus vulnérables ». Depuis le mois de février 2007, Olivier Corel est placé sous contrôle judiciaire et mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Les policiers lui attribuent la direction de la filière de recrutement de djihadistes démantelée dans les environs de Toulouse.


[1] Lorenzo Vidino, « Current Trends in Jihadi Networks in Europe », Terrorism Monitor, Volume 5, Issue 20, octobre 2007.

[2] Sur l’UOIF et son mentor, le cheikh Qaradawi, je renvoie à mon livre Le Sabre et le Coran, op. cit., p. 198 s. Le rôle du cheikh Qaradawi est abordé plus en détail dans le chapitre 10, « Les convertis au cœur de la stratégie islamiste ».