Posts tagged ‘ARABE’

mai 15, 2012

Les benêts phrygiens

Posté  par Sittingbull

Selon les élites réunies sur le plateau de Frédéric Taddei, le mardi suivant l’élection du 6 mai, il serait choquant d’être choqué par le spectacle des drapeaux de la Bastille.

Rappelons que ce soir-là, pour fêter l’arrivée à la présidence de la République du premier socialiste depuis Mitterrand, les drapeaux que l’on agitait sur la place de la Bastille étaient très majoritairement étrangers et essentiellement arabes.

Au hit-parade, les bannières algériennes, tunisiennes et marocaines s’octroyaient les trois premières places du podium.

Pour ces intellectuels, toujours les mêmes que l’on convie sur les plateaux de télévision, on pouvait y voir la preuve de la diversité de la population française. Point.

Pour ces fines fleurs de la pensée française, rompues aux analyses complexes, voilà une façon bien suspecte d’expédier le sujet.

La diversité, Mesdames et Messieurs, c’est tout autre chose.

La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un Noir et un Arabe se retrouvent réunis sous le même drapeau, comme on peut le voir quotidiennement dans les cours d’écoles aux Etats-Unis.

La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un noir et un Arabe décident d’adopter le même tronc commun historique, même si leurs ancêtres sont nés aux quatre coins de la planète. Ils sont même autorisés à choisir, pour leurs enfants, des prénoms usités dans la terre d’accueil.

C’est même plutôt conseillé quand on veut faciliter l’intégration.

La diversité, c’est quand un blanc, un asiatique, un Noir et un Arabe importent leur culture d’origine pour la métisser aux autres et non pas pour la mettre en concurrence dans l’espoir de la rendre majoritaire.

La diversité enfin – il n’y a pas que François Hollande qui maîtrise l’anaphore -, c’est avoir un projet commun symbolisé par le drapeau, tricolore en l’occurrence quand on veut être français.

Quoi de plus imbécile et de plus malhonnête que de voir dans ces communautarismes, crispés et agressifs, un symbole d’harmonie ?

Quoi de plus irresponsable que de décrire ces germes de guerre civile comme des promesses de lendemains meilleurs ?

Quoi de plus désespérant que cette confiscation de la parole médiatique par des élites complètement déconnectées des réalités ?

Les manifestants du 6 mai à la Bastille ont bien dû sourire en s’entendant décrits comme des angelots tout en fourbissant leurs armes pour le jour où…

 http://extremecentre.org/2012/05/14/les-benets-phrygiens/

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mai 8, 2012

MANIFESTATION DU 8 MAI 2012 (fin)

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mai 8, 2012

LA MANIFESTATION DU 8 MAI 2012 (suite)

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mars 31, 2012

Regarder la réalité en face

En décembre dernier, l’académicien et historien Pierre Nora m’avait demandé d’écrire un article pour la revue Le débat qu’il dirige avec le philosophe et historien Marcel Gauchet. Il s’agissait de faire la critique des deux derniers livres publiés par Gilles Kepel, Banlieue de la République et Quatre-vingt-treize. J’ai remis mon article à Pierre Nora à la mi-janvier ; il s’intitule « Regarder la réalité en face ». Il m’apparaît important de vous en préciser la date de rédaction, afin de souligner le fait qu’il n’a été d’aucune manière influencé par les tragédies de Montauban et Toulouse, et pour cause !

Vous le lirez dans Le débat n°169 daté de mars-avril 2012 dont vous trouverez le sommaire sur le site Les amis de Marcel Gauchet. Pierre Nora a également fait appel pour le même exercice à deux autres intellectuels, Dominique Schnapper et Hugues Lagrange.

La revue est distribuée par de nombreux libraires, dont la Fnac, La Procure et Gibert Joseph ; elle est également disponible à la librairie Gallimard, 15 Boulevard Raspail, Paris 7ème et sur Amazon.

Je n’ai pas l’autorisation de vous publier mon article qui est assez long. Je vous en cite donc simplement un très court extrait :

« (…) Dès l’introduction, le ton est donné, et le parti pris des auteurs transpire ensuite au long de l’ouvrage, les gouttes perlant régulièrement entre les lignes. Bien que les auteurs aient pris le soin de préciser que l’étude ne comportait pas de recommandations, ces dernières sont en réalité distillées au fil des pages, orientant le lecteur. Le plus surprenant est que la plupart de ces recommandations paraissent n’avoir guère pris en compte le contenu des entretiens, dont beaucoup sont pourtant révélateurs des sources qui alimentent les problèmes d’insertion dans la société et d’intégration dans la communauté française.

(…)

Le halal, ciment de la muraille identitaire. Au long des entretiens publiés dans Banlieue de la République tout comme dans le Quatre-vingt-treize de Gilles Kepel, apparaît en trame de fond la question du contrôle très strict des individus par le groupe, et leur amputation de toute liberté individuelle au sens où l’entendent les Français. Le contrôle du groupe s’exerce aussi bien sur les hommes que sur les femmes (…) Dans les deux ouvrages, quoiqu’avec bien davantage de profondeur dans Quatre-vingt-treize, est traitée la question du halal qui, bien loin de se résumer au seul mode rituel de consommation des viandes comme le pensent à tort le plus grand nombre, englobe tout une philosophie de vie qui consiste à tracer une frontière entre ce qui serait licite et ce qui ne le serait pas, allant jusqu’à s’immiscer dans les questions qui ont trait aux unions.

Aujourd’hui, le halal est devenu un des vecteurs les plus puissants de “l’affirmation identitaire” – expression employée par Gilles Kepel – aux côtés du voile des femmes. Gilles Kepel, qui parle même de “perspective de purification”, rappelle que “durant les années 1990, les dirigeants des organisations islamiques politiques issues des Frères musulmans, focalisés sur la controverse du hijab à l’école qui leur paraissait la plus propice à faire émerger en France une communauté militante sous leur houlette, ne montraient pas d’intérêt pour les enjeux trop complexes du halal (…)”

(…)

L’offensive se déplace à présent sur le terrain du halal, comme l’explique Gilles Kepel : “elle reflète la compétition entre salafistes et fréristes pour dominer l’expression de l’islam impératif dans le monde d’aujourd’hui – dont l’Hexagone, avec ses millions de musulmans en terre occidentale, représente un champ de bataille important (…) L’enjeu, par-delà la viande et son marché, les critères du pur et de l’impur, l’exclusion ou l’inclusion dans le rapport à la société française globale, est le contrôle cultuel et politique sur la nouvelle génération des musulmans de France.”

(…)

Les deux ouvrages mettent en lumière la stratégie de réenracinement culturel et religieux des jeunes générations par le biais de la transmission de la langue arabe.

(…)

Quatre-vingt-treize nous montre de quelle manière, et à quel point, les musulmans se trouvent eux-mêmes manipulés, otages d’enjeux économiques et désormais politiques dont les conséquences ne manqueront pas de retentir un jour sur la cohésion sociale et nationale : “l’organisation a tout mis en œuvre pour que le concept de l’intégration soit remplacé par celui de la citoyenneté : en d’autres termes, elle s’était efforcée de construire un espace de valeurs islamiques autonomes dans le cadre de la citoyenneté française.[1] (…) »

Pour l’intégralité de l’article, il faut lire Le Débat de mars-avril 2012.

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[1] Gilles Kepel cite des extraits d’un discours du Président de l’UOIF Fouad Alaoui prononcé le 23 avril 2011.

mars 9, 2012

Propagande Nazie dans le Monde Arabe

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mars 9, 2012

Le regard porté sur les Arabes il y a cinquante ans

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