La Cervelle Flétrie de la Gauche Israélienne

Par Thérèse Zrihen-Dvir

 

(Inspiré de l’étude de Daniel Greenfield)

La Gauche israélienne n’est plus… elle est morte politiquement, conceptuellement et intelligemment. Mais comme le légendaire perroquet bleu norvégien, elle insiste dans son incantation à nous attester qu’elle resplendit et réussit malgré tout, à se perpétuer, nourrissant la vaine illusion du processus de paix.

 

La gauche israélienne est l’une des rares organisations qui arrivent à décrocher des subventions étrangères. Sans les fonds généreux de l’Union Européenne, du Département d’Etat des USA, de Georges Soros et des divers membres de son équipe de l’ombre, les derniers adeptes de la Gauche politique israélienne auraient plié bagages, leurs diplômes en philosophie et les effigies encadrées d’Amos Oz et de Léon Trotsky sous le bras, pour déguerpir et s’installer à Paris ou à San Francisco.

 

Les israéliens sont aussi friands à voter pour la Gauche que ne le sont les poules dans un restaurant servant du poulet fris (Kentucky Fried Chiken). Autrefois dominant, le parti travailliste israélien, équivalent au parti démocrate, s’est rétréci comme une peau de chagrin et se situe sur la carte politique israélienne comme le cinquième grand parti du pays. Meretz, parti vert, avant-garde de la gauche, n’a plus que trois sièges à la Knesset. Seuls les partis arabes semblent prospérer, dirigés par Hadash, le parti communiste arabe, où les gauchistes israéliens ont trouvé leur nid, oublieux du trop modéré Meretz.

 

Quelques centaines de militants gauchistes s’étaient réunis devant le théâtre Habima à Tel Aviv, pour manifester contre toute frappe contre l’Iran, nous ramenant momentanément à leurs réalités. Le vieux slogan gauchiste « une génération entière exige la paix » a cédé la place à d’autres comme « la nation veut des iraniens amis » résonnant comme un dicton de garderie d’enfants. Aussi incongrue est la devise « la justice sociale ne s’accorde pas avec la guerre contre l’Iran » et encore « non à une attaque préventive suicidaire ».

 

L’événement entier est un cliché complet avec des bannières rouges, couleur des foulards des participants benêts qui, apparemment ne possèdent aucune once de la connaissance du monde extérieur en dehors des frontières Tel-Aviviennes. Quelques manifestants exhortaient des négociations avec l’Iran, ignorant le déni virulent iranien de la légitimité de l’état d’Israël, rendant toute négociation utopique. Les dirigeants de l’Iran islamique ne cessent à ce jour de réclamer qu’Israël soit rayé de la mappemonde, ce qui certes n’est pas une attitude encourageante pour toute négociation.

 

Le rallye qui s’ensuivit « Israël aime l’Iran » sur Facebook était des plus pathétiques, combinant la grandeur des médias sociaux à l’irresponsable absence de sensiblerie qui caractérise la rhétorique du camp israélien pour la paix. « Nous ne bombarderons jamais l’Iran : nous vous aimons » hurlaient les posters qui semblent-ils avaient été conçus par des adolescentes puériles. Il y avait aussi des photos de couples narcissistes, fixant du regard la caméra, des israéliens embrassant des iraniens, et des iraniens embrassant des israéliens, des hippies israéliens embrassant d’autres hippies israéliens où s’amalgamaient des européens agacés, en quête de distraction pour combler le vide laissé par le printemps arabe.

 

« Israël aime l’Iran » s’avéra être une campagne parfaite pour les paresseux qui n’appréciaient guère une visite si courte fut-elle à Habima. Le reportage des 50.000 Like sur Facebook fit un semblant de remous – quantité insignifiante même le petit Israël. La riposte iranienne était plutôt discrète. La star d’une vidéo intitulée « Iran aime Israël » avait le visage couvert, mettant à nu une réalité plus judicieuse de la futilité de ce branle-bas. Les iraniens ne haïssent pas Israël en général, mais leurs voix s’éteignent devant la politique de leur gouvernement. Après la victoire d’Ahmadinejad, il est évident que leur gouvernement ne leur laisse aucun choix.

 

En dépit de leurs bannières et slogans, le groupe marginal des intervenants israéliens ne représentait en fait, que lui-même. Le journal Haaretz, l’organe principal de la gauche, fut contraint d’admettre que seules quelques centaines de personnes avaient pris la peine de manifester. Les militants de Facebook ont peu d’influence sur leur gouvernement, tout comme les iraniens ne l’ont sur le leur, bien que les raisons différencient. Le régime iranien n’est pas ouvert à la démocratie, Israël l’est. Les manifestants iraniens peuvent représenter la voix du peuple, contrairement aux manifestants israéliens. La réfutation la plus péremptoire des deux côtés provient du chef suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui disait il y a quatre ans, « c’est inexact, irrationnel, inutile et absurde de dire que nous sommes les amis du peuple israélien. Qui sont les israéliens… Ils sont des combattants à la solde des agents sionistes. Aucune nation musulmane ne peut rester indifférente face à des personnes au service de l’ennemi capital des musulmans. »

Après avoir détourné les élections et consolidé son pouvoir, L’ayatollah Khamenei aura sa bombe nucléaire iranienne entre les mains et décidera de son dessein. Il a déjà déclaré que « nous sommes sur le cap de collision avec les occupants de la Palestine ». Ce cap ne dépend pas de l’action israélienne, mais il dépend bien de son inertie. L’Iran n’a nul besoin d’attaquer Israël pour justifier une offensive. L’attaque a été à maintes reprises justifiée par le régime et ses théologiens islamiques. Ce qui manque est l’arme qui peut finir le travail et c’est la raison même du programme nucléaire iranien.

Durant le 80ème anniversaire de Simon Pérès, Clinton avait fredonné une sérénade de John Lennon, « Imagine all the people… » sans pour cela déraciner Pérès qui déclarait dans son discours « une paix qui est un rêve pour nous, est un véritable cauchemar pour les Ayatollahs d’ Iran. L’Iran a un régime malveillant, cruel et moralement corrompu. Il se base sur la destruction et est un affront à la dignité humaine. L’Iran est au centre de la promotion et finance de la terreur globale. L’Iran est un danger au monde entier. »

Néanmoins, ces idées simples échappent encore à la Gauche israélienne qui insiste dans son jeu de chemisettes rouges, de couronnes de fleurs sur leurs cheveux, tout en dénigrant leur pays et favorisant ses ennemis. Mais si Israël aime vraiment l’Iran, il devrait lui arracher le nucléaire, empêcher les ayatollahs d’atteindre leur objectif pour sauver des millions de vies humaines des deux côtés qui risquent bien de disparaître lors d’une guerre nucléaire. La meilleure façon de prouver au peuple iranien qu’Israël s’inquiète du sort de Téhéran et de Tel-Aviv, est d’arracher les racines nucléaires implémentées sur le sol Iranien.
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