Posts tagged ‘culture’

mai 17, 2012

Le célèbre écrivain Gerard Donovan traite les boycotteurs d’idiots

Un écrivain irlandais qui a été ciblé par la Campagne de Solidarité Palestine en Irlande a décrit la lettre ouverte qui lui avait été adressée comme de « l’intimidation pure et simple » et a ajouté qu’il ne se laisserait ni intimider ni persuader par les méthodes et arguments de l’ONG anti-israélienne.

Celle-ci a demandé publiquement à Gerard Donovan de ne pas participer au Festival international des écrivains qui se déroule en Israël cette semaine.

Le responsable de l’ONG a prétendu que n’ayant pas reçu de réponse de Gerard Donovan il publiait sur Internet l’ appel afin que le célèbre écrivain se soumette au boycott culturel d’Israël.  En réponse, M. Donovan a accusé les responsables de l’ONG de faire preuve « un certain culot » et qu’il n’était absolument pas au courant de la campagne car il vit en compagnie de ses trois chiens dans une cabane dans les bois de l’état de New York et se remet en ce moment d’un cancer et d’une série d’opérations aux jambes.  M. Donovan les a traités d’« idiots » car sa visite avait été annulée il y a deux mois, mais uniquement en raison de problèmes de santé.

Il a précisé qu’il est aisé de le contacter par l’intermédiaire de son éditeur, Faber. « Je reçois tout le temps des lettres et des courriels de parfaits inconnus, mais je n’ai rien reçu de leur part. Ils laissent entendre qu’ils m’ont contacté et que je n’ai pas donné de suite.  Or je n’ai jamais rien reçu de leur part ». 

Son troisième roman, Julius Winsome, a été traduit en hébreu avant de l’être dans d’autres langues.  Il était prévu qu’il lise des passages du livre à Jérusalem.

L’auteur a ajouté: « Si j’avais été en bonne santé, je serais allé à Jérusalem. C’est le travail du romancier d’écrire des choses que les gens ne veulent pas lire et d’aller dans des endroits où d’autres personnes ne veulent pas aller.

« Je n’accepte pas qu’on me dise à quel endroit je peux ou ne peux pas lire mes écrits. Je ne vais pas me laisser entraîner dans une controverse politique dans laquelle ces gens sont engagés.  Ca m’est égal que d’autres écrivains s’alignent sur leurs positions. C’est hors de question en ce qui me concerne. Ils peuvent me traiter de ce qu’ils veulent. Je suis apolitique. Des gens bien vivent partout. Je m’en tiendrai à mon écriture ».

http://www.irishtimes.com/newspaper/ireland/2012/0515/1224316130335.html

Voir également: Le cinéaste irlandais Nicky Larkin détestait Israël mais il a changé d’avis

avril 29, 2012

Découverte de la culture Judéo-Berbère par un Marocain musulman

Source : http://elderofziyon.blogspot.fr et www.sephardicfilmfest.org

 

« L’été de mes 16 ans, j’ai interrogé mon grand-père sur les maisons vides au coeur de la ville, il m’a appris que ces maisons appartenaient à des juifs qui avaient vécu au Maroc depuis plus de 2 000 ans, 250 000 d’entre eux ont quitté le pays dans les années 60, j’ignorais qu’il y avait des Marocains juifs. En France où j’ai grandi, la cohabitation entre Juifs et Musulmans est présentée comme impossible, de retour à Tinghir, je veux savoir comment ces deux communautés partageaient leur quotidien et surtout réveiller une mémoire refoulée. »

Hishcar pour "Hespress": "Tinghir Jérusalem» appelle à l'amour et la paix
Azul Kamal Hachkar !

TINGHIR-JERUSALEM, Echos du Mellah : la redécouverte d’une culture judéo-berbère

Réalisateur : Kamal Hachkar
Kamal Hachkar a grandi en France avec l’idée que tous les Berbères sont musulmans. Mais ses grands-parents lui ont appris qu’il y avait des Berbères juifs et que dans de nombreux villages, des musulmans et des juifs ont vécu ensemble pendant une longue période. Ses recherches l’ont emmené en Israël où il a pu rencontrer des familles originaires de Tinghir. Des personnes âgées ont répondu à ses questions et parlé de leurs vies à Tinghir. En rencontrant des Juifs de sa génération qui ont des origines à Tinghir, Kamal a réalisé qu’il n’est pas le seul à désirer restaurer cette part enfouie de leurs identités. Il espère que sa génération sera capable d’explorer ces liens brisés par l’histoire.

 

Le journal Hespress du Maroc a interviewé Hachkar. Il semble être un homme de paix véritable qui aimerait que les relations entre les musulmans et les juifs s’améliorent. Il vise en particulier les Marocains qui ne sont même pas conscients de la culture juive vibrante qui existait au Maroc, il n’y a pas si longtemps. Ce film a été accueilli dans des festivals aux États-Unis, à Montréal et à Rabat au Maroc où la démarche d’Hachkar semble avoir été bien perçue.

Le journaliste lui a demandé ce qu’il pensait de certains Marocains qui critiquent le film et qui demandent une enquête sur ce qui est à leurs yeux un moyen de normalisation avec l’ennemi sioniste. Il a répondu simplement que ces personnes sont racistes et que les juifs font autant partie de la culture et de l’histoire marocaine que n’importe qui d’autre, il pense que cette opinion est minoritaire parce qu’il a eu beaucoup de bons retours de la part de Marocains qui ont vu le film. Il a laissé entendre que les Juifs de son film aiment le Maroc davantage que ces grandes gueules qui a son avis ignorent également les réelles atteintes aux droits de l’homme en Syrie.

Il a envie de faire une suite à son film dans laquelle on verra des Juifs retourner visiter Tinghir, leur ville d’origine.

Adapté par Danilette

http://danilette.over-blog.com/article-decouverte-de-la-culture-judeo-berbere-par-un-marocain-musulman-104228933.html

 

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avril 17, 2012

Apprenez à parler le nouveau français !

par ~Rougette de Lysle~

Quelques exemples de la novlangue (nouvelle langue) :

Les mots façonnent les esprits, puis modifient la manière de penser

Ne dites plus clandestin mais candidat à l’immigration (Figaro)

Ne dites plus gitans, rôdeurs, Monte en l’air, mais gens du voyage (Tous les médias).

Ne dites plus clandestin, immigré illégal, ni même sans-papiers, mais privés de papiers (La Dépêche)

Ne dites plus quartier à majorité immigrée mais quartier populaire (Tous les médias)

Ne dites plus crimes, agressions, violences, mais plutôt actes de délinquance ou incivilités et encore mieux bêtises (Le Parisien) ou faux-pas (France 2). Récent : les inconduites (CNRS)

Ne dites plus émeutes ou guerre des gangs mais incidents (Partout)

Ne dites plus immigration mais mobilité européenne (Frattini, commissaire européen)

Ne dites plus bandes mais identités de quartier (LCI.fr)

Ne dites plus Des bandes de noirs et d’arabes mais Des jeunes qui se regroupent souvent sur des considérations ethniques

Ne dites plus enfants d’immigrés mais enfants issus de familles d’éducations éloignées

Ne dites plus attraper les voleurs mais lutter contre les délits d’appropriation. (Midi Libre)

Ne dites plus des vauriens font des graffitis mais des graffeurs habillent la ville de couleurs

Ne dites plus un voyou notoire mais un individu défavorablement connu de la justice

Ne dites plus mosquée mais centre culturel et religieux

Ne dites plus fusillade mais bagarre par balles (TF1)

Ne dites plus invasion mais excès d’immigration (Claude Guéant, notre ministre de l’intérieur)

MAIS SURTOUT…

Ne dites plus : un Français attaché à son Pays, à sa Culture, à ses Traditions et Fier de son Drapeau !

Mais dites un Raciste….

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avril 1, 2012

L’influence irréversible de la « culture » sur l’identité juive.

Les Juifs ne sont pas toujours conscients des fatalités que la culture occidentale, dont ils sont porteurs, entraînent pour l’identité juive. Cette influence, reste considérable en bien des domaines, et l’illusion est grande pour les Juifs fidèles aux mitsvots, de se persuader que la pratique religieuse les protège de toute pollution culturelle.

Illusion, en effet, car, pour devenir réalité, la vision juive du monde a besoin d’un support pour véhiculer ses particularités. Et, ce support n’est que la conjugaison conjointe et contradictoire de plusieurs terreaux alimentés par des sources dont les noms sont : Rome, Athènes et bien sûr Jérusalem.

Le ghetto et le mellah n’existant plus, la culture juive ne produit pratiquement plus d’individus relevant d’une typologie spécifiquement juive. Le support social est donc d’importation avec ses conséquences inéluctables sur la définition et la structure de l’univers intérieur, de la sensibilité, de la psychologie.

Bref, la pratique des mitsvots, même assidue, relèvera du paraître, alors que le moi profond, l’être authentique participera plus, aux définitions qu’en donne Platon, Sénèque ou Descartes que le porteur de cet héritage ne pourra l’imaginer.

Comprenons bien de quoi il s’agit. Les maîtres fondateurs de l’Occident ont déterminé notre façon de voir le monde, même si nous ne les avons jamais lus, étudiés ou approuvés.

Fréquenter, (ou avoir fréquenté) l’école française au niveau primaire ou secondaire, façonne l’identité de l’enfant dans sa sensibilité au monde et, progressivement le conduit à une conception de l’homme qui, pour humaniste qu’elle soit, n’en reste pas moins radicalement différente et opposée de la conscience juive. Etudier à l’école juive n’empêche pas cette influence.

Cette identité antinomique n’aura pas attendu la fréquentation de l’école pour se constituer. La famille, par l’initiation aux rites sociaux préparera l’édification des fondements de cette structure intérieure. Constituée de multiples adjuvants, notre vie psychique, notre façon d’appréhender le monde s’élaborera à partir de ces nombreux éléments dont la synthèse établit la conscience occidentale, la nôtre aussi, sachons le, afin de pouvoir préserver quelques parcelles d’authenticité.

En quoi l’influence « étrangère » est-elle irréversible ?

Je pense aux données culturelles ambiantes qui, dès l’éveil de la conscience, construisent une identité, sans que celle-ci n’y ait souscrit par une adhésion libre et délibérée.

Comprenons bien que le regard que nous portons sur l’homme et son environnement s’élabore à partir d’un milieu, donc d’une culture, elle-même porteuse d’une conception, d’une sensibilité face à l’histoire, au monde et à l’homme.

Lorsqu’un Egyptien, contemporain de Ramsès voyait le Nil ou regardait le ciel, son regard était d’une toute autre nature que celui que porterait, par exemple, un touriste américain aujourd’hui, sur ces mêmes objectifs. Lorsque nous regardons le buste d’Hermès sculpté par Praxitèle, notre perception n’a plus rien à voir avec le contenu qu’y impliquait le regard adorateur d’un Grec, vivant au quatrième siècle avant JC. Et, pour ce qui nous concerne, nous ne pourrions pas entamer de dialogue avec un contemporain du roi David, sans que celui-ci ne dégénérât très vite. Parce que le monde de David renvoyait tout à une vision verticale qui n’est plus la nôtre.

Notre attention au monde, notre vision de l’homme, dépendent des additifs culturels qui, dès notre éveil ont déterminé la nature de cette perception. L’esthétique, la notion du beau, sont naturellement liés à cet éveil.

On comprendra mieux si nous disons, Cézanne ou Picasso voyaient-ils un coucher de soleil comme nous-mêmes le contemplons ? Cet éveil des sens, constitutifs d’une sensibilité se sont imposés à nous, sans que notre volonté s’y soit mêlée. En bien des domaines nous constatons la rivalité entre l’acquis et l’inné. Ce que je tente de mettre en évidence, on l’aura compris, c’est la part considérable de l’acquis qui deviendra inné parce qu’il se superposera aux données de nature, et finira par s’y confondre.

La pratique des mitsvots ne supprimera pas les séquelles étrangères qui entraveront le libre exercice de cette vocation antinomique. La vie intra utérine, et les premières années de vie déterminent le cours de la vie. Or, la grande partie de cette tranche de vie fondamentale, nous la devons à une conception étrangère à la vision traditionnelle juive.

La sensibilisation aux données ambiantes déterminera le moi profond dont jamais on ne se libèrera.. Il s’agit là de données liées aux apprentissages fondamentaux qui ne peuvent être neutralisées que par un traumatisme, ou un choc ouvrant la perspective d’une (re) virginisation de la conscience.

On l’aura bien compris cette conscience nourrie de valeurs étrangères à la conscience hébraïque ne sera pas effaçable. La lucidité, la conscience de cette réalité permettront d’éviter cette carence de l’intelligence que, la pratique religieuse engendre souvent en laissant croire qu’il suffit de faire pour retrouver son âme.

Quant à la conception du monde, de l’histoire et de l’homme, il faut admettre qu’en dépit d’un retour, d’une téchouva vers la dimension hébraïque, dès lors que les premiers réflexes de l’intelligence se sont opérés au sein de la culture Occidentale, ils sont marqués d’une influence indélébile qui, se nourrissant de Descartes, rejaillira sur tous les gestes conscients. Car il y a du Descartes dans notre façon de faire, même si on n’a pas lu une seule ligne du Discours de la Méthode….
Un des anciens grands rabbins de Londres, disait avec humour, mais non sans pertinence : « il y a une façon d’uriner en Juif ! » Il voulait dire par là, que les gestes les plus insignifiants de la vie quotidienne se rattachent à une façon de voir, à une culture.

Or, Descartes est le père fondateur d’une conception du monde où la raison est la valeur suprême. Et cette valeur a imprégné tous les domaines de l’activité humaine. Pour le Judaïsme, ce n’est pas la raison qui est la référence ultime. C’est la volonté du Créateur révélée au mont Sinaï.

Si la raison humaine, (c’est-à-dire, l’homme) est la source exclusive de tout pouvoir, affirmer simultanément la centralité de l’homme et faire référence à la transcendance, relève de la contradiction. L’histoire des sciences n’échappe pas à l’exclusivisme de la raison.

La médecine telle qu’elle est pratiquée procède d’une rupture avec le religieux. Elle est l’expression d’un monde qui a chassé D…de l’histoire humaine. Rappelons-nous, les religions condamnent la dissection. Celle ci a été pratiquée en Europe en dépit de la condamnation de l’Eglise. Et que vaudrait l’art médical aujourd’hui sans la connaissance du corps que permet la dissection.

C’est aussi la raison qui est à la base du droit. Napoléon qui rédigea le Code qui deviendra le Code Civil voulait que la loi témoignât de la rupture avec le religieux. Or, le Code Civil est la matrice de l’idée qu’en Occident on se fait du droit et de la justice.

On comprend pourquoi la religion de l’Occident s’est fondée sur l’extravagance du miracle et de la résurrection pour avoir quelque chance. Il fallait offrir une doctrine d’opposition absolue et radicale à l’hégémonie unilatérale de la Raison. Nous réfléchirons, dans une autre étude aux moyens de préserver une part d’authenticité juive dans un monde qui la rejette. J’indique, d’ores et déjà que la recherche et la destruction du hamets à Pessah, procède de cette volonté de retrouver cette part perdue d’authenticité.

Mais, ouvrir les yeux, c’est subir l’influence de ce monde, de manière irréversible.

 

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