Le journaliste anti-israëlien Robert Fisk démasqué par ses confrères

« [D’autres reporters] accusent ce féroce anti-sioniste (et je pèse mes mots avec soin) de broder ses reportages qui dépeignent systématiquement les dirigeants de l’«axe américano-israélien» comme des méchants sortis des films de James Bond. »


Damien Thomson du Daily Telegraph écrit (Lying lefties) que les journalistes de gauche étaient confiants qu’Internet allait être leur allié dans la croisade qu’ils mènent contre les maux du capitalisme en leur ouvrant les portes à un nouveau public. Or c’est le contraire qui s’est produit. Internet a révélé que certains d’entre eux ont pris l’habitude d’inventer des faits. Avec les meilleures intentions du monde, bien entendu.

Robert Fisk , la coqueluche journalistique de l’intelligentsia bien pensante de New York et de Londres, est sous le feu des critiques de ses confrères qui pointent ses manquements à la déontologie professionnelle. Robert Fisk est le correspondant au Moyen-Orient de l’Independent – journal où officiait également Johann Hari. Le journal satirique Private Eye a publié une série d’allégations faites à son sujet sur un forum privé de Facebook (Vulture Club) par ses confrères qui sont comme lui correspondants à l’étranger. « Ils accusent ce féroce anti-sioniste (et je pèse mes mots avec soin) de broder ses reportages qui dépeignent systématiquement les dirigeants de l’«axe américano-israélien» comme des méchants sortis des films de James Bond. » En effet, n’a-t-il pas prétendu que le Hamas est plus ‘moral’ que Tsahal?

« Je n’invente pas des histoires. Point à la ligne », se défend Fisk. Damien Thomson l’a contacté à Beyrouth et Fisk lui a dit qu’il ne passe pas beaucoup de temps sur le web. Cinglant Thomson conclut: « C’est plutôt heureux, Bob, parce que le cas échéant vous trouveriez des anecdotes très détaillées sur vos étonnants scoops ».

Quant à Mike Dailey, un polémiste gauchiste, il a été pris en flagrant délit d’entorse à la vérité et a dû confesser qu’il était un menteur en série. Il avait fait un reportage sur une usine en Chine qui fabrique des produits Apple et disait y avoir rencontré des enfants de 12 ans et que les ouvriers inhalaient des gaz toxiques. De la pure invention.

Interviewer des personnes qui probablement n’existent même pas fait penser au riche répertoire d’un autre menteur en série, Johann Hari. Lui aussi comme le camarade Fisk est un anti-israélien féroce. Il a dû avouer des plagiats. Ses articles sont émaillés de citations de témoins oculaires qui surgissent commodément lorsque que Hari a besoin d’eux et lui ont valu des prix et de l’argent. Le prix Orwell lui fut finalement retiré, mais il a été autorisé à conserver d’autres prix décernés par des organisations dites «progressistes».

Thomson évoque également le cas de Michael Moore dont la méthode de collecte de preuves était très orientée – ce qui fut finalement révélé sur Internet. « Mais il a fallu une éternité avant que les gens comprennent parce que ses théories de la conspiration étaient bien accueillies et que les médias bien pensants le considéraient comme « un des nôtres ».

Il y a un terme pour qualifier ce modus operandi – dire « La Grande Vérité ». Les journalistes gauchistes orientent leurs histoires de manière à révéler une vérité occultée par un manque de preuves incommode. (Des gens de droite le font aussi, bien sûr, mais ils n’ont pas des alliés progressistes haut placés dans la BBC, The Guardian et, bien sûr, le bon vieux The Independent.)

Avec l’échange d’informations sur Internet il est facile de repérer les trous dans leurs histoires. Mais jusqu’à présent la «communauté» a été réticente à éviscérer ses héros. L’humiliation de Johann Hari a-t-elle fait pencher la balance? Ses admirateurs gauchistes sont livides du fait d’avoir été bernés et feront moins confiance à l’avenir. En outre, les journalistes stagiaires devraient être désormais plus rigoureux dans leurs reportages. Si c’était le cas, Johann Hari aurait involontairement apporté une contribution au journalisme – mais clairement pas pas dans la façon qu’il entendait.

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