Posts tagged ‘EXODE’

avril 5, 2012

Je me pose sans arrêt la question: quel est l’avenir des Juifs de Diaspora?

« On peut donc s’attendre que l’Europe soit une terre d’élection pour l’antijudaïsme. »

Le premier devoir des Juifs, ce n’est pas, comme l’imaginait Herzl, de délivrer l’Europe des Juifs. Le premier devoir des Juifs, c’est de se délivrer de l’Europe. Non pas en l’ignorant […], mais en la connaissant complètement, telle qu’elle a été – criminelle par commission – et telle qu’elle est devenue: criminelle par omission sans limites. » (Jean-Claude Milner)

« Heureusement que nombreux sont ceux qui, parmi notre jeunesse, ont décidé qu’ils voulaient être respectés tels qu’ils sont, sans se compromettre. Ils ont compris que leur avenir est ailleurs, en Israël. Oui, en Israël! Point n’est besoin de nous reprocher notre franchise. Il n’y a personne, ici, à ménager dans l’espoir de recevoir quelque chose en retour, de se faire «bien voir». »

Editorial signé Betty Dan Faynsztein, présidente de l’Organisation sioniste de Belgique, paru dans le Fax de Jérusalem spécial Pessah Yom Haatzmaout:

«En vérité, je vous le dis…»

– 42 ans de vie communautaire, commencée en 1970 avec l’organisation de voyages en Belgique pour les grands blessés de Tsahal de la guerre d’usure!
– 42 ans de lutte contre l’antisémitisme et l’antisionisme, deux pseudo-idéologies qui se confondent et que certains, dans leur désir d’être «politiquement corrects», s’échinent à rendre distinctes!
– 42 ans de tentatives de faire respecter Israël et les Juifs de Diaspora !

Pour en arriver où ? Quelques exemples ?
– Nos enfants et petits-enfants ne peuvent plus se promener, kippa sur la tête.
– Nos enfants et petits-enfants se sont vu interdire de prendre leur moyen de transport dans certaines stations.
– Nos véhicules ne peuvent plus afficher des autocollants vantant, soit le soleil d’Israël, soit les « signes extérieurs» de fêtes juives.
– Les Haverim des mouvements de jeunesse juifs ne peuvent plus jouer dans les parcs publics.
– Des débats sereins ne peuvent plus se tenir dans le temple du Librex [Cercle du Libre Examen (Librex) de l’Université Libre de Bruxelles].

Mais, me direz-vous, tout cela n’est pas interdit.

Bien évidemment qu’aucune loi ne l’interdit! Mais nous connaissons tous les risques encourus, en cas de négligence! La terrible tragédie survenue à Toulouse nous a ramenés à une triste réalité que nous avons maintes fois connue. Souvenons-nous: rue Copernic (octobre 1980), Anvers (octobre 81), l’assassinat barbare d’Ilan Halimi (2006)… En 2004, les actes racistes et antisémites avaient atteint des niveaux « exceptionnels et inquiétants », selon le rapport annuel de la Commission nationale française consultative des droits de l’Homme (CNCDH). Puis, lorsque «cela se calme», on se dit que, ma foi, la situation n’est pas aussi grave que certains veulent le penser.

Mais moi, je me pose sans arrêt la question: quel est l’avenir des Juifs de Diaspora?

Il sera serein, à condition qu’ils deviennent dociles, s’abstiennent de faire des vagues, de rappeler le passé («on en a marre que vous reveniez sans cesse sur la Shoah!»). Qu’ils s’abstiennent d’afficher leur attachement à Israël. Israël qui se manifeste chaque fois que les Juifs de Diaspora sont attaqués. S’ils sont bien sages, il n’y aura pas de problème.

Je sais que ces propos peuvent choquer mais il est temps que nous disions les choses telles qu’elles sont ! Et la situation est inquiétante.

Les générations qui nous ont précédés n’imaginaient pas qu’en 2012 rien n’aurait changé sous le soleil. Effectivement, rien n’a changé et tout a changé dans le mauvais sens. Plus le temps passe, plus on s’éloigne du sentiment de «malaise», je dirais même de «culpabilité» de certains par rapport à la tragédie de la Shoah, plus la parole est libérée. Plus «on» différencie antisionisme d’antisémitisme, même dans notre Communauté!

Aujourd’hui, tout est permis: les blagues antisémites, les articles incendiaires, les sketches effroyables. Et, parmi nous, les «politiquement corrects», les «dociles» choisissent, soit de rire (un peu jaune), soit de brandir la fameuse «liberté d’expression».

Ils ne savent pas à quel point ils se trompent. Ils ne savent pas à quel point ils se bercent d’illusions, lorsqu’ils se précipitent pour «être sur la photo» avec des «personnalités» qui, en fait, se servent d’eux.

En ce qui nous concerne, il n’y aura aucune concession dans notre lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la désinformation et le négationnisme qui a repris récemment du poil de la bête.

Heureusement que nombreux sont ceux qui, parmi notre jeunesse, ont décidé qu’ils voulaient être respectés tels qu’ils sont, sans se compromettre. Ils ont compris que leur avenir est ailleurs, en Israël. Oui, en Israël! Point n’est besoin de nous reprocher notre franchise. Il n’y a personne, ici, à ménager dans l’espoir de recevoir quelque chose en retour, de se faire «bien voir». Ce magazine ne doit rien à personne, rien à des partis politiques, rien à des puissants, rien à des média.

Et, je vous le dis, notre Communauté, à force de vouloir se montrer exemplaire, est en danger, peut-être pas en danger physique, croyais-je, avant l’insoutenable attentat de Toulouse qui a coûté la vie à un professeur et trois jeunes enfants.

Notre Communauté est en danger de perdre son âme!

Betty Dan Faynsztein

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avril 2, 2012

Sauf retour à la sécurité, un exode massif des Juifs de France est prévisible !

Dans un courrier retrouvé dans les archives personnelles de ma famille, j’extrais cette lettre du général de Gaulle, en date du 19 Octobre 1948,  où le général définit la République restaurée. On y observera que le portrait souhaité pourrait inspirer ceux qui, par vocation ayant appris à ne pas plier, pourraient encore recevoir de « l’homme du 18 Juin, »  une leçon d’indépendance nationale : « ….le redressement de l’Etat, le salut de la monnaie, le retour du pays à l’équilibre et à la sécurité ; bref, la vie même de la France etc… »

 

Nous en sommes là, donc par la faiblesse de l’Etat, dont le renforcement garantirait le redressement, par la crainte et la sécurité par la sanction. Les Juifs de France ne peuvent plus soutenir qu’ils sont en sécurité, tout comme le détenteur d’un uniforme attestant de la puissance publique.

Au-delà de la tuerie de Toulouse, ce qui doit être retenu, c’est que la détérioration sécuritaire n’est pas née en France par génération spontanée. Elle évolue lentement mais sûrement dans la faiblesse confirmée de l’Etat. Seules des sanctions sévères et exemplaires frappant les imaginations, engendreront effroi et stupeur devant la capacité française à réagir.

Car, c’est bien de cela dont il est question. Plus personne ne croit que la France veut ou va réagir. Et c’est précisément là que le stratège de l’Elysée devra frapper. Car, il tombe sous le bon sens, que l’initiative du monstre de Toulouse fait douter les Juifs de France de l’opportunité de rester à leur place. C’était, peut être le but recherché !

« La vie même de la France est inséparable du sentiment de sécurité. ».  Or, des militaires Français, outre les victimes civiles ont été l’objet du massacre. Quand bien même l’assassin, eût été seul dans l’accomplissement de son geste, celui-ci vient à la rescousse d’une telle quantité de données antirépublicaines, antijuives et antisionistes, dont l’Etat n’a pas su prévoir les fatales conséquences,  qu’il est la preuve cinglante que les valeurs de la République ne sont plus respectées parce que la faiblesse de l’Etat a interrompu la respectabilité qui les entourait.

Le Chef de l’Etat sait qu’une autre initiative sanguinaire pourrait sonner le glas de la présence juive. Ce qui serait dramatique pour les Juifs mais tragique pour la France !

 

http://www.arnoldlagemi.com/?p=1983

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février 29, 2012

L’ EXODE DU SILENCE

Question : Quelle différence y a-t-il entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

L’un a été contraint de quitter sa maison, ses biens, sa terre par l’usage de la force, par la destruction et l’anéantissement.

L’autre a été déplacé de quelques kilomètres sous les ordres des chefs militaires arabes, le temps de détruire le foyer national juif autonome.

L’un n’a jamais obtenu de reconnaissance internationale.

L’autre dispose d’un statut particulier qu’aucun autre réfugié au monde n’oserait espérer, perdurant depuis plus de 60 ans, et absorbant plus de 1 md $ par an (2008) pour une gestion de 4 millions de bénéficiaires, quand 25 millions de réfugiés dans le monde ne disposent que de 1,5 md $ par an.

L’un a construit le pays dans lequel il vit, comptant sur sa seule volonté.

L’autre refuse tout effort pour quitter l’assistanat.

L’un a choisi de se conformer au droit international selon lequel un réfugié qui ne peut, au bout d’un an, retourner chez lui, doit s’installer et s’intégrer dans la société d’accueil.

L’autre s’efforce seulement de maintenir son statut privilégié, à la charge de la communauté internationale, dans le seul but idéologique de détruire l’Etat d’Israel souverain, légal et légitime.

En 1963, Israel a réussi le parti d’installer ses réfugiés sépharades et achkénazes, de Sdérot à Qyriat Shmona.

En 2009, la dénomination de “camp de réfugié palestinien” pour de véritables villes persiste par complaisance de la communauté internationale.

Pourtant, l’histoire des réfugiés juifs est évincée des livres d’histoire, au seul profit d’une vision borgne, partiale et injustifiée.

La présence de réfugiés juifs en Palestine mandataire est bien antérieure à la guerre d’indépendance, antérieur même à l’instauration de l’UNRWA, instance particulière de l’ONU destinée aux “Arabes résidant en Palestine depuis 2 ans” (sachant que le critère de base du HCR, par exemple pour les réfugiés africains, est la résidence ancestrale pour obtenir le statut de réfugié…).

La “grande révolte arabe” est avant tout un mouvement de purification ethnique dont les Juifs de Palestine sont les premières victimes. Dès 1936, on compte près de Tel Aviv et Rishon le Tsion les premiers réfugiés fuyant les assassinats et les persécutions des troupes arabes en Samarie et Judée.

Avril 1936: Camp de réfugiés juifs à Rishon leTsion fuyant les attaques arabes.
Avril 1936: Camp de réfugiés juifs à Rishon leTsion fuyant les attaques arabes.

Avant même que n’éclate “officiellement” la guerre d’indépendance, c’est-à-dire le 15 mai 1948, les réfugiés juifs sont nombreux et installés dans des camps de fortune.

début 1948: Camp de réfugiés juifs à proximité de Tel Aviv.
début 1948: Camp de réfugiés juifs à proximité de Tel Aviv.

Aux réfugiés de l’intérieur, il faut comptabiliser les réfugiés qui commencent à affluer des pays arabes.

Camp de réfugiés Juifs au Nord Neguev. 1949
Camp de réfugiés Juifs au Nord Neguev. 1949
Camp shaar aliyah 1949
Camp shaar aliyah 1949
Maabara : camp réfugiés juifs. 1949
Maabara : camp réfugiés juifs. 1949
Maabara 1948
Maabara 1948

Manque de moyens, chaleur exténuante l’été et rigueur hivernale, absence de travail, et aucun soutien des organisations internationales comme l’ONU…

Maabara: réfugié dans un camp provisoire. 1948. photo David Harris
Maabara: réfugié dans un camp provisoire. 1948. photo David Harris
Camp de réfugiés juifs près de Haifa. 1950. photo D. Harris
Camp de réfugiés juifs près de Haifa. 1950. photo D. Harris
Famille juive réfugiée en Israel. 1948. photo D. Harris
Famille juive réfugiée en Israel. 1948. photo D. Harris

Le soutien effectif provient des organisations juives, comme la WIZO, organisation sioniste des femmes.

Réfugiés soignés dans un camp par des infirmières de l'organisation WIZO
Réfugiés soignés dans un camp par des infirmières de l’organisation WIZO

Les réfugiés arrivent de tout le monde musulman, abandonnant leurs maisons, leur biens, leurs racines pluriséculaires.

Réfugiés marocains arrivant au port d'Haifa. 1950. photo David Harris
Réfugiés marocains arrivant au port d’Haifa. 1950. photo David Harris
Réfugiés en provenance d'Iraq. 1951.
Réfugiés en provenance d’Iraq. 1951.
Réfugiés juifs marocains. 1950. photo David Harris
Réfugiés juifs marocains. 1950. photo David Harris
Maman et son enfant, originaire du Yemen, au camp de Hased. 1948
Maman et son enfant, originaire du Yemen, au camp de Hased. 1948
Réfugiés yéménites. Haifa 1950.
Réfugiés yéménites. Haifa 1950.
Réfugiés juifs venant d'Iraq. 1951 (source mfa)
Réfugiés juifs venant d’Iraq. 1951 (source mfa)

L’arrivée de réfugiés Juifs en provenance d’Europe contredit de façon flagrante le discours idéologique présentant les Juifs comme des individus débarquant riches s’appropriant le bien de paisibles arabes.

Réfugiés juifs libérés des camps d'enfermement britanniques sur l'île de Chypre. 1949
Réfugiés juifs libérés des camps d’enfermement britanniques sur l’île de Chypre. 1949
Exodus_ port d'Haifa
Exodus_ port d’Haifa
Enfermement des réfugiés juifs européens, passagers de l'Exodus avant leur déportation en camp à Chypre
Enfermement des réfugiés juifs européens, passagers de l’Exodus avant leur déportation en camp à Chypre
Arrestation des passagers de l'Exodus
Arrestation des passagers de l’Exodus
Enfants arrêtés par les Britanniques pour entrée illégale en Palestine mandataire
Enfants arrêtés par les Britanniques pour entrée illégale en Palestine mandataire

Une situation non médiatisée qui anéantit le discours judéophobe qui cherche à délégitimer la présence juive en Israel. La thématique du “colon”, reprise du discours anticolonialiste, ne s’applique en rien à la situation des réfugiés juifs, bien souvent survivants de la Shoah (1/3 des habitants du Yichouv en 1948)

1947. Débarquement de survivants de la Shoah sur les plages près d'Haifa, fuyant l'arrivée des troupes britanniques.
1947. Débarquement de survivants de la Shoah sur les plages près d’Haifa, fuyant l’arrivée des troupes britanniques.
1946. Débarquement de survivants de la Shoah fuyant l'arrivée des Britanniques (synonyme d'enfermement en camp et expulsion)
1946. Débarquement de survivants de la Shoah fuyant l’arrivée des Britanniques (synonyme d’enfermement en camp et expulsion)
Colonne de réfugiés juifs en Allemagne. 1947
Colonne de réfugiés juifs en Allemagne. 1947
Réfugiés juifs européens apatrides quittant clandestinement les camps d'internement provisoire créés par les Alliés. Schwarzwald 1947
Réfugiés juifs européens apatrides quittant clandestinement les camps d’internement provisoire créés par les Alliés. Schwarzwald 1947
Arrivée d'orphelins, survivants de la Shoah. 1946
Arrivée d’orphelins, survivants de la Shoah. 1946
Jérémie 31 : 14-17
Jérémie 31 : 14-17
Yirmiyahu 31 : 14-17
Yirmiyahu 31 : 14-17

Le sionisme se présente comme la fin de la servitude, le retour dans la Terre Promise, et l’avènement de la liberté.

Arrivée de réfugiés juifs européens dans le port d'Haifa. 1950
Arrivée de réfugiés juifs européens en Terre Promise. port d’Haifa. 1950
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