« Le peuple israélite n’a pas son pareil en indépendance, en fermeté, en courage! » GOETHE

 

Voici donc, à son tour, le père de FAUST venu chanter les louanges d’Israël.  La position, plutôt la justification qu’adoptera le père du courant littéraire Sturm und Drang, relèvera de l’audace bien plus que du courage. En effet, les principales raisons qui conduisent Goethe à vanter la spécificité d’Israël, sont essentiellement d’ordre religieux.

L’auteur de « la souffrance du jeune Werther » paiera donc cher la haute idée qu’il se fait de la mission d’Israël et  va donc s’exposer à des critiques sévères émanant de diverses Eglises

C’est Israël et seulement Israël qui a été choisi pour célébrer le nom de D.ieu, et la grandeur de la mission rejaillit sur le « porteur. » Voici donc résumé l’essentiel de la position qu’adoptera Goethe. La mission élective du peuple juif grandit ce dernier jusqu’à devenir un exemple, un modèle pour les autres.

On pourrait même, accepter la teneur de l’argumentation dans une perspective athée. Occupé à de « grandes choses » le peuple  juif est devenu « grand. » Habitué à évoluer dans le grand débat qu’est, par exemple, la recherche de la Justice, le peuple juif, est, ainsi que j’ai tenté de le montrer par d’autres illustres intervenants, le peuple qui a le plus concouru à l’établissement du droit comme source de tout pouvoir.

Arnold Lagémi

Les années de voyage de Wilhelm Meister.Oeuvres, tome VII p 155. Traduit par Jacques Porchat. Paris, Hachette 1910

 

« Parmi toutes les religions ethniques, celle des Juifs, qui n’est pas autre chose, a de grands avantages, dont je mentionnerai seulement quelques-uns. Devant le Tribunal ethnique, devant le Tribunal du  D.ieu des Nations, on ne demande pas si c’est la Nation la meilleure, la plus excellente, mais si elle subsiste, si elle s’est maintenue.

.Le peuple israélite n’a jamais valu grand-chose, comme ses guides, juges, chefs ou prophètes, le lui ont mille fois reproché ; il a peu de vertus et il a presque tous les défauts des autres peuples : mais il n’a pas son pareil en indépendance, en fermeté, en courage, et si c’est trop peu de tout cela, en ténacité ; c’est la nation la plus obstinée de la terre ; elle est, elle fut, elle sera,  pour célébrer dans tous les temps le nom de D.ieu : aussi l’avons-nous présentée comme la figure modèle, la figure principale à laquelle les autres ne servent que de cadre. » GOETHE

 http://www.arnoldlagemi.com/?p=2266

 

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