novembre 23, 2012

SOLIDARITE FOR NETIVOT

Chers Tous,

Aujourd’hui les réservistes sont rentrés chez eux, et la défense passive a signalé qu’il n’est plus nécessaire de rester dans les abris…La guerre est finie.

Mais ici à Netivot, elle ne fait que commencer. Ici, il y a des milliers d’enfants qui sont traumatisés par les alertes, sans oublier leurs familles.

La ville de Netivot n’est pas connue et elle est souvent oubliée derrière les autres villes du sud, c’est pour cette raison que je veux aider ma ville aujourd’hui.

Hanoucca, approche et nous voulons éclairer notre ville des lumières de Hanoucca et leur offrir des cadeaux, du linge, des jouets,….tous ce qui leur fera plaisir, nous voulons gâter les enfants de Netivot.

Donc notre « guerre » à nous est celle de l’Amour de son prochain, nous demandons à tous ceux qui le désirent, de nous aider, professionnel comme particulier.

Je suis prêt à vous emmener chez les familles, celle qui n’ont pas de portes à leur maison, et celles dont le frigidaire ne contient que de l’eau et des oranges…

Si vous êtes prêt, à nous aider, contacter nous en mp, je vous fait parvenir mon téléphone portable ou sinon je vous appelle en France oui ailleurs.

J’en profite pour remercier ma femme, qui me permet pendant ces quelques instants de me servir de son compte facebook.

Je t’aime Sabrina

Merci à vous

Dan

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Pour ceux qui veulent nous contacter concernant la demande de Dan, mon mari, soit en MP par facebook, soit par EMAIL:

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Pour ceux qui veulent verser des dons, allez sur ce lien :

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OPERATION HANOUCCA POUR NETIVOT
Merci pour votre paiement et très bonne journée à tous.
alyaexpress-news.com

novembre 7, 2012

RIPOSTE SEFARADE

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novembre 3, 2012

RIPOSTE SEFARADE N° 3

MAGAZINE MENSUEL

http://issuu.com/ripostesefarade/docs/rs30

novembre 3, 2012

LDJ :MERCI A BENYAMIN NETANYAHOU POUR SON SOUTIEN

Lors de la visite de Benyamin Netanyahou à Toulouse, l’entourage du Premier ministre israélien s’est entretenu avec le responsable toulousain de la Ligue de Défense Juive sur les questions de sécurité de la communauté juive française.
À l’ issue de cette entrevue, les deux parties ont prévu de se revoir afin de renforcer l’action de la LDJ en France et en Europe.

octobre 15, 2012

RIPOSTE SEFARADE

 

http://www.facebook.com/RiposteSefarade

INVITEZ VOS AMIS !!!

juillet 4, 2012

Le pire scénario: l’alliance de l’Islamisme et de la droite radicale contre Israël !

L’alliance de l’extrême droite européenne et de l’Islam radical unis dans une volonté commune d’anéantir Israël ne serait pas chose nouvelle et originale. Déjà, lors du dernier conflit mondial, le grand muphti de Jérusalem fut l’allié d’Hitler et fournit à la Wehrmacht une division SS d’Arabes Musulmans.

C’est au retour de cette dangereuse perspective à laquelle nous assistons aujourd’hui. En effet, la condamnation de la circoncision prononcée par le tribunal de Cologne, la récente manifestation pro islamiste qui s’est déroulée en Allemagne, accompagnés d’autres signes apparemment anodins mais significatifs, l’indifférence des médias à dénoncer  ce rapprochement, indiquent     que des extrémistes islamistes et européens radicaux, sont naturellement conduits à occulter leurs graves et significatives divergences  pour retrouver, par delà leurs dissensions,  une commune volonté d’effacer « l’entité sioniste. » Objectif, envisagé par chacune des deux parties pour des  motifs différents mais visant au même dessein.

L’extrême droite européenne retrouvant là, l’occasion de confirmer que sa haine du Juif est bien présente, et l’Islamisme radical redisant, à ceux qui feraient semblant de ne pas comprendre, qu’il n’y a pas de différence entre un Juif et un Israélien. Par une de ces  alchimies dont l’histoire a, parfois, le secret, ces deux ennemis historiques d’Israël  trouvent matière à s’entendre  sous les auspices attentifs d’un machiavélisme confirmé.

Consciemment (ou non) les extrémistes nationalistes tentent de détourner le danger qui les menace en déplaçant celui-ci au-delà des frontières de l’Europe. Quant aux autres, ils ne peuvent voir que, de façon bienveillante une opportunité d’atteindre Israël et les Juifs. Ainsi, des idéologies qui, par définition ont vocation à se rejeter trouvent dans l’opportunité de frapper Israël des occasions de se réunir.

Il est vrai qu’entre l’anti sionisme des uns ou des autres, la cohésion ainsi que  le ciment qui rassemblent le réveil du « diable, » restent  la haine d’Israël. Et que celle-ci s’exprime dans la rue, derrière un micro, par des jets de pierres  ou par l’odieux assassinat, elle constitue qu’on le veuille ou pas, une fraternité d’armes  sur laquelle Israël n’a jamais eu d’illusions.

 

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juillet 3, 2012

Salomon Maïmon (1753-1800)

Posted  by Olivier YPSILANTIS

Kant a dit de Salomon Maïmon qu’il était le plus acéré de ses critiques, ce qui n’empêcha pas ce dernier d’être peu apprécié des spécialistes de la philosophie juive moderne. Il est vrai que Salomon Maïmon ne s’attarda guère sur des questions considérées comme fondamentales : Athènes/Jérusalem, Raison/Révélation, raison universelle/singularité juive. L’amplitude de son questionnement n’en est pas moins considérable : solidité de la défense kantienne de l’idéalisme transcendantal, nature des intellects finis et infinis, structure politique de la société juive traditionnelle, réalité des choses finies, possibilité de réduire les relations temporelles à des relations exclusivement conceptuelles, panthéisme, valeur morale de la connaissance…

Dans le numéro 9 de la ‟Revue germanique internationale”, Yistzhak Y. Melamed se propose de montrer que Salomon Maïmon est le seul philosophe juif moderne digne de ce nom, étant entendu que la définition de philosophie juive proposée par l’auteur de l’article est la suivante : philosophie juive ou la tentative de rendre compte des pratiques et des croyances religieuses et culturelles juives de manière informée et argumentée. Notons en passant que nombre de philosophes juifs modernes n’eurent que peu de connaissance des choses juives lorsqu’ils n’en étaient pas tout bonnement ignorants.

La philosophie juive moderne porte en elle deux caractéristiques :

  1. Elle a intégré le regard antisémite sur la culture juive, considérée comme un particularisme opposé à l’universalisme chrétien.
  2. Elle se centre sur la Bible en s’efforçant d’édifier une version protestante du judaïsme, à l’imitation du luthérianisme, afin de justifier l’entrée de plain-pied du Juif dans la société allemande.

Les philosophes juifs modernes ont pris intimement conscience de la tension entre les conceptions enracinées dans l’histoire, la tradition juive (jugée comme relevant du particularisme) et les ‟vérités universelles” défendues par les Aufklärer. Mais d’abord, pourquoi considérer à part les textes juifs ? Les croyances juives seraient-elles plus irrationnelles que les croyances chrétiennes ou musulmanes ? La vie juive et la pensée juive seraient-elles moins compatibles avec la raison ? Il ne s’agit pas de polémiquer —chaque tenant d’une religion ou d’une morale les veut universelles — mais de s’interroger sur ces penseurs juifs qui adoptent sur eux-mêmes un regard chrétien et, ainsi, s’envisagent comme des hommes profondément singuliers et qui rendent compte de cette singularité.

On a attribué à tort à Moïse Mendelssohn cet impératif : ‟Sois un Juif dans ta tente, et un être humain dans la rue”, un propos qui m’évoque avec insistance la célèbre déclaration de Stanislas de Clermont-Tonnerre : ‟Il faut tout refuser aux Juifs en tant que nation, et  tout leur accorder en tant qu’individus”. Dans les deux cas, on morcelle, on coupe en tranches. La déclaration de Stanislas de Clermont-Tonnerre doit être replacée dans son contexte pour en saisir toute la pertinence ; on ne peut aujourd’hui s’en satisfaire. Mais j’en reviens à cet impératif attribué à Moïse Mendelssohn qui sous-entendrait qu’un Juif, cette créature bizarre, ne serait un être humain que dans la rue, alors que sous la tente il ne serait qu’un Juif ! C’est ainsi que la philosophie juive moderne (la Haskala) voyait le Juif. Les penseurs juifs ont intériorisé le schème protestant, avec l’opposition singularité juive / universalité chrétienne. On a reproché à Emmanuel Kant d’avoir fait usage de l’expression ‟euthanasie du judaïsme” (Die Euthanasie des Judentums). De même, on a reproché à Friedrich Schleiermacher d’avoir présenté le judaïsme comme une momie (imputrescible donc) au chevet de laquelle on se lamente. Mais Joseph W. Pickle s’est employé à montrer que ces remarques de prestigieux non-Juifs ne sont que des reprises d’affirmations venues de la Haskala. Joseph W. Pickle (Professor Emeritus of Religion at Colorado College in Colorado Springs) est l’auteur de passionnants travaux sur le dialogue judéo-chrétien. Je conseille au lecteur l’ouvrage, ‟Schleiermacher on Judaism” (partiellement disponible en ligne) ainsi que la conférence de Marc Lienhard, ‟La religion d’après Schleiermacher” mise en ligne par l’Union Protestante Libérale :

http://unionprotlib.over-blog.com/article-730080.html

L’angoisse d’être pris pour un Juif dans sa quintessence, c’est-à-dire pour un Pharisien qui refuse la Révélation du Rédempteur, semble coller à la peau du maskil (partisan de la Haskala, en hébreu) qui s’emploie à présenter le judaïsme comme compatible avec la raison (au sens où l’entendent les Lumières) et, dans un même temps, à repousser (d’un air dégoûté à l’occasion) ces membres de la Yiddishkeit, ces étranges talmudistes, ces Ostjuden. Le maskil ne connaît pourtant rien ou presque rien aux œuvres écrites et étudiées dans les yeschivot d’Europe orientale.

Traditionnellement, les Juifs étudiaient peu la Bible. Certes, des passage du Livre étaient lus et intégrés aux prières ordinaires mais elles n’entraient pas vraiment dans l’étude. Pourtant, au cours de ces deux derniers siècles, le judaïsme connut un profond bouleversement. La vision chrétienne du judaïsme comme particularisme supposait le rejet (volontiers haineux) du texte par excellence des Pharisiens, le Talmud. Ce rejet avait une explication : la Bible proposait une relative transparence aux non-Juifs tandis que le Talmud restait impénétrable hors du cercle (restreint) de ceux qui l’étudiaient. Précisons que ce rejet du Talmud était autant le fait du Aufklärer juif que non-juif. A ce propos, citons ces lignes de Heinrich Heine (extraites de ‟Histoire de la religion et de la philosophie en Allemagne”) qui n’auraient pas été du goût de Moïse Mendelssohn, très versé dans la connaissance du Talmud, mais qui traduisent bien un certain état d’esprit de l’Aufklärung : ‟Mendelssohn détruisit l’autorité du Talmudisme et fonda un pur Mosaïsme… Tout comme Luther avait renversé la Papauté, Mendelssohn renversa le Talmud, et exactement de la même façon, c’est-à-dire en répudiant la tradition, en déclarant que la Bible était la source de la tradition et en en traduisant la plus grande partie. Ainsi détruisit-il le catholicisme juif, tout comme Luther avait détruit le catholicisme chrétien.”

Pourquoi le Juif allemand a-t-il rejeté le Talmud avec une telle détermination ? Pourquoi donc a-t-il troqué le Talmud pour la Bible ? Parce que c’était la voie royale pour devenir un citoyen (juif) respecté. Les textes ‟bizarroïdes” du Talmud ne pouvaient intégrer le noyau du protestantisme juif. Et il fallait à tout prix imiter le voisin luthérien. On atteint le comble du ridicule lorsque des philosophes juifs s’efforcent d’introduire dans la pensée juive la morale calviniste de la grâce — cette idée selon laquelle Dieu décide arbitrairement de ce qui est bien et de ce qui est mal. Il ne s’agit pas de démontrer que les Juifs sont parfaits, personne ne l’est, mais tout de même, présenter un vulgaire fanatisme calviniste (un a priori de la pire espèce) comme une proposition juive digne de respect est tout simplement révoltant. Et la philosophie juive a tenu un rôle essentiel dans ce processus. Hormis quelques exceptions (parmi lesquelles Emmanuel Levinas), les philosophes juifs modernes ont pris la Bible comme texte constitutif du judaïsme. Ce faisant, ils ont voulu singer le protestantisme allemand, avec rumination philosophique de la Bible. Et ce n’est pas un hasard si les philosophes et les théologiens protestants allemands ont adopté sans peine des penseurs tels que Franz Rosenzweig et Martin Buber.

Quelques philosophes juifs modernes se sont efforcés d’approfondir leur connaissance du monde juif. Martin Buber s’est confronté aux textes hassidiques mais davantage à leur aspect conte populaire qu’à leur aspect théorique ou kabbalistique. Hermann Cohen cite à l’occasion des proverbes talmudiques. Mais la méconnaissance du monde juif reste grande chez les philosophes juifs modernes parmi lesquels Leo Strauss, Emil Fackenheim ou Franz Rosenzweig. Certes, il n’est pas nécessaire d’être rabbin ou juif (de se définir comme tel) pour se mettre à l’étude philosophique du judaïsme. Plus simplement, il faut prendre connaissance du sujet avant de prétendre en dresser une expertise philosophique.

C’est l’ignorance du judaïsme — du Talmud — qui dessine et insiste sur l’opposition Athènes / Jérusalem. Celui qui ne connaît pas le judaïsme peut en toute bonne foi le présenter comme une religion révélée. La protestantisation radicale du judaïsme est un passionnant sujet d’étude. Certains analystes jugent qu’elle est le fait le plus important survenu dans la société juive moderne. L’essentialisme (théorie selon laquelle l’essence précède l’existence) du judaïsme est un trait caractéristique de la philosophie juive moderne, un trait fondé sur l’ignorance du Talmud et de la littérature rabbinique.

L’importance de Salomon Maïmon pour la philosophie juive tient en partie au fait que sa connaissance du judaïsme le prévenait de tout a priori sur le judaïsme — et l’essentialisme en est un. Sa connaissance lui permettait la nuance. Salomon Maïmon a grandi dans la Yiddishkeit, il a donc subi diverses influences dont celles du hassidisme contemporain et de la philosophie juive médiévale avec Maïmonide. C’est de lui que Salomon Maïmon tient que la perfection intellectuelle (l’image de Dieu dans l’humanité) prime sur tout et que le perfectionnement moral n’est qu’un moyen de l’atteindre : c’est par l’intellect que nous nous rapprochons de Lui.

Le rapport de Salomon Maïmon à la Kabbale est relativement ambigu. Il n’empêche qu’il s’efforça d’en dégager le noyau rationaliste qu’il identifiait aux enseignements panthéistes de Spinoza. Dans ses premiers écrits hébreux, Salomon Maïmon développa l’idée selon laquelle tout ce qui est sont des prédicats de Dieu qui en est le substrat.

Arrivé en Allemagne, Salomon Maïmon intégre la Haskala berlinoise avec laquelle il partage d’emblée l’idée selon laquelle il faut répandre la science et la philosophie dans la Yiddishkeit et en aucun cas travailler à rendre les masses juives acceptables par assimilation dans la société allemande. Sa compréhension de la Haskala doit beaucoup à Maïmonide qui considère la philosophie et les sciences comme le meilleur moyen d’approcher Dieu. En tant que membre de la Haskala, Salomon Maïmon porte un regard critique sur la société juive traditionnelle, sur les Talmudistes qu’il estime par ailleurs pour leur précision, leur honnêteté et leur caractère profondément moral. Salomon Maïmon déplore la somme d’inepties déversées sur le Talmud, par les Chrétiens comme par les Juifs ‟éclairés”.

Salomon Maïmon ne reçut pas l’accueil qu’il méritait, tant chez les Juifs traditionnels que chez les Juifs ‟éclairés”. Il est resté dans une sorte de no man’s land, entre deux sensibilités juives. Homme entre deux mondes, entre la Yiddishkeit et la Haskala, cet Ostjude fut l’un des très rares membres de l’Aufklärung (avec Moïse Mendelssohn) à connaître le judaïsme. Il ne pouvait donc prendre part à ce projet réducteur à l’encontre du judaïsme qui fut malheureusement placé au centre de la philosophie juive moderne.

Je propose à la méditation du lecteur la conférence Akadem d’un immense érudit, Maurice-Ruben Hayoun, intitulée ‟Aveuglement des Juifs allemands” :

http://www.akadem.org/sommaire/colloques/3e-journee-du-livre-d-histoire-et-de-recherches-juives/aveuglement-des-juifs-allemands-03-03-2005-6523_4143.php

Et pour celui qui veut en savoir plus sur Salomon Maïmon, je conseille la lecture de ‟Histoire de ma vie”, une édition établie par Maurice-Ruben Hayoun :

http://blog.passion-histoire.net/?p=11320

http://zakhor-online.com/?p=4077

juin 30, 2012

Salamworld; le nouveau Wikipédia islamique et «Facebook halal»

Salamworld, l’alternative halal à Facebook«Le monde de la paix» (Salamworld) vise les 10 millions de membres d’ici à la fin 2012 et 50 d’ici les trois ans à venir.

«Le monde de la paix» (Salamworld) vise les 10 millions de membres d’ici à la fin 2012 et 50 d’ici les trois ans à venir. (Isabelle Eshraghi/Agence VU)

Un nouveau réseau social destiné à un public musulman est en cours de test. Site communautaire ou nouvelle forme de censure?

Le secret reste entier autour de Salamworld. Ce nouveau réseau social destiné à un public musulman vient d’entrer dans sa phase de test, or, pour l’instant, en dehors des utilisateurs cobayes, personne n’a encore vu à quoi ressemblerait ce qui s’annonce déjà comme le nouveau Facebook musulman. L’équipe qui travaille depuis un an sur le concept ne veut rien gâcher du grand lancement qu’elle prévoit pour cet été, durant le mois de jeûne du Ramadan.

Tout en cultivant cette part de mystère, les dirigeants de Salamworld se prêtent volontiers au jeu des interviews dans leur siège stambouliote, une superbe villa de forme circulaire surplombant le Bosphore. A l’intérieur, les langues arabe, russe, turque et anglaise se mélangent allègrement parmi la soixantaine de collaborateurs. Ils sont venus des quatre coins du monde pour participer à ce projet ambitieux lancé par «un groupe d’amis entrepreneurs musulmans, de pays divers, sans expérience initiale dans les technologies de l’information». Parmi eux, Ahmad Azimov, originaire du Daguestan et membre du conseil des muftis de Russie. Tout en faisant glisser entre ses doigts les grains de son chapelet, il explique vouloir «fournir un espace internet sûr pour les personnes qui respectent les valeurs islamiques». «Nous souhaitons faciliter le développement du monde islamique et aider les gens à s’unir et à collaborer.»

Salamworld (littéralement le monde de la paix) sera-t-il le nouveau «Facebook halal», comme l’a d’ores et déjà étiqueté la presse? «En quelque sorte», reconnaît Ahmad Azimov qui explique avoir imaginé une «alternative à Facebook basée sur la civilisation islamique». Non seulement Salamworld permettra de relier les gens entre eux mais le réseau se basera sur certaines règles directement liées à la religion musulmane, tout cela sous le contrôle d’une équipe de modérateurs. Pas de pornographie donc ni de décolletés plongeants, encore moins d’injures envers l’islam sur cette plateforme. «Il n’y aura pas non plus de place pour les extrémismes quels qu’ils soient», ajoute Ahmad Azimov qui refuse l’étiquette de projet confessionnel. «Salamworld est conçu par des musulmans mais il sera ouvert à tous.»

Loin d’être une seule alternative à Facebook, Salamworld se voit aussi comme le nouveau Wikipédia islamique – avec la création d’une bibliothèque en ligne «générée par et pour des utilisateurs musulmans» – mais aussi comme un nouvel eBay avec des services commerciaux respectant les principes de l’islam. Ainsi, les utilisateurs pourront faire leurs achats en ligne de produits halal, organiser leur pèlerinage à la Mecque, découvrir virtuellement des lieux touristiques… «Nous voulons créer le meilleur contenu islamique du Web, présenter les meilleures histoires, projets et pratiques de l’islam», explique Ahmad Azimov qui vise les 10 millions de membres d’ici à la fin 2012 et 50 millions d’ici les trois ans à venir. Actuellement, sur le milliard et demi de musulmans que compte le monde, entre 250 et 300 millions sont utilisateurs d’Internet, un chiffre qui devrait passer à 700 millions d’ici dix ans.

Quant au budget, Salamworld évoque 50 millions de dollars sur trois ans, un projet financé par un réseau d’hommes d’affaires musulmans. Depuis un an, les dirigeants multiplient les voyages à l’étranger (Arabie saoudite, Kazakhstan, Indonésie…) afin de tester leur produit. «Nous recevons régulièrement des propositions de grands groupes qui veulent investir, mais nous n’en avons pas besoin», précise Ahmad Azimov.

Ambitieux, Salamworld souhaite combler un vide sur la Toile, en visant d’abord quelques pays tels que la Turquie, l’Indonésie ou le Nigeria, en huit langues. En Turquie, ce projet a reçu les louanges des milieux religieux et conservateurs. «Dans le monde musulman, surtout depuis le 11-Septembre, nombreux sont ceux qui cherchent à créer des initiatives pour contrer les médias islamophobes et pour diffuser une image juste de l’islam, écrit Muhsin Meric dans les pages du quotidien Yeni Akit. J’espère que Salamworld apportera sa contribution en ce sens.»

Parmi les internautes, l’arrivée de ce réseau social a été bien accueillie même s’il faudra attendre le cœur de l’été pour que Salamworld entre en application, et peut-être, dans un premier temps, uniquement sur invitation. Neslihan Akbulut milite dans une association musulmane turque et se dit intéressée par ce projet. Mais de là à abandonner Facebook, elle n’en est pas certaine. «Si Salamworld n’est qu’une pâle copie de Facebook, cela ne m’intéressera pas. Via Facebook nous pouvons déjà créer nos propres communautés, nos groupes idéologiques, religieux ou politiques.» Neslihan estime toutefois problématique la pornographie et la sécurité sur Internet: «Peut-être que Salamworld rassurera les familles.»

Erkan Saka, professeur de communication à l’Université Bilgi d’Istanbul, n’y croit pas. «Les adolescents détourneront les règles si leur famille leur impose d’utiliser Salamworld.» Ce spécialiste en Internet reconnaît toutefois que ce projet s’inscrit dans une évolution récente du Web «désormais entré dans une ère de marketing de niche». «Depuis dix ans, les groupes religieux utilisent de plus en plus le Net pour créer des réseaux privés et particularistes. C’est ce que l’on appelle la «démassification» de l’Internet, un phénomène qui a touché auparavant la télévision avec la création de chaînes thématiques. Le débat sur la globalisation et la régionalisation touche donc aujourd’hui la sphère numérique.»

Pour Erkan Saka, «Salamworld pose aussi la question de l’opportunité ou non de créer un Internet musulman». «C’est un combat rhétorique dans lequel Internet est perçu comme une menace, juge-t-il. Pour y répondre, le gouvernement turc a imposé un système de filtres en arguant que cela rendrait le Web plus sûr, mais au final c’est une nouvelle version de la censure.»

A Salamworld, on affirme ne pas chercher à censurer mais à «créer un monde idéal» à l’image de ce qu’était «l’Andalousie à l’époque du califat». Tout un programme.

 http://marie-masson-gaechter.over-blog.com/article-salamworld-le-nouveau-wikipedia-islamique-et-facebook-halal-107523331.html

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juin 30, 2012

Nationalisme radical et extrême droite, des dangers pour la République!


Certains ont pris l’habitude d’estimer le nationalisme français ainsi que l’extrême droite à l’aune de nos rêves et de nos chimères. Ces mouvements radicaux et extrémistes de la pensée politique française se sont souvent manifestés, lorsqu’ils étaient ou participaient au pouvoir par un antisémitisme sans nuance.

De Maurras à Drumont pour les structures de l’idéologie à Drieu La Rochelle, Paul Morand, Céline etc…pour ce qui est de la littérature, nous sommes confrontés à un radicalisme antisémite qui trouva son Maître avec Philippe

Pétain et la Révolution Nationale.

Il s’agissait à l’époque de s’allier au nazisme qui luttait contre l’ennemi viscéral de l’extrême droite, le communisme. En même temps, on n’hésita pas à manifester son hostilité aux Juifs. qui proclamaient haut et fort leur patriotisme en exhibant des décorations reçues souvent au champ d’honneur dont, personne, bien entendu, ne tint compte.

Aujourd’hui, pour cette idéologie de l’extrême, le communisme est remplacé par l’islamisme, mais les Juifs sont toujours là !

Si d’aventure, le nationalisme extrême retrouvait la confiance d’une partie du peuple français et participait au pouvoir politique, quelles garanties auraient les Juifs que les ultra ne retrouveraient pas les vieilles pulsions antisémites ? Quelles assurances que la République ne serait pas abolie ?

Depuis Pétain la France n’a pu qu’imaginer l’extrême droite au pouvoir, elle ne l’a ni connue, ni expérimentée. De Gaulle, dans sa jeunesse avait de la sympathie pour Maurras qu’il a très vite abandonnée. Ce fut un militaire qui ne signa aucune bataille et qui fonda sa légende sur une France, fille aînée de l’Eglise certes, mais qui était tout aussi éloignée de la gauche que de la droite.

La France et l’extrême droite se séparèrent à la Libération, mais ce divorce fut une façade. Les courants nationalistes n’ont renoncé ni au pouvoir, ni à l’idéal qui l’anime.

Et parmi les forces déterminantes qui guident la route des extrêmes, l’antisémitisme fait partie des balises et des points de repère que certains militants ont, parfois, eu l’audace de nier, pour des motifs qui restent à éclaircir, sans pour autant confirmer la trahison de Philippe Pétain, et le caractère foncièrement anti républicain de la Révolution Nationale, idéologie dominante en France de 1940 à 1945 qui érigea en principe de gouvernement, la collaboration d’Etat avec l’Allemagne nazie

http://www.arnoldlagemi.com/?p=2765

juin 29, 2012

Il n’y a pas de civilisation hébraïque sans l’acceptation du divin !

par Arnold Lagémi

 

 

 

Plusieurs correspondants commentant mes articles me disent, certains avec dépit, d’autres avec regret et quelques uns, à la limite de l’agacement : « Mais je suis athée ! » Si curieux ou extraordinaire que cela soit, le peuple juif ignore l’athéisme. Le Judaïsme n’a pas suscité cette négation de la transcendance, comme d’autres cultures l’ont réalisée. Pourquoi ?

Parce que, il n’y a pas d’autre source de l’histoire juive que la Bible et, selon cette connaissance, le Juif est Juif parce que son identité lui a été révélée, non dans un cercle d’initiés, mais devant le peuple d’Israël, réuni au pied du mont Sinaï, par la S.ource de toute chose. On pourra se révolter contre cette évidence, mais la rébellion ne changera pas la réalité !

L’athéisme est une donnée d’importation, elle est inconnue de la culture juive. Le seul Livre qui semblerait prendre des distances serait l’Ecclésiaste, pour qui « TOUT est vanité. » Toutefois, la fin du livre se veut injonction : « garde les commandements. » La référence juive ignore la négation divine. Comme le soutient Elie Wiesel, « le Juif peut être contre D.ieu, avec D.ieu mais jamais sans D.ieu ! »

Tous les grands penseurs s’exprimant de l’intériorité d’Israël ont ignoré l’athéisme. Si l’on objecte, en citant Spinoza, celui-ci est bien plus représentant d’une tentative de syncrétisme entre différentes écoles que l’expression de l’authenticité juive.

Qu’est ce à dire ? Que le Judaïsme ignorerait la liberté de penser ? A cette question lourde d’apports en aval et en amont, il convient d’affirmer sans crainte d’être accusé de liberticide qu’une certaine conception occidentale de la liberté est, au regard de la pensée d’Israël, une des formes les plus subtiles de la servitude et de l’esclavage.

Comprenons bien de quoi il s’agit. Il n’est pas question de soutenir que l’identité hébraïque est proportionnelle au nombre de mitsvots accomplies. Il s’agit d’abord d’affirmer que le monde est « créé » Ne pas admettre, reconnaître ce principe, c’est affirmer que l’homme se débat dans un monde absurde, privé de signification. En ce sens, il est licite de se protéger contre les dérives d’une

pensée qui mène à une impasse

.

Connaissez-vous une civilisation agnostique, née il y a plus de mille ans qui vive encore ? Une civilisation fondée sur l’absurde reste, par définition provisoire et précaire. Affirmer que « l’homme est un animal religieux » c’est fixer des bornes à la réflexion, ce n’est pas prêcher pour telle ou telle chapelle. L’Occident sous l’influence de la Grèce et de la philosophie est allé trop loin en soutenant que « le C.iel était vide » Il y a donc, une limite à la liberté de penser et cette frontière c’est la reconnaissance que le monde a un C.réateur.

Sorti de cette évidence, la liberté de penser deviendra le droit à revendiquer la liberté de divaguer !

L’athéisme est une pathologie de l’âme que le peuple juif ignore. Et si certains en souffrent, c’est par assimilation à des courants étrangers. Bien entendu, un thème de cette importance exige débat. J’y suis prêt.

Chabat Chalom !

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