Le comble de l’hypocrisie : le Hezbollah fait campagne pour Bachar al-Assad à travers Julian Assange, fondateur de « Wikileaks »

Le régime syrien et ses alliés sont dans l’impasse et leurs mensonges ne passent plus. Ils communiquent désormais à travers Wikiliks !

Les mensonges distillés par les médias syriens et alliés, depuis plus d’un an, sont de plus en plus flagrants, au point que les Chrétiens de Homs, censés être « proches du régime », ont expulsé l’équipe de télévision syrienne pendant la messe de Pâques, l’accusant de vouloir travestir la réalité. Pour donner du crédit aux mensonges étatiques, Damas et ses alliés passent désormais par des médias et des journalistes étrangers, comme Julian Assange.

Lors de la messe de Pâques, selon le rite orthodoxe (15 avril), les fidèles ont expulsé l’équipe de la télévision syrienne venue filmer l’office religieux, à l’église de l’Annonciation à Homs. Les journalistes voulaient ainsi prouver que « tout est rentré dans l’ordre dans cette ville », pourtant toujours bombardée. Les activistes leur ont demandé de quitter les lieux, refusant de servir de « faux témoins », invitant les journalistes de transmettre la messe organisée dans le quartier Hamidyeh, sous les bombes ! Les journalistes ont alors brandi une autorisation fournie par l’évêque. Mais les fidèles, de plus en plus remontés contre leur hiérarchie ecclésiastique pour son alliance contre-nature avec le dictateur, se sont révoltés, affirmant que « leur évêque ne représente que lui-même ».

Parallèlement, les activistes musulmans, présentés par le régime comme des « terroristes salafistes, wahhabites, sanguinaires et qui veulent tuer les chrétiens », ont distribué de la confiserie, des œufs de Pâques décorés aux couleurs de la révolution et spécialement préparés pour l’occasion… D’autres ont inscrit sur les murs de Damas un message inspiré de la résurrection : « Jésus est ressuscité, le peuple syrien aussi », ou encore « Je sacrifie mon sang pour que ta Croix vive ». Le message de la majorité syrienne confirme ainsi l’option politique prise par les Frères musulmans, le mois dernier, dans leur document historique fait d’ouverture, de démocratie et de convivialité.

Cette réalité touche le régime dans son point sensible, Assad ayant cultivé les divisions confessionnelles pour faire peur aux minorités et se leur proposer sa protection. Les mensonges étatiques se heurtent à la réalité du terrain, obligeant le régime et ses alliés au grand écart.

Ce qui explique l’interview de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, réalisée par Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks et diffusée sur la chaîne de télévision russe « Russia Today ».

Nasrallah a annoncé que son mouvement « soutenait entièrement le président syrien Bachar Al-Assad, qui a très bien servi la cause palestinienne », confirmant les critiques formulées au Liban à son encontre, l’accusant de se servir de ses combattants comme « des sacs de sable » pour protéger Assad, puisque plusieurs dizaines de hezbollahis ont déjà été tués dans les combats en Syrie.

Nasrallah a par ailleurs dévoilé que « l’opposition syrienne avait rejeté la proposition faite par le mouvement libanais d’engager un dialogue avec le régime ». Il a également estimé que « le régime syrien était prêt à effectuer des réformes et à mener un dialogue ». Mais Nasrallah a constaté d’un autre côté qu’« il y a une opposition qui n’est pas préparée au dialogue, qui n’est pas préparée à accepter des réformes. Tout ce qu’elle veut, c’est renverser le régime ». Nasrallah a ajouté qu’« une guerre civile était la seule alternative à un dialogue politique en Syrie ».

Selon des médias russes, la première émission de « The World Tomorrow » de Julian Assange a été lancée sur la chaîne russe « Russia Today » ce mardi. Tournée à Londres, elle servira de « tribune pour les personnes publiques controversées, qu’on ne laisse pas s’exprimer publiquement ».

Cependant, les observateurs notent « l’hypocrisie du Hezbollah » et rappellent qu’il a longtemps mené une campagne hostile à Wikileaks, dont les révélations avaient été qualifiées de « fuites organisées par les Services américains », avant de surfer sur ces fuites et d’en retenir les informations qui servait ses propres intérêts.

Par quelle magie Hassan Nasrallah a-t-il fini par accepter de collaborer avec Assange et de lui accorder une interview ? Il ne fait pas de doute, selon ces observateurs, que « le régime syrien et ses alliés sont dans l’impasse. Les mensonges de leurs médias ont du mal à convaincre. Ils s’expriment désormais à travers les médias russes et grâce au fondateur de Wikileaks ! » concluent les experts.

Dario S.

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2167

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