Posts tagged ‘ben gourion’

avril 11, 2012

AEROPORT INTERNATIONAL BEN GOURION : la 2e FLYTILLA

La police se préparent à arrêter les militants «flytilla»

Quelque 650 policiers  seront déployés à travers la passerelle principale du  Terminal 1 pour devenir une zone stérile

Pres de 650  agents de police , pour la plupart en civil, sont  chargés d’arrêter les militants pro-palestiniens qui arriveront  en Israël dans le cadre de la protestation
En Israël , on pense que de nombreux  militants (500-1000)  vont essayer d’entrer en Israël, en route vers l’Autorité palestinienne.

Des sources policières ont dit que la plupart des officiers en civil ne seront pas armés.

Eli Senyor
Israël Nouvelles

Publicités
Étiquettes : ,
avril 2, 2012

MEFIEZ VOUS DES IDEES RECUES !

par Nina » Avril

Sous-titre : « UNE AUTRE HISTOIRE D’ISRAËL« .Image

Un ami m’a rapporté une histoire très banale concernant sa rencontre avec un homme brillant à Jérusalem.

Cet homme, avocat de formation et de culture française, lui avoua que son engagement au fil des années avait quelque peu changé.

Il s’employait à défendre son nouveau pays et enrageait comme beaucoup d’entre nous devant le parti-pris des médias, les historiens post-sionistes et les accommodements avec l’histoire d’Israël.

Une phrase de cet avocat retint son attention ainsi que la mienne à propos de Jabotinsky. Presque à mi-voix, il se disait partisan des thèses de Jabotinsky ».

Cet homme brillant dont nous savions peu sinon qu’il fut un sioniste hors pair fut décrit injustement durant de longues décennies comme un « fasciste ».

Si les travaillistes israéliens et les intellectuels de gauche le disaient, à moins d’être un peu plus affranchis, alors c’est que c’était vrai.

Nous n’étions pas coupables. Le folklore, les guerres, le manque de livres traitant du sujet, tout ceci nous portait à croire qu’effectivement Jabotinsky n’était pas recommandable. Au premier abord…

Le livre de Pierre Lurçat « Histoire de ma vie » (édition Les Provinciales), remet enfin les pendules à l’heure. Jabotinsky est loin voire très loin de l’image qu’on nous en a donnée.

Je ne m’exposerai pas en donnant une description de ce livre, d’autres l’ont fait avant moi. Il faut le lire, c’est tout.

Je m’intéresserai toutefois aux langues qui se délient, aux historiens, journalistes israéliens qui connaissent cette période houleuse que furent les début de l’histoire d’Israël et la période cruciale qui précéda la reconnaissance de l’état juif.

Que savons nous ? Je parle de « nous » en tant que juifs, communs des mortels, sionistes ou pas, de gauche ou de droite.

Il était de bon ton de s’en remettre jusque dans les années 1980 entièrement aux israéliens médiatiquement connus. Shimon Peres par exemple : quel homme de paix !!!

Rabbin ? Immense général, signataire des accords d’Oslo.

Sharon ? Grand soldat, infatigable défenseur de l’état d’Israël.

Moshé Dayan et Golda Meïr : héros de toujours.

Tout cela est vrai bien sûr. Mais notre folklore a commencé à être plus nuancé au fur et à mesure qu’Israël devenait impopulaire.

Non seulement nous perdions la guerre des images mais des juifs de gauche israéliens s’ingéniaient à vouloir donner les bâtons pour nous faire battre.

Une série d’historiens israéliens, de professeurs d’Universités prestigieuses, d’intellectuels de tous horizons, d’écrivains, d’artistes ont commencé la guerre des juifs.

C’est avec effarement, inquiétude et souvent désespoir que nous, petits juifs de diaspora, assistions à cet éreintement quasi-quotidien du pays de notre âme.

Notre peine était à son comble lorsque certains étaient en plus invités sur les plateaux télé en France, reçus comme de « bons juifs », hurlant avec les loups et encore aujourd’hui, ne se rendant pas compte qu’ils donnaient des gages aux futurs « Merah » que leurs actions seraient justifiables.

Les bons juifs de gauche israéliens contre les mauvais juifs de droite israéliens ou de diaspora, la guerre des juifs ne peut que réjouir nos ennemis antisémites.

Le mieux est que je laisse parler un spécialiste Assaf Sagiv :

Dans les années 30, en Palestine mandataire, deux grands courants se faisaient la guerre.

Le premier dirigé par David Ben Gourion dont se réclamaient l’HAPOEL.

Le second, dirigé par Zeev Jabotinsky et le Docteur Benyamin Zeev (Wolfgang) Von Weisl et leurs bras : le BEITAR.

Or, si d’aucuns pensent que le second était plus violent, ils se trompent.

C’est bien le HAPOEL conduit par Ben Gourion qui cherchait querelle et initiait des rixes contre les membres du BEITAR.

Le principal grief entre ces deux factions se situait autour de la personne de Haim Arlozoroff qui fut assassiné en 1933 sur une plage de Tel Aviv.

La droite reprochait à Arlozoroff ses pourparlers avec les nazis pour le transfert de juifs en Palestine contre tous leurs biens ou presque.

La droite ne voulant absolument pas frayer avec les nazis.

Après l’assassinat d’Arlozoroff, deux membres du Beitar furent accusés mais relaxés par le Tribunal.

Le mystère de la mort d’Arlozoroff reste entier même si certains éclairages récents semblent imputer ce crime aux nazis présents en Palestine et selon Tobie Nathan à Magda Goebbels qui fut la maîtresse de Haim Arlozoroff dans sa prime jeunesse.

Peu importe. En 1936, en pleine révolte arabe, Ben Gourion demanda à ce qu’une guerre soit entreprise contre le Beitar, le mouvement révisionniste de Jabotinsky.

Voici une démonstration de force vécue et racontée par un témoin Anita Shapira, éminente historienne israélienne.

Les faits prennent place à Haïfa durant une conférence donnée par Benyamin Zeev Von Weisl.

« Des perturbations dans la salle commencèrent alors que Von Weisl venait à peine de commencer à parler. La porte céda sous les coups des membres du HAPOEL. Très vite, tout sembla hors de contrôle et les émeutiers commencèrent à nous caillasser à l’intérieur de la salle.

Nous déplorâmes plus de 20 blessés dont Von Weisl lui-même.

La police est intervenue mais elle aussi reçut beaucoup de pierres.

Lorsque le fracas s’arrêta enfin, les blessés furent évacués sur des civières.

Peu après, les membres de l’HAPOEL, défilaient dans Haïfa en chantant : « en avant Hapoel ! ».

Ces violents affrontements ne furent que la pointe émergée de l’iceberg.

Le mouvement ouvrier a imposé un boycott généralisé des partisans de Jabotinsky. Ce qui eut pour conséquence que ces derniers ne purent trouver du travail ou bien encore recevoir des services dans les Yishouv.

Certains d’entre eux ont même été empêchés de faire leur alya.

En 1937, un jeune Polonais juif du nom de Simcha Ploshnitski s’est suicidé après que la division aliya de l’Agence Juive ait refusé de lui accorder les papiers nécessaires en raison de son appartenance à Beitar.

En réponse, Jabotinsky composa un poème décrivant l’immense colère dans laquelle ses partisans avaient été plongés par leurs frères: « Oh, nous allons vous rembourser, Caïn! Nous allons vous rembourser! « A-t-il promis.

Le schisme entre les factions sionistes est monté en puissance d’année en année mais heureusement n’a jamais conduit à un bain de sang. Ce résultat a été évité en partie grâce à Menahem Begin, commandant du groupe paramilitaire Irgoun et figure de proue du sionisme révisionniste après la mort de Jabotinsky en 1940.

Begin possédait déjà un sens de la responsabilité nationale bien que sa patience fut pourtant mise à rude épreuve.

Au cours de la soi-disant « saison de la chasse » qui a duré de Décembre 1944 à Février 1945, les hommes de Begin ont été poursuivis par la Hagana, capturés, torturés, et extradés vers les autorités britanniques. Et peut-être dans le plus célèbre des incidents fratricides pré-étatique, le 22 Juin 1948, Ben Gourion a ordonné à la toute nouvelle FDI (Israel Defense Force) d’ouvrir le feu sur le navire l’Altalena -un événement qui a causé la mort de 16 combattants de l’Irgoun et trois soldats du FDI.

En dépit de ces provocations, Begin a refusé d’exercer des représailles, insistant sur le fait que nous devions «éviter une guerre civile sanglante à tout prix. » « Le choix était entre une catastrophe pour nous seuls (l’Irgourn) et un désastre pour la nation toute entière». « La guerre civile a un début, mais pas de fin claire. »

Vous voyez ? Rien n’est clair, rien n’est tranché.

Les bons sujets de « peace love » qu’on pourrait facilement ranger dans le panier Jcall ou shalom archav disons…HAPOEL sont-ils réellement plus fréquentables que les tenants de la « raison garder » et la LDJ ?

Rien n’est moins sûr…

On verra dans un prochain chapitre.

Nina
http://zakhor-online.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=227&sid=dee4aefe0b02b19f9f18499027a278f9#p492
mars 16, 2012

Tel Aviv. Février-mars 2012. 1/6

by Olivier YPSILANTIS

 

Le livre de Yaacov Shavit, ‟Tel Aviv, naissance d’une ville 1909-1936” que j’emporte dans ma valise s’ouvre sur ces mots : ‟Tel Aviv est la première ville qui ait été édifiée par les Juifs depuis l’époque du Second Temple.”

 

21 février 2012. Pourquoi tant de regards non-Juifs sont-ils fixés sur Israël, pour le meilleur et pour le pire ? Chaque non-Juif devrait se poser intensément cette question, qu’il aime ou qu’il maudisse ce peuple et/ou ce pays. C’est un travail difficile (il s’agit tout d’abord d’éviter les faux-fuyants) mais dans tous les cas extraordinairement fécond.

Aéroport Roissy Charles de Gaulle. En devanture d’une librairie, une affiche présente le roman de Marek Halter : ‟L’inconnue du Birobidjan”. Le Birobidjan… Arrivée à Ben Gurion Airport dans la nuit. Contrôle rapide et discret. Rien à voir avec ce que j’ai connu, il y a trente ans.

22 février 2012. Arrivée rue Dizengoff. Je consulte une carte de Tel Aviv punaisée au mur. De nombreux noms de rues me sont familiers. Des enseignes en cyrillique un peu partout. Les caractères du cyrillique et de l’hébreu se marient bien ; ces derniers ont la beauté du cunéiforme avec des souplesses.

Dans la rue David Ben Gurion, cet amusant panneau “Chien méchant”, style BD.

Dans la rue Meir Dizengoff (nom du premier maire de la ville), je fais du change. Le patron a une longue chevelure et une longue barbe très blanches, très lisses, plus blanches et plus lisses que celles d’Hubert Reeves. Elles sont peignées en symétrie, avec chevelure séparée bien au milieu par une rais sans reprise. A son dos, au mur, le portrait d’un rabbi à la chevelure et à la barbe noires et bouclées, presque hirsutes. Je crois voir un vieil hippy, comme on en voit aux USA ; je découvre qu’il porte une petite kippa bleue.

A la terrasse d’un café moderne un vieux Juif très ridé, cheveux poivre et sel, prie avec ce balancement qui aide au-dessus d’un petit livre aux pages fatiguées.

Comment décrire cette ferveur pour la connaissance ? Une anecdote. Je suis un habitué des musées et ce matin, j’ai pu observer quelque chose de vraiment inhabituel au Tel Aviv Museum of Art. J’ai vu des gardiens et des gardiennes (tous parlent russe entre eux) détailler des tableaux plutôt que de s’ennuyer sur leur chaise ou faire les cent pas le regard dans le vide. J’ai même vu deux gardiennes commenter des lithographies de Ludwig Meidner avec force gestes.

Commerces vieillots, espaces désordonnés mais très actifs. Je pense à Montréal, au Plateau, il y a comme un air de famille que je m’efforce de définir. Cette impression air de famille est fréquente dans le voyage. Elle s’apparente à la réminiscence, ce délice. Derrière moi, ‟The Kabbalah Centre” — tant de savoir ! Partout des laptop computers, des iPads et des iPhones, avec des doigts qui courent sur les claviers, qui glissent sur les écrans tactiles. Partout des oreilles collées aux mobile phones. Et la Wi-Fi est partout dans l’air. Beaucoup de librairies aussi, la plupart avec des empilements de livres fatigués et jaunis. Combien de mains ont-elles tourné leurs pages ? Combien de regards les ont-ils parcourues ? Dans le fouillis d’un bouquiniste, je pense à Benjamin R., le rescapé d’Auschwitz, qui un jour se prit la tête à deux mains et me demanda : ‟Mais qu’est-ce qui nous différencie nous les Juifs des autres ?” Je ne sus que lui répondre. Soudain il leva un index triomphant : ‟J’ai trouvé ! Nous avons commencé à lire avant les autres !”

Beauté des corbeaux de Tel Aviv…

23 février 2012. Marche dans Tel Aviv. Hotel Cinema Esther. Dans le mot Jewellery il y a le mot Jew. Amusant. Les constructions années 1930, style Bauhaus, jeux entre la courbe (les balcons surtout) et la droite. Elles sont pour la plupart en mauvais état voire en très mauvais état. Mais Tel Aviv a été inscrite en juin 2004 au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, ce qui devrait activer leur réhabilitation. Cette architecture comme toute architecture a une signification politique forte : elle nous parle de l’idéal des pionniers qui pensèrent et construisirent cette ville. Je rappelle que les travaux débutèrent en 1909. Les urbanistes et les architectes qui pensèrent Tel Aviv ont voulu une ville radicalement différente du shtelt, une ville aérée où la circulation serait aisée. L’idéal socialiste des années 1920 (que traduit fidèlement l’International Style du Bauhaus) structura Israël bien avant la fondation de l’État d’Israël, en 1948. Des étudiants formés au Bauhaus professèrent à Tel Aviv et contribuèrent ainsi à la formation de nombreux architectes locaux qui s’éprirent de ce style sobre, fonctionnel, ouvert à la lumière et à l’autre, avec ces spacieux balcons prolongeant le living room et ces toits en terrasse. De 1931 à 1956, quelque quatre mille bâtiments style Bauhaus ont été construits à Tel Aviv qui, dans les années 1940, portait le beau nom de Ville Blanche pour le crépi blanc qui les habillait. Il n’est aujourd’hui visible que sur de rares façades fraîchement restaurées. La plupart d’entre elles sont plutôt d’un gris diversement encrassé ; mais un vaste programme de rénovation est en cours…

Les sonorités vivaces de l’hébreu. Un peuple qui parle une telle langue ne passera pas.

Le climat est bien moins tendu que lorsque, jeune homme, je suis venu en Israël — trente ans déjà ! Le security fence doit y être pour beaucoup. Et pourtant, dans les médias, il n’a jamais été autant question d’une guerre massive, contre l’Iran dans ce cas. Dizengoff Tower, un centre commercial. J’y déambule. J’entends le russe autant que l’hébreu, et peut-être même plus. Sur le Dizengoff Square au centre duquel se tient la “Fire and Water Fountain” de Yaakov Agam, une place où malgré l’encrassement des façades Tel-Aviv la Blanche se laisse deviner. Yaakov Agam, un artiste dont j’ai découvert l’œuvre cinétique dans les années 1970 et qui a contribué à l’ambiance de mes années de jeunesse.

Promenade sur le front de mer. Les Israéliens qui ne manquent pas de grands architectes ont érigé sur une bonne portion de ce front de mer des constructions aussi imposantes que laides. Sur le bord de la promenade, une discrète proue est encastrée. J’y lis : ‟On June 21 1948 the IZL arms ship «Altalena» anchored off this shore was shelled on orders of the provisional government of Israel.”

Au 167 Meir Dizengoff, chez un bouquiniste. Des livres d’occasion dans presque toutes les langues d’Europe. La diaspora ! J’aimerais connaître l’histoire de chacun d’eux, les lieux où ils ont séjourné, les mains qui en ont tourné les pages et les regards qui s’y sont posés.

Beauté des arbres de Tel Aviv…

On a comparé Tel Aviv à Odessa au point qu’elle a parfois été nommée l’‟Odessa de la mer Méditerranée”. Mais contrairement à Odessa, Tel Aviv n’a pas été construite à l’initiative d’un pouvoir central mais à celle d’individus ou de petits groupes ; elle ne s’inscrivait dans aucun projet d’urbanisme global. Par ailleurs, Tel Aviv fut édifiée en un endroit sans aucun attrait, sans un mouillage naturel par exemple. Le seul attrait : la proximité de Jaffa et de villages agricoles fondés à partir de 1882, lors de la première aliya. La fondation d’une ville en Eretz Israel correspondait à l’accroissement de la population juive urbaine au cours du XIXe siècle. Pensons en particulier à New York ou Varsovie. Certes, la ville représentait une menace pour la solidité des structures communautaires et la tradition, elle représentait cependant une promesse.

Répétons-le, l’histoire du développement de Tel Aviv fut le fait de ses habitants, de leur spontanéité, et non d’un organisme centralisateur. A ce propos, le premier historien de Tel Aviv, Alter Droyanov, signale que le principal défi auquel durent faire face les fondateurs de ce qui allait devenir la première ville juive édifiée par des Juifs depuis la destruction du Second Temple, était d’éviter le chaos à tous les niveaux, alors que les moyens légaux manquaient pour imposer décrets et règlements dans des domaines névralgiques.

Tel Aviv s’est donc développée à partir de Jaffa. Les émeutes arabes de 1936-1939 rompirent les liens, essentiellement économiques et sociaux, qui l’unissaient à la ville arabe. De fait, la rupture était déjà consommée avant 1936, ainsi que le montre S. Y. Agnon (prix Nobel de littérature 1966) dans son roman ‟Only Yesterday”. Les fondateurs de Tel Aviv voulaient une ville juive et moderne, bien différente de sa voisine, Jaffa l’arabe.

(à suivre)

Étiquettes : , ,