La solution finale pour Israël selon l’Iran

Cet article bien documenté d’Andrew Bostom* met en relief l’antisémitisme primaire et irrémédiable des musulmans, il donne une explication à la fois historique et théologique de cette haine et des dangers qu’elle engendre pour la paix.

L’antisémitisme perso-chiite est profondément ancré ; il conduit directement au génocide.

Chiites

Portrait de Mohammad Baqer al-Majlisi

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Reza Kahlili (pseudonyme), un ancien agent de la CIA infiltré chez les Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran nous fait part du dernier avatar de la doctrine djihadique d’anéantissement des Juifs de la théocratie iranienne chiite :

Lorsqu’il traitait Israël de danger pour l’islam, le site internet conservateur Alef, dont les liens avec l’ayatollah Ali Khamenei, le chef suprême de l’Iran sont avérés, déclarait qu’il ne fallait pas laisser passer l’opportunité de se débarrasser de cette « source de corruption. La ‘’jurisprudence justifie’’ de tuer tous les Juifs, et d’anéantir Israël, et le gouvernement islamique d’Iran se doit de prendre la tête de ce combat. »

C’est Alireza Forghani, un analyste expert en stratégie acquis à Khamenei, qui a écrit cet article ; il circule désormais sur la plupart des sites contrôlés par l’Etat, dont celui des Gardiens de la Révolution, le site Far News Agency, ce qui montre que le régime soutient cette position. »

A dessein (et de manière perverse), ces appels au génocide constituent une « réponse » aux manœuvres qu’Israël a entreprises pour contrecarrer cette aspiration profonde de l’Iran, maintes fois répétée, à détruire l’Etat juif et tous les « Sionistes » (c’est-à-dire les juifs non dhimmi). Ces appels obsessionnels de l’Iran chiite à la destruction d’Israël et au massacre des Juifs s’enracinent profondément dans un antisémitisme islamique de nature théologique.

TOUT CELA NE FAIT QUE COMMENCER

Les Mujtahids [les autorités en matière d’interprétation de la loi islamique] et les mollahs constituent une force considérable en Perse ; ils se préoccupent de chacun des aspects de l’activité humaine, depuis les moindres détails des purifications rituelles personnelles, jusqu’aux sujets politiques majeurs.

C’est E.G. Browne, ce savant épris de la Perse qui a écrit ces mots dans les années 1920, à propos de la férule théocrate chiite qui dominait avant la dynastie Pahlavi, c’est-à-dire depuis l’avènement d’Ismaël 1er, le premier Shah Safavide, aux débuts du 16ème siècle, en passant par le couronnement du Shah Reza Pahlavi en 1925, à la fin de la dynastie Qadjar. Ce clergé chiite mettait particulièrement l’accent sur l’impureté rituelle (najis) des Juifs, et aussi des Chrétiens, des Zoroastriens, et d’autres, comme devant constituer la pierre d’angle des relations avec les non-musulmans. L’impact de cette conception du najis se faisait déjà sentir aux visiteurs européens en Perse durant le règne d’Ismaël 1er. Tomes Pires, le voyageur portugais, avait remarqué (entre 1512 et 1515) que « le sheikh Ismaël (…) n’épargne jamais la vie d’un Juif », tandis qu’un autre témoignage d’un voyageur européen notait « la grande haine [qu’Ismaël 1er éprouvait] contre les Juifs ».

On trouve l’éclaircissement des raisons de l’assujettissement des non-musulmans à la loi islamique (charia) au sein de l’Iran chiite dans les écrits et la carrière de Mohammed Baqer al-Majlisi. Ce dernier (mort en 1699) était sans doute le clerc le plus influent du régime théocratique chiite des Safavide en Perse. Durant six ans, à la fin du 17ème siècle, il a été de facto le maître de l’Iran, à la manière d’un ayatollah Khomeini de son époque. Il a écrit de nombreux ouvrages en persan, pour chercher à répandre les points clés de l’éthique chiite auprès des gens. Dans son traité persan « La Foudre contre les Juifs », Al-Majlisi décrit la norme des humiliations requises à l’encontre des non-musulmans sous le régime de la charia, en premier lieu le prix du sang, la djizia, cette capitation fondée sur le verset 9:29 du coran.

Il énumère par la suite six autres restrictions relatives au culte, au logement, à l’habillement, au transport, et aux armes, avant d’exposer les grandes lignes des règles relatives à l’impureté, ou najis, spécifiques aux chiites. Ce sont ces derniers interdits du najis qui ont conduit le professeur d’anthropologie Laurence Loeb – qui a étudié et vécu parmi la communauté juive du sud de l’Iran durant les années 1970 – à observer combien « la peur de se voir souiller par les Juifs a pu mener les musulmans à des comportements singuliers, voire aux pires excès ». Selon Al-Majlisi :

Et, qu’ils ne puissent entrer dans un bassin où se baignerait un musulman, aux bains publics (…). Ce qui peut être purifié, comme des étoffes, si elles sont sèches, cela peut être accepté, c’est propre. Mais si ils [les dhimmis] ont pu toucher ces étoffes alors qu’elles étaient mouillés, elles doivent être rincées à l’eau après acquisition (…) De même, il vaudrait mieux que le commandeur des musulmans défende à tous les infidèles de sortir de chez eux les jours de pluie ou de neige, car ils rendraient alors impurs les musulmans.

Le caractère déshumanisant de ces réglementations de « l’impureté », répandues dans toute la population, est à l’origine des violences récurrentes des musulmans contre les Juifs, dont les pogroms et les conversions forcées des 17ème, 18ème et 19ème siècles, violences qui ont fait de pans entiers de l’Iran des régions Judenrein – pures de tout Juif. Ainsi, par exemple, voici ce que Walter Fischel, grand historien moderne de la communauté juive iranienne, a pu observer à partir des récits du rabbin David d’Beth Hillel au 19ème siècle, et de beaucoup d’autres témoins :

Du fait des persécutions de leurs voisins musulmans, de nombreuses communautés, autrefois florissantes, ont entièrement disparu. Maragha, par exemple, n’abrite plus de communauté juive depuis l’an 1800 environ, époque où les juifs en ont été expulsés (…) De même, Tabriz, dont on pense que plus de 50 familles juives y ont vécu, est devenu judenrein vers la fin du 18ème siècle dans des circonstances similaires. L’élimination forcée des communautés juives a atteint son pic sous le Shah Mahmoud (1834-48), sous le règne duquel la population juive de Meshed a été convertie de force, un événement que non seulement les autorités persanes ont laissé faire, mais que les juifs européens n’ont même pas remarqué et qu’ils ne connaissent même pas.

 

LE REGAIN DE KHOMEINI

Ce qu’on appelle « la révolution de Khomeini », qui a mis fin en 1979 au régime laïc, pro-occidental du Shah Mohammed Reza Pahlavi, n’était en fait qu’un retour complet à la loi théocratique chiite dans toute son oppression (y compris pour les règlementations najis, etc. …), à savoir un retour au type de régime qui a prévalu en Iran pendant 4 siècles. Les conditions de vie de toutes les minorités religieuses non musulmanes, en particulier celles des Juifs, se sont rapidement détériorées. L’historien David Littman relate ainsi comment la situation des Juifs est très vite devenue critique :

Dans les mois qui ont précédé le départ du Shah le 16 janvier 1979, les minorités religieuses (…) ont déjà commencé à se sentir en danger (…) 20 000 Juifs ont quitté le pays avant le retour triomphal de l’ayatollah Khomeini le 1er février. Le 16 mars, le président honoraire de la communauté juive iranienne, Habib Elghanian, un riche homme d’affaires, a été arrêté et accusé par un tribunal révolutionnaire islamique de « corruption » et de « contacts avec Israël et le Sionisme » ; il a été fusillé le 8 mai.

Effectivement, la population de communauté juive iranienne était déjà en chute libre depuis la création d’Israël, avant même la révolution – s’élevant à près de 120 000 personnes en 1948 elle en comptait en gros 70 000 en 1978. La population juive actuelle s’élève sans doute autour de 10 000 personnes, peut être moins …

Ce sont les conceptions de l’ayatollah Khomeini qui ont prévalu pour formater et régénérer ainsi l’idéologie de la théocratie chiite, et il était particulièrement hostile vis-à-vis des Juifs – avant comme après sa prise de pouvoir. Les discours et les écrits de Komeini se fondaient sur toute une gamme d’argumentaires « Judenhass », de haine des Juifs, dont des interprétations orthodoxes des textes sacrés musulmans, et sur la conception chiite du najis. Encore plus inquiétant, par sa rhétorique, Khomeini s’est ingénié à brouiller la distinction entre Juifs et Israéliens, il a repris à son compte les théories conspirationnistes à propos des Juifs (à la fois à l’intérieur de l’Iran et hors de ses frontières), et il a soutenu le principe de l’anéantissement de l’Etat juif. On trouve les raisons profondes de cette campagne nouvelle et continuelle en faveur d’un antisémitisme d’extermination en premier lieu dans la tradition islamique de haine des Juifs, y compris dans l’eschatologie islamique, et jusque dans sa concrétisation évidente dans le djihadisme. A ces racines profondément ancrées dans la foi musulmane seront associés par la suite le négationnisme de l’Holocauste et le développement d’un programme d’armement nucléaire explicitement destiné à la destruction d’Israël.

Au sein de cette théocratie chiite ainsi restaurée, les idéologues les plus influents – dont Khomeini lui-même – ont révélé par leurs discours et leurs écrits leur lien organique avec les doctrines d’oppression de leurs prédécesseurs des dynasties Safavide et Qadjar. Il n’y a qu’à examiner, par exemple, la « version islamique » de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 de l’ONU qu’a écrite, au milieu des années 1960, Sultan-Hossein Tabandeh, le dirigeant chiite iranien d’un des principaux courants soufi. D’après les travaux réalisés par le professeur Eliz Sanasaria sur les minorités religieuses dans la République Islamique d’Iran, ce fascicule de Tabandeh serait devenu « le noyau idéologique sur lequel le gouvernement iranien [après la révolution] (…) a fondé sa politique à l’égard des non-musulmans ». Tabandeh y aborde le sujet en chantant les louanges du Shah Ismaël 1er, selon lui le protecteur des « opprimés », le fondateur despotique et bigot de la dynastie Safavide, celui qui, selon des témoins de son époque, « tenait les Juifs dans une telle haine qu’il ordonnait que l’on arrache les yeux à ceux qui avaient la malchance de croiser son chemin ». Il se révèle dès lors crucial de comprendre que les idées essentielles de Tabandeh sur les non-musulmans sont mises en pratique « de manière littérale dans la République Islamique d’Iran ».

Fondamentalement, Tabandeh n’a fait que réaffirmer le principe sacré de l’inégalité entre musulmans et non-musulmans sous le régime de la charia :

Puisque l’islam considère les non-musulmans comme inférieurs dans la foi, si un musulman tue un non-musulman (…), alors il ne doit pas être puni de mort, puisque sa foi et ses convictions sont plus hautes que celles de l’homme qu’il a tué (…). Le châtiment qu’encourt un non-musulman coupable d’avoir forniqué avec une femme musulmane est bien plus grave, car en plus d’avoir commis un crime contre la morale, contre les exigences sociales et contre la religion, il a commis un sacrilège dans le sens où il a déshonoré une personne musulmane, et ainsi jeté l’opprobre sur tous les musulmans, et donc, il doit être exécuté (…).

De même, la doctrine du najis, c’est à dire de l’impureté rituelle des non-musulmans a été réaffirmée. L’ayatollah Khomeini l’a déclaré de manière explicite : « les non-musulmans, de quelque religion ou croyance qu’ils soient, sont najis ». Et Khomeini d’expliciter ainsi ses conceptions sur les najis et les non-musulmans par une référence spécifique aux Juifs :

Il y a onze éléments d’impureté : l’urine, les excréments, le sperme, le sang, les chiens, les porcs, les os, les non-musulmans hommes et femmes, le vin, la bière, la sueur de chameau qui a mangé des immondices (…) Le corps entier du non-musulman est impur, même ses cheveux, ses ongles et les sécrétions de tout son corps (…) Le corps, la salive, les sécrétions nasales et la sueur d’un non-musulman, homme ou femme, deviennent automatiquement purs s’il se convertit à l’islam. Pour ce qui concerne les vêtements, s’ils ont été en contact avec la transpiration du corps avant la conversion, ils restent impurs (…). Il n’est pas strictement interdit à un musulman de travailler dans l’établissement d’un musulman qui emploie des Juifs, si ce qui y est produit ne contribue pas d’une quelconque manière à aider Israël. Toutefois, être sous les ordres d’un chef juif est source de honte [pour le musulman].

Le discours de l’ayatollah Khomeini de 1942, « L’islam n’est pas une religion de pacifistes » constitue une vision moderne des assertions classiques régulant sans équivoque l’institution islamique du djihad. Il y déclare en substance :

Ceux qui étudient le djihad comprendront que l’islam veut conquérir le monde entier. Tous les pays conquis par l’islam, ou qui le seront dans le futur, seront marqués du salut éternel. Car ils vivront selon [la loi d’Allah, la charia] (…). Ceux qui ne connaissent rien à l’islam prétendent que l’islam se prononce contre la guerre. Ceux [qui disent cela] ont perdu l’esprit. L’islam dit : tuez les infidèles exactement comme ils vous tueraient tous ! Cela voudrait-il dire que les musulmans devraient rester les bras croisés à attendre que [les infidèles] ne les détruisent ? L’islam dit : tuez les [les non-musulmans], soumettez les par l’épée et dispersez [leurs armées]. Cela-veut-il donc dire qu’il faut rester les bras croisés jusqu’à ce que [les non musulmans] nous dominent ? L’islam dit : tuez au nom d’Allah ceux qui veulent vous tuer ! Est-ce que cela veut-il dire qu’il faudrait que nous nous rendions [à l’ennemi] ? L’islam dit : tout ce qu’il peut y avoir de bon ici n’existe que grâce à l’épée, et à la menace de l’épée ! On ne peut forcer personne à obéir sans l’épée ! L’épée est la clé qui ouvre la porte du paradis, une porte qui ne peut s’ouvrir que pour les guerriers saints ! Il y a des centaines d’autres psaumes [du coran] et de hadiths [les dires du prophète] qui pressent les musulmans de tenir la guerre en estime, et de combattre. Est-ce que cela voudrait alors dire que l’islam est une religion qui défend aux hommes de mener la guerre ? Je crache sur les âmes folles qui affirment cela.

Et parmi les non-croyants, la théologie chiite iranienne réserve une haine spéciale pour les Juifs. Non seulement elle ravale le peu qui reste de la communauté juive iranienne à l’état de dhimmis serviles, au moyen de toutes sortes de pressions et de tueries, mais en plus, l’Iran de Khomeini s’est voué au djihad comme « un pilier central de la foi en action », ce qui se traduit de façon notable par sa campagne sans fin d’avilissement et de violences par procuration envers « l’entité sioniste », Israël. Le président iranien actuel, Mahmoud Ahmadinejad, avoue ainsi ouvertement avoir pour politique la destruction d’Israël, se fondant pour cela sur ses croyances eschatologiques. Mohammed Hassan Rahimian, un représentant d’Ali Khamenei, le dirigeant suprême a résumé ainsi en 2006 cette doctrine eschatologique d’annihilation aux relents de haine coranique des Juifs :

Le Juif est l’ennemi le plus acharné du croyant (Coran 5 :82). Et la grande guerre scellera le sort de l’humanité (…) La réapparition du Douzième Imam conduira à la guerre entre Israël et les chiites.

Comme stipulé dans les hadiths reconnus (le recueil des paroles et actes de Mahomet), l’eschatologie sunnite et chiite souligne l’hostilité suprême et prétendue des Juifs envers l’islam. Les Juifs sont décrits comme les suiveurs du Dajjal, l’équivalent musulman de l’antéchrist. D’autres traditions établissent que le Dajjal serait juif lui-même, et que, lorsqu’il paraitra, il sera accompagné de 70 000 Juifs venus d’Ispahan, drapés de tuniques et armés de sabres brillants, leurs tête couvertes d’une sorte de voile. Lorsque le Dajjal sera vaincu, ses compagnons juifs seront massacrés – et même les rochers et les arbres (à l’exception, soi-disant, de l’arbre de Gharqad) les dénonceront. Et alors, selon ce hadith authentique (Sahih Muslim, livre 40, n°6985), si un Juif cherchait à s’abriter derrière un arbre ou un rocher, ceux-ci se mettraient alors à interpeller ainsi les musulmans : « Il y a un Juif caché derrière moi ; viens et tue le ! ». Et la notion de rachat dans le djihad s’étend même à l’eschatologie islamique : le jour de la résurrection, les Juifs vaincus seront expédiés dans les feux de l’enfer, ce qui rachètera alors les musulmans ayant pêché, et leur épargnera ce sort.

Le professeur Moshe Sharon a proposé récemment une synthèse lucide des traits spécifiques de l’eschatologie chiite, de ses grands points communs avec les conceptions sunnites, et de l’attachement personnel et profond du président iranien Ahmadinejad au « mahdisme » :

Depuis la fin du neuvième siècle, les chiites attendent la venue de l’imam-mahdi caché, fort de ses pouvoirs divins, et suivi de milliers de guerriers candidats au martyre. Il devra conquérir le monde et établir le chiisme comme religion suprême et comme loi. Sa venue impliquerait une guerre terrible, et un bain de sang sans pareil. Alors qu’il était maire de Téhéran, Ahmadinejad avait fait aménager une immense avenue par laquelle le mahdi devrait pénétrer dans la capitale. Il n’y a aucun doute qu’Ahmadinejad est persuadé d’avoir été choisi pour être le héraut du mahdi. L’islam chiite se distingue de l’islam sunnite pour ce qui concerne l’identité du mahdi. Le mahdi sunnite restera inconnu, alors que le mahdi chiite sera un personnage réel, identifiable, et inspiré par Dieu. Toutefois, les chiites et les sunnites ont ceci de commun quand à leur conception du moment et de l’heure de l’avènement des temps messianiques : les Juifs devront alors tous périr de mort violente, jusqu’au dernier. Les chiites tout comme les sunnites citent là ce fameux hadith attribué à Mahomet (Sahih Muslim, livre 40, n° 6985).

 

EVITER LA SOLUTION FINALE DES AYATOLLAHS

On a tant applaudi ces manifestations de la « Révolution Verte » dans les rues d’Iran à l’été 2009, alors même qu’il ne s’agissait principalement que de la lutte entre deux options tous aussi vilaines l’une que l’autre : la faction Rafsanjani/Mousavi et ses mollahs, contre la faction Ahmadinejad/Khameini et ses mollahs. Toutes deux partisanes de la bombe nucléaire iranienne et du génocide djihadique de l’Etat juif d’Israël. Et à moins qu’une guerre civile entre ces deux factions djihadistes dominantes ne les handicape toutes deux suffisamment, on ne verra pas de parti réellement laïc à l’occidentale s’imposer, et l’Iran restera ce qu’il est en grande partie depuis 1502 : un régime théocratique chiite d’oppression (à l’exception de la période 1925-1979, période plus laïque et tournée vers l’Occident, bien que régie d’une main de fer par les Pahlavis).

Les Iraniens dans leur ensemble – au-delà de l’affrontement entre partisans de Mousavi et d’Ahmadinejad -, sont bien loin de pouvoir répondre honnêtement à la question énigmatique posée il y a 10 ans par Resa Afshari, historien iranien et militant laïc, cette question de savoir si les autorités islamiques officielles reflètent effectivement l’opinion du peuple iranien :

Qui, si ce n’est les ayatollahs, peut se prévaloir de davantage d’authenticité culturelle et religieuse ? Qui est plus crédible qu’eux pour établir ce que la culture chiite a à dire, ou pas, sur les sujets majeurs de notre temps ? Il ne s’agit pas ici de l’islam comme croyance personnelle, relevant de choix individuels. Il s’agit de considérer en quoi les représentants officiels de l’Etat, s’arrogeant l’autorité islamique, pourraient avoir quoi que ce soit à dire au sujet du traitement des citoyens par l’Etat (…). En Iran, les musulmans libéraux tout comme les partisans des interprétations modernes de l’islam, n’ont pas eu accès au pouvoir. Si cela devait se produire, nous nous devrions d’examiner ce qu’ils ont fait. Et tout ce qu’ont fait les musulmans libéraux jusqu’à présent, ce n’est qu’exprimer leurs bonnes intentions, saupoudrées de quelques revendications idéologiques.

Et vu que le régime théocratique iranien actuel continue d’exprimer ad nauseam ses intentions de génocide, Israël – avec l’assentiment des Etats-Unis, si ce n’est leur aide directe – se doit donc de détruire les usines iraniennes de fabrication d’armes nucléaires par tous les moyens nécessaires.

 

* Andrew Bostom a écrit La Posterité du Djihad (2005, The Legacy of Jihad) et La Postérité de l’Antisémitisme Islamique (2008, The Legacy of Islamic Antisemitism), ainsi que l’ouvrage à paraître Charia contre Liberté (Sharia Versus Freedom), préfacé par Andrew C. McCarthy.

 

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-la-solution-finale-pour-israel-selon-l-iran-101109301.html

Source : Iran’s Final Solution for Israel, par Andrew Bostom, NRO, 10 février 2012. Traduction par Olaf pour Poste de veille

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