Archive de ‘CULTURE’

juin 29, 2012

Il n’y a pas de civilisation hébraïque sans l’acceptation du divin !

par Arnold Lagémi

 

 

 

Plusieurs correspondants commentant mes articles me disent, certains avec dépit, d’autres avec regret et quelques uns, à la limite de l’agacement : « Mais je suis athée ! » Si curieux ou extraordinaire que cela soit, le peuple juif ignore l’athéisme. Le Judaïsme n’a pas suscité cette négation de la transcendance, comme d’autres cultures l’ont réalisée. Pourquoi ?

Parce que, il n’y a pas d’autre source de l’histoire juive que la Bible et, selon cette connaissance, le Juif est Juif parce que son identité lui a été révélée, non dans un cercle d’initiés, mais devant le peuple d’Israël, réuni au pied du mont Sinaï, par la S.ource de toute chose. On pourra se révolter contre cette évidence, mais la rébellion ne changera pas la réalité !

L’athéisme est une donnée d’importation, elle est inconnue de la culture juive. Le seul Livre qui semblerait prendre des distances serait l’Ecclésiaste, pour qui « TOUT est vanité. » Toutefois, la fin du livre se veut injonction : « garde les commandements. » La référence juive ignore la négation divine. Comme le soutient Elie Wiesel, « le Juif peut être contre D.ieu, avec D.ieu mais jamais sans D.ieu ! »

Tous les grands penseurs s’exprimant de l’intériorité d’Israël ont ignoré l’athéisme. Si l’on objecte, en citant Spinoza, celui-ci est bien plus représentant d’une tentative de syncrétisme entre différentes écoles que l’expression de l’authenticité juive.

Qu’est ce à dire ? Que le Judaïsme ignorerait la liberté de penser ? A cette question lourde d’apports en aval et en amont, il convient d’affirmer sans crainte d’être accusé de liberticide qu’une certaine conception occidentale de la liberté est, au regard de la pensée d’Israël, une des formes les plus subtiles de la servitude et de l’esclavage.

Comprenons bien de quoi il s’agit. Il n’est pas question de soutenir que l’identité hébraïque est proportionnelle au nombre de mitsvots accomplies. Il s’agit d’abord d’affirmer que le monde est « créé » Ne pas admettre, reconnaître ce principe, c’est affirmer que l’homme se débat dans un monde absurde, privé de signification. En ce sens, il est licite de se protéger contre les dérives d’une

pensée qui mène à une impasse

.

Connaissez-vous une civilisation agnostique, née il y a plus de mille ans qui vive encore ? Une civilisation fondée sur l’absurde reste, par définition provisoire et précaire. Affirmer que « l’homme est un animal religieux » c’est fixer des bornes à la réflexion, ce n’est pas prêcher pour telle ou telle chapelle. L’Occident sous l’influence de la Grèce et de la philosophie est allé trop loin en soutenant que « le C.iel était vide » Il y a donc, une limite à la liberté de penser et cette frontière c’est la reconnaissance que le monde a un C.réateur.

Sorti de cette évidence, la liberté de penser deviendra le droit à revendiquer la liberté de divaguer !

L’athéisme est une pathologie de l’âme que le peuple juif ignore. Et si certains en souffrent, c’est par assimilation à des courants étrangers. Bien entendu, un thème de cette importance exige débat. J’y suis prêt.

Chabat Chalom !

juin 3, 2012

Pourquoi les prophètes d’Israël sont plus grands que les philosophes Grecs ? Denis DIDEROT 1713-1784

Nous ne connaissons pas de nation plus ancienne que la juive. Outre son antiquité,elle a sur les autres une seconde prérogative qui n’est pas moins importante ; c’est de n’avoir point passé par le polythéisme et la suite des superstitions naturelles et générale pour arriver à l’unité de D.ieu. la Révélation et la Prophétie ont été les deux premières sources de laconnaissance de ses sages. D.ieu se plus à s’entretenir avec Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, et ses successeurs.

La longue vie qui fut accordée à la plupart d’entre eux ajouta beaucoup à leur expérience. Le loisir de l’état de pâtres qu’ils avaient embrassé était très favorable  à la méditation et à l’observation de la nature. Chefs de familles nombreuses, ils étaient très versés dans tout ce qui tient à l’économie rustique et domestique et au gouvernement paternel.

A l’extinction du patriarcat, on voit paraître parmi eux  un Moïse, un David, un Salomon, un Daniel, hommes d’une intelligence peu commune et à qui l’on ne refusera pas le titre de grands législateurs. Qu’ont su les philosophes de la Grèce, les hiérophantes del’Egypte et les gymnosophistes de l’Inde qui les élève au-dessus  des prophètes ?

DenisDiderot- Œuvres complètes, tome XV p 318. Paris-Garnier/frères 1876

Denis Diderot explique que le parcours d’Israël n’apas connu l’épuration culturelle, incontournable dans d’autres Traditions de laconnaissance qui oblige à passer par l’erreur pour atteindre la vérité. Lecélèbre encyclopédiste nous fait part de sa surprise de voir les Hébreuxdécouvrir l’ineffable par génération spontanée.

En ce sens, Diderot considère que la perceptionprophétique induit une dimension personnelle plus accentuée chez les prophètesd’Israël qui les place, si tant est qu’on puisse établir une échelle, bien audessus des philosophes Grecs.

Lesimplications sont nombreuses. Il existe donc un tréfonds idolâtre chez lesGrecs qui est de nature à ressurgir et à polluer l’approche de la vérité. Cerisque  semble échapper aux prophètes,puisque, c’est à leur seule initiative que la morale a progressé. Il ne leur a pas été imposé de passer par uncreuset. En ce sens, la confrontation avec un texte prophétique renvoie, faitrare  et exceptionnel, à une consciencequi n’a pas connu la nuit pour distinguer le jour.  Une conscience qui ne saurait rien destâtonnements de la vérité ! Le rêve de la philosophie !

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mai 30, 2012

La terre et la Loi étant indissociables, le non Juif sioniste est un Juif en puissance!

Reconnaître Israël n’est pas sans conséquence. Pour les Nations, c’est à l’Etat des Juifs à qui l’on a fait une place ! L’Etat d’Israël, c’est une autre histoire ! Depuis les heures d’opposition violente qui couvrirent l’Occident et l’Orient d’un voile opaque, la contestation du leadership hébraïque a gardé son vocabulaire accusateur, quand bien même les notes de la partition ont changé. Rien n’a fondamentalement changé entre les Juifs et les non Juifs. Ne pas reconnaître Jérusalem comme la centralité juive, ainsi qu’y ont fait allusion dans ces mêmes colonnes des hommes illustres comme Chateaubriand, Lamartine et d’autres, confirme la permanence du différend.

Et si l’on pense qu’Israël est dans ses droits, sans plus, il faudra expliquer, pourquoi et sur quelles bases, on ne retient de « l’idéal Judéen » que la terre, qui, sans la Loi reste une idole ! Affirmer le droit des Juifs sur leur terre, est une des premières initiatives qui enclenche de facto, la procédure de la conversion, en conscience d’abord, dans les faits plus tard.

Pourquoi ?

Le message dont Israël est porteur est exclusif, parce que l’Etat d’Israël n’est pas n’importe quel Etat. Estimer qu’Israël a raison, n’a aucun lien avec la même réalité appliquée à l’Italie, ou à l’Angleterre par exemple. Israël, est un peuple à vocation universelle. Qu’il ait tort ou raison ne saurait se limiter au temps ou à l’espace où cette réalité est notifiée. Ce qui se passe en Israël a des conséquences planétaires. Il suffit d’ouvrir un journal !

L’Eglise n’aurait pas, des siècles durant légiféré à ce propos si le peuple Juif n’était pas une centralité qu’il fallait « bousculer Quand est évoquée la spécificité juive, qui ne pense pas à la messianité juive fait semblant de ne pas comprendre.

Accepter, admettre et RECONNAÎTRE comme Chateaubriand que les « Judéens sont les maîtres de la Judée » c’est affirmer la validité de la prétention hébraïque. On ne peut, vis-à-vis d’une Nation, à vocation universelle, reconnaître l’authenticité d’une fraction de son patrimoine comme on le ferait pour une Nation dont l’idéal serait de vivre, chez elle, sous son arbre, à l’abri du soleil.

RECONNAÏTRE Israël, c’est proclamer la justesse des vues de cet Israël. RECONNAÎTRE, c’est d’abord distinguer parmi les autres, c’est un CHOIX ! Affirmer que le sionisme est l’assise légitimant la présence des Juifs sur la terre d’Israël, ne peut se limiter à justifier un nationalisme, parce que la vocation juive dépasse le nationalisme. C’est initialiser un processus qui écarte le témoin de sa civilisation, de son milieu d’origine pour le rapprocher de l’identité juive. C’est une démarche CONVERSIVE !

Reconnaître : « Identifier quelqu’un, quelque chose, le nommer
en fonction d’un caractère donné .Admettre quelqu’un en telle qualité. Considérer un État, une institution comme légitimes : Reconnaître un gouvernement. »
LAROUSSE

On n’est pas l’ami d’Israël en admettant son « originalité universelle » comme on pourrait se déclarer ami de la Grande Bretagne, par exemple. Parce qu’être l’ami de l’Angleterre n’engage pas la conscience, n’a pas d’incidence sur la conception morale.

Mais si j’affirme que les Juifs sont chez eux en terre d’Israël, je soutiens un fragment seulement des prétentions hébraïques et je serais bien en mal d’expliquer et de justifier pourquoi j’ai éliminé les autres. Pourquoi je valide le projet sioniste sans authentifier son essence, c’est-à-dire, la vocation rédemptrice universelle notamment, dont le processus commence par le retour d’Israël chez lui et la « CONVERSION » des Nations.

Si un Juif en devenant sioniste s’est réconcilié avec lui-même, un non Juif, dans cette même perspective a retrouvé des racines comme un trésor inestimable qu’il pensait ne pas être à lui mais dont il est un héritier direct depuis que son regard sur Israël s’est ennobli en devenant fraternel.

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mai 28, 2012

Einstein, un plagiaire ? Freud, un imposteur ? Marx, le cadet d’une famille d’escrocs ?

Sans présumer des résultats des investigations en cours, qu’il faudra poursuivre par d’autres voies, je voudrais relever dans la forme plus que dans le fond, ce que ces deux affaires m’inspirent en attendant les conclusions d’enquêtes  concernant… Karl Marx, qu’il n’est pas question de laisser sur le bord de la route.  Tant qu’à faire, s’il y a « complot » autant les mettre tous dans le même sac !

Le trio Einstein/Freud/Marx représente un temple, celui du Savoir élevé à la dignité de génie. Ces trois visages emblématiques étaient, jusqu’à ce que l’outrance ait osée, considérés comme la base du monde moderne. Oui, mais voilà, ils étaient Juifs. Et l’allergie qu’ils inspiraient devenait insupportable à certains. D’où la vieille histoire du complot ressortie périodiquement en fonction des nécessités des contingences.  Politiquement le sionisme est une cible souvent atteinte. Mais le célèbre trio, s’il était fragilisé par une imposture, c’est toute la maison juive qui risquerait de vaciller !

Il reste tout de même assez singulier d’avoir attendu tant de temps pour affirmer qu’Einstein a pillé Poincarré,  auteur supposé de la théorie sur la relativité. Il est encore plus singulier que, concernant le père de la célèbre formule : E=MC2, la polémique qui s’installe vise moins les découvertes scientifiques que les environnements respectifs, objets de toutes les attaques !

L’agression  quasi simultanée contre ces géants, pierres angulaires de l’Occident, met à mal la réalité  de  la dette contractée envers ces  Juifs illustres et libère le monde scientifique, en particulier et l’Occident en général, de la frustration, voire de l’humiliation représentés par  l’éclatante et permanente victoire des trois cavaliers de l’Apocalypse Occidentale.

Il faut bien reconnaître que les nombreuses avancées de la recherche technologique israélienne, les découvertes médicales et les nombreux Prix Nobel finissaient  par « donner le cafard » à certains scientifiques,  voire, un sentiment dévalorisation.

De là à exhumer à propos d’Einstein, Freud, et Marx (en route, depuis peu les questions sur Karl)  la vieille théorie du complot, dont on n’a pas encore prononcé le terme, me semble t-il, c’était pousser le bouchon assez loin mais c’était  prévisible. Curieux même que le processus n’ait pas été amorcé plus tôt.

Je suis cette enquête d’assez près et ne manquerai pas de revenir vers vous.

http://www.arnoldlagemi.com/?p=2437

mai 18, 2012

Journal portugais: la Palestine était la société la plus développé du Moyen-Orient

Source: Le journal portugais Publico publie un long article de Margarida Santos Lopes à la gloire de la Palestine et à charge d’Israël.  Le titre est éloquent: Quand la Palestine était la société [!] la plus développée du Moyen-Orient.  Evidemment les Juifs sont venus changer la donne.

Dans les universités portugaises on n’hésite pas à explique que "le vrai problème au Moyen-Orient est Israël" dont la politique "se dirige vers la destruction de l’Iran."  Et le parti communiste portugais cite les Protocoles des Sages de Sion.  Le texte est toujours sur leur blog.

Le Portugal est un pays sans Juifs (il y en aurait un millier pour plus de 10 millions d’habitants), mais qui attire le touriste juif en organisant des voyages pour découvrir l’héritage [!] juif du pays.  Cherchez l’erreur n’est-ce pas? Dans les enquêtes le Portugal ressort comme étant un pays européens où le sentiment anti-juif est très élevé. Le jeune blogueur Romeu Monteiro explique comment il en est venu à ne plus détester Israël.

Photo: Le Pentateuque, le premier livre imprimé au Portugal à Faro en 1487, par un Juif Samuel Porteiro Gacon.

mai 17, 2012

« Le peuple israélite n’a pas son pareil en indépendance, en fermeté, en courage! » GOETHE

 

Voici donc, à son tour, le père de FAUST venu chanter les louanges d’Israël.  La position, plutôt la justification qu’adoptera le père du courant littéraire Sturm und Drang, relèvera de l’audace bien plus que du courage. En effet, les principales raisons qui conduisent Goethe à vanter la spécificité d’Israël, sont essentiellement d’ordre religieux.

L’auteur de « la souffrance du jeune Werther » paiera donc cher la haute idée qu’il se fait de la mission d’Israël et  va donc s’exposer à des critiques sévères émanant de diverses Eglises

C’est Israël et seulement Israël qui a été choisi pour célébrer le nom de D.ieu, et la grandeur de la mission rejaillit sur le « porteur. » Voici donc résumé l’essentiel de la position qu’adoptera Goethe. La mission élective du peuple juif grandit ce dernier jusqu’à devenir un exemple, un modèle pour les autres.

On pourrait même, accepter la teneur de l’argumentation dans une perspective athée. Occupé à de « grandes choses » le peuple  juif est devenu « grand. » Habitué à évoluer dans le grand débat qu’est, par exemple, la recherche de la Justice, le peuple juif, est, ainsi que j’ai tenté de le montrer par d’autres illustres intervenants, le peuple qui a le plus concouru à l’établissement du droit comme source de tout pouvoir.

Arnold Lagémi

Les années de voyage de Wilhelm Meister.Oeuvres, tome VII p 155. Traduit par Jacques Porchat. Paris, Hachette 1910

 

« Parmi toutes les religions ethniques, celle des Juifs, qui n’est pas autre chose, a de grands avantages, dont je mentionnerai seulement quelques-uns. Devant le Tribunal ethnique, devant le Tribunal du  D.ieu des Nations, on ne demande pas si c’est la Nation la meilleure, la plus excellente, mais si elle subsiste, si elle s’est maintenue.

.Le peuple israélite n’a jamais valu grand-chose, comme ses guides, juges, chefs ou prophètes, le lui ont mille fois reproché ; il a peu de vertus et il a presque tous les défauts des autres peuples : mais il n’a pas son pareil en indépendance, en fermeté, en courage, et si c’est trop peu de tout cela, en ténacité ; c’est la nation la plus obstinée de la terre ; elle est, elle fut, elle sera,  pour célébrer dans tous les temps le nom de D.ieu : aussi l’avons-nous présentée comme la figure modèle, la figure principale à laquelle les autres ne servent que de cadre. » GOETHE

 http://www.arnoldlagemi.com/?p=2266

 

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mai 16, 2012

Le Centre Culturel français à Gaza coûtera 1 million d’euros

On peut remercier Nicolas Sarkoky pour ses largesses envers les Palestiniens.  Et ça continuera sans doute avec François Hollande.Et, pour la petite histoire, on peut voir la noria de camions qui amènent à Gaza les matériaux nécessaires pour la construction du nouveau centre culturel français pharaonique de Gaza.  Chantier lancé en décembre 2011 "pour un coût d’environ un million d’euros".

On notera que la  France est le seul pays à avoir un Centre cultuel à Gaza, traitement de faveur sans doute dû à la qualité des intervenants qui y sont reçus, à l’instar de Stéphane Hessel ou Régis Debray qui avaient profité de leur visite pour rencontrer le Hamas avec émotion

La maquette du CCF
Source: Consulat général de France à Jérusalem (Selon Luc Rosenzweig: "les gens du Consulat général de France à Jérusalem, principaux relais de l’antisraélisme diplomatique primaire"…): Nouveau Centre Culturel Français de Gaza: premier convoi de matériaux, le 17.01.2012
"Le chantier du nouveau CCF de Gaza a été lancé le 19 décembre dernier par le Consul général de France à Jérusalem Frédéric Desagneaux. Situé au centre ville de Gaza sur l’avenue Charles de Gaulle sur un terrain de 2000 mètres carrés offert à la France par l’Autorité palestinienne, le nouveau CCF ouvrira ses portes à l’issue de travaux prévus pour durer un an, pour un coût d’environ un million d’euros. Le nouveau CCF disposera d’une grande galerie d’exposition, d’une salle polyvalente, de quatre salles de cours, d’une grande médiathèque et d’une cafétéria. Il abritera également l’antenne consulaire française."

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mai 12, 2012

Deuxième lettre ouverte à Monseigneur l’Archevêque de Strasbourg

par Arnold Lagémi

 

En d’autres temps,  on m’aurait fait taire  au coin d’une ruelle. …

Une petite question à l’évêque de Strasbourg, avant de révéler le but de cette lettre : « Savez-vous  pourquoi, les Juifs de Strasbourg jouent aux cartes, la nuit de Noël ? Pour rester éveillés et protéger leurs familles des agressions que commettaient les Chrétiens en sortant de l’Eglise après la messe de minuit , quand ils se dirigeaient vers le quartier Juif . Voilà, c’était pour situer un des contextes…

Sauf votre respect,  Monseigneur, permettez une question. Les dispositions du droit canon interdisent-elles de vous interpeler  par lettre ouverte ? Pourquoi ce silence ? On parle à un Juif normalement sans protocole particulier !

Est-il vraiment hors d’usage   de répondre à un Juif qui ne comprend pas,  qu’après Vatican II, il n’apparaisse pas utile, essentiel et indispensable à l’évêque de Strasbourg d’expliquer le rôle de la statue symbolisant la « synagogue aveugle » ?

Faut-il mériter votre  réponse et, pour se faire,  faudra-t-il que j’aille à genoux jusqu’à votre siège épiscopal à Strasbourg, m’incliner devant votre omnipotence et faire amende honorable, mais de quoi ? Et puis, la route est longue, les chemins peu sûrs et mes genoux fragiles !

Pourquoi, maintenez-vous ce mépris obsolète envers les Juifs ? Composer un panneau explicatif engendrerait-il la mésestime et le mépris pour vous-même ?  Comment,  exclure votre approbation à « l’aveuglement de la synagogue ? » Vous pouvez ne rien dire devant cette monstruosité ? Vous êtes bien désigné par le vicaire du Christ, le représentant du D.ieu d’amour ? Alors, bien difficile de comprendre !

Il faut dire qu’il ne vous reste plus grand-chose pour vous opposer au Peuple choisi ! Il y a belle lurette que la querelle théologique est, pour vous, un fiasco. Alors, il vous reste les pierres. Les Palestiniens nous les jettent au visage, vous,  vous y gravez le mensonge ; Votre manière bien personnelle de soutenir l’intifada ! Votre silence cache-t-il la peur ? Que les Juifs redeviennent des hébreux ? Il y a un risque, c’est vrai ! Mais vous saviez  qu’Israël ressuscité signifiait votre effondrement et votre dilution !

Sincèrement, Monseigneur en passant devant cette statue de la honte, croyez-vous encore que Vatican II ait un sens ? N’avez-vous pas le sentiment d’une bien triste mascarade ? Vous est-il arrivé de penser au sens des amitiés judeo chrétiennes perçues avec un œil sur la « synagogue aux yeux bandés » ?

L’Occident, votre Eglise sont en danger. Déjà des Chrétiens sont touchés. Qui, à part Israël pourra aider l’Eglise d’Orient en  souvenir de ce parent commun qui « confondit la voix de son cœur avec celle du Ciel » et mourut pour les pêchés du monde, dont le vôtre,  Monseigneur,  que vous confirmez par un silence pesant et révélateur autour de cette statue qu’il vous plaît de maintenir aux côtés de l’Eglise triomphante !

L’ôterez-vous, au moins avant la Parousie, quand le Christ reviendra en gloire ? Il faut dire que vous avez tant à vous faire pardonner, une statue de plus, quand bien même infâme…

Votre Eglise a perdu la partie et n’est plus l’Eglise triomphante.  De nouveau, c’est la voix d’Israël qu’on entend et qui prend acte de votre silence !

Au fait,  Monseigneur, c’est bien Jean Paul II, qui demandait « pardon » pour les crimes commis alors que le pardon n’efface l’offense que s’il répare !

N’est-ce pas excessif ? Un peu hein ? Parce que,  pardon de quoi et pour quoi ?  Il faut bien rappeler aux Juifs que lorsqu’on les appelle nos frères, ce n’est qu’une façon de parler….Parce qu’à Strasbourg etc….

….« L’humour est presque toujours la colère maquillée. » Stephen King

 

mai 9, 2012

Islam et Démocratie

Nature de l’Islam

Il convient avant tout de rappeler que le Coran n’est pas, comme la Bible ou les Evangiles, un récit humain, mais serait la parole parfaite d’Allah transmise par l’archange Djibril à Mahomet. Le Coran ne pourrait donc être critiqué ni adapté : il est immuable et intemporel. Bien mieux, en proclamant Mahomet le dernier (ou le « sceau ») des prophètes, l’islam interdit toute évolution ultérieure.

Autre point important, l’islam n’est pas une religion spirituelle, mais une religion rituelle et formelle : ce qui compte n’est pas ce qui se passe dans le cœur (ou l’esprit) du musulman, mais si des rites ou les actes de la vie quotidienne ont été ou non accomplis dans les formes prescrites. L’islam définit très précisément ce qui est « licite » et « illicite »1. La conscience et le raisonnement humain n’y trouvent aucune place : il faut s’y soumettre parce qu’Allah le veut et les voies d’Allah sont impénétrables. L’obéissance est exigée à la lettre mais non dans l’esprit : de nombreux artifices permettent de tourner2 les règles de manière fort hypocrite. Certes, il existe de la spiritualité en islam, mais il s’agit alors d’ « innovations » (formellement interdit) ou de « sectes » comme le soufisme.

Enfin, le prophète Mahomet est le modèle que doit tenter d’imiter tout musulman. Et si Mahomet était un chef religieux et un prédicateur, il a été surtout le chef pervers3 d’une bande de pillards qui pratiquaient la razzia sur les caravanes des incroyants, avant de devenir un chef de guerre et un conquérant usant de la ruse, du mensonge, de l’assassinat politique et appliquant largement les leçons de Machiavel neuf cents ans avant le maître italien. Vraiment rien de commun avec le Christ ou Bouddha ! Le fait que Mahomet soit le modèle ultime à suivre par tout musulman devrait déjà suffire à convaincre que l’islam est non seulement incompatible avec nos valeurs, mais veut détruire notre civilisation.

 

Ce n’est pas parce que l’islam est une religion monothéiste et qu’elle se rattache à une certaine tradition juive et chrétienne que le Dieu des chrétiens est le même dieu qu’Allah. Avec un tel raisonnement, les sectes satanistes adoreraient un dieu de bonté et de tolérance !

 

UNE RELIGION INTRINSèquement INégalitaire

 

La Charia (loi d’Allah) institue explicitement l’inégalité entre les êtres humains4. D’abord, il y a des hommes libres et des esclaves : c’est Allah qui le veut et l’a précisé dans le Coran. «Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit»5. Si l’esclavage n’existe plus du point de vue du droit international, il n’est toujours pas aboli dans les faits : il subsiste encore en Mauritanie et dans d’autres régions musulmanes.

Une seconde discrimination est instituée entre musulmans et « gens du livre »6, polythéistes ou athées : ces derniers n’ont même pas le droit de vivre. Un non musulman ne peut par exemple jamais témoigner contre un musulman : en l’absence de témoin musulman, un musulman peut voler en toute impunité un non-musulman. En terre musulmane, l’athée n’a aucun droit, sinon celui de se convertir ou d’être exécuté.

« La discrimination que rejette l’Islam, c’est celle qui se fonde sur la couleur de la peau, sur la nationalité… Quant à la discrimination entre hommes et femmes, c’est une chose normale, naturelle qu’il n’ y a pas lieu de rejeter, elle fait partie de l’Islam »7. Mais comment peut-il en être autrement dès lors que le Coran, c’est-à-dire Allah lui-même, impose des discriminations sur base du sexe8. Par exemple, une femme peut être battue ou unilatéralement répudiée par son mari. Une musulmane ne peut en aucun cas épouser un non musulman. Le Coran et la Sunna regorgent de prescriptions défavorables ou méprisantes à l’égard des femmes. Il faut être d’une parfaite mauvaise foi pour oser soutenir le contraire !

L’islam refuse la notion de citoyenneté

« Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante »9. Par delà les frontières, l’islam ne connaît que l’Oumma, la communauté des croyants : l’ensemble de ceux qui sont soumis inconditionnellement à la volonté d’Allah. L’islam ne conçoit pas que des citoyens responsables puissent prendre en main leur destin en agissant sur la politique, sinon pour propager la parole d’Allah et instaurer sur le monde l’ordre islamique. L’Islam n’est qu’abandon à la volonté d’Allah.

L’appartenance à l’Oumma non seulement prime l’appartenance à toute autre communauté, mais le plus souvent s’y oppose. Il est par ailleurs significatif que pour obtenir la nationalité dans la plupart des pays musulmans, la première condition est d’être musulman !

L’Islam religion sectaire

L’islam interdit à un musulman de se convertir à une autre religion et tout musulman apostat doit être condamné à mort. Ceci explique notamment que les pays musulmans colonisés n’ont jamais été convertis au christianisme. Le fait d’empêcher un croyant de quitter une communauté religieuse est le principal argument pour condamner les sectes. Pourquoi ne considère-t-on pas l’islam comme une secte nuisible ? Parmi les 17 péchés capitaux de l’islam, le plus grave est l’incroyance, largement avant le meurtre et le vol.

L’islam est incompatible avec la démocratie

L’islam est comme les autres grandes religions monothéistes une révélation : le message divin a été révélé aux hommes et il n’est pas question de le modifier par un vote humain ou par la négociation. Mais contrairement au christianisme qui prévoit la séparation de l’Eglise et de l’Etat « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », l’islam interdit toute séparation entre la religion et les autres aspects de la vie sociale. «L’idée qu’il puisse exister des êtres, des activités ou des aspects de l’existence humaine qui échappent à l’emprise de la religion et de la loi divine est étrangère à la pensée musulmane.»10 L’islam est donc une doctrine totalitaire qui englobe tous les aspects de la vie sociale et de la sphère privée. Bien plus, le Coran fixe de manière précise nombre de règles de droit. Celles-ci sont complétées par des Hadiths (paroles du prophète Mahomet PSL) et constituent la Charia, la loi divine. La Charia veut « contrôler dans leurs moindres détails les activités politiques et sociales des individus, sans aucune restriction la vie des fidèles, et s’assurer que les autres religions ne puissent pas gêner l’islam »11. La Charia prime le droit des hommes et ne peut être adaptée par un quelconque parlement ou par la volonté du peuple12. «Selon la doctrine musulmane, l’homme n’a pas le pouvoir de légiférer; pour les croyants, il n’existe qu’une seule loi: la sainte loi révélée par Dieu.»13. La loi des hommes ne peut aller à l’encontre de la loi d’Allah, qui est infaillible. L’islam impose donc un régime théocratique, totalitaire et donc incompatible avec toute démocratie.

Le djihâd (guerre sainte)

« Les relations entre l’Islam et le monde non musulman sont, par définition, conçues sous un angle fondamentalement conflictuel dans la doctrine islamique classique. […] L’obligation de soumettre les populations qui refusent l’Islam se trouve encore affirmée sans ambiguïté dans le hadith (récit de la vie du Prophète, consigné dans la Sunna) suivant: "J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent: "Il n’y a d’autre divinité que Dieu" […] Le devoir assigné à la communauté musulmane par la révélation et les paroles du Prophète est clairement énoncé: elle a pour mission de propager la parole de Dieu afin d’établir sur le monde l’ordre voulu par Lui. Et l’instrument par excellence de cette propagation sera le djihâd »14. Ce texte de l’ULB est clair : pas besoin d’autre commentaire !

L’islam est incompatible avec les droits de l’homme

Les quelques éléments ci-dessus devraient suffire pour nous convaincre de l’incompatibilité de l’islam avec les droits de l’homme. Mais le sujet mériterait un livre à lui seul. Nous espérons traiter ce sujet, point par point, dans un prochain article. Mais il suffit pour s’en convaincre de savoir que les musulmans ne peuvent accepter la déclaration universelle des droits de l’homme. Une déclaration islamique universelle15 des droits de l’homme, conforme aux prescrits du Coran et de la Sunna a été élaborée à Londres par le Conseil musulman, et proclamée à Paris en 1981.

Conclusion

Pour un Occidental, reconnaître la véritable nature de l’islam imposerait une série de conclusions et de conséquences impossibles à admettre. La logique qui en découlerait sort tellement des limites acceptables du champ culturel et idéologique politiquement correct, que nos intellectuels conformistes préfèrent ne pas savoir. Encore faudrait-il que du haut de leur suffisance, de leur paresse intellectuelle et de leur ethnocentrisme, ils puissent accepter que d’autres civilisations se fondent, non seulement sur un système de valeurs différent, mais aussi sur des conceptions absolument antagonistes. Il n’y a pas d’islam modéré et il n’y a pas d’islam compatible avec nos valeurs, et si c’était le cas, l’islam n’existerait plus. La conclusion qui s’imposerait clairement serait l’interdiction pure et simple de l’idéologie islamique sur notre sol et de se préparer à un conflit inéluctable de civilisations.

Une remise en cause tellement radicale de leur conception du monde s’avérant impossible, ils préfèrent nier le problème, faire preuve d’angélisme et se laisser bercer par les mensonges machiavéliques de musulmans qui les confortent dans leurs illusions. Ce sont ces derniers pourtant qui, au mieux les égorgeront et au pire les asserviront. Ce n’est pas parce que nous connaissons de braves Arabes – il y a partout de braves gens – que la nature de l’islam s’en trouve modifiée en quoi que ce soit. Pour les mêmes raisons, dans les années trente, beaucoup de démocrates n’ont pu accepter de reconnaître la nature véritable de l’idéologie hitlérienne, et cela s’est payé par plus de 50 millions de morts. On peut donc craindre le pire pour notre avenir…

Nicolas Bagration

 

1.Tous les rapports et actes humains sont classés dans une des catégories suivantes : obligatoire, conseillé, neutre, déconseillé, interdit.

2. Par exemple pour le prêt à intérêt qui est formellement interdit, mais largement pratiqué par des voies détournées. Ou encore, si le meurtre est interdit, il est autorisé de rémunérer les services d’un tueur !

3. Après sa première épouse, la riche Khâdidja, 15 ans plus âgée que lui, Mahomet épousa notamment Aïcha, fille de son conseiller Abou Bakr, qui était âgée de 6 (six) ans, et la déflora alors qu’elle avait 9 (neuf) ans !

4. Pour l’anecdote, le Coran traite également du statut des Djinns (sic !) et des hermaphrodites ! On croit rêver.

5. Bernard Lewis. Que s’est-il passé? L’Islam, l’Occident et la modernité Ed. Gallimard

6. Les « gens du Livre » sont essentiellement les Juifs et Chrétiens, êtres inférieurs car ils persistent dans l’erreur, mais qui bénéficient malgré tout de certains droits (statut de dhimmi), car ils croient aux écritures antérieures au Coran.

7. Cheikh Karadhaoui, « spécialiste » en Charia et en fatwas islamiques, interrogé sur la discrimination en Islam entre hommes et femmes par la chaîne Al Jazira, en date du 9 septembre 2001, émission « la Charia et la vie »

8. Le Coran, sourate IV verset 38 « Les hommes sont supérieurs aux femmes… Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises…» . Le témoignage d’une femme ne vaut que la moitié de celui d’un homme (Coran, S 2 v 282) et il en est de même pour de nombreux autres droits.

9. Amar Lasfar, imam de la mosquée de Lille-Sud et président de la Ligue islamique du Nord

10.Bernard Lewis, Id.

11. Hurgronje Snouck. Islamologue de renom. La Charia réglemente absolument tout, depuis l’usage du cure-dents jusqu’à la manière de satisfaire ses besoins naturels !

12. Pour les musulmans, seul le mariage musulman est valable. Les femmes mariées civilement ou dans une autre religion ne sont donc pas mariées et vivent en état de concubinage : ce seraient donc des putains, elles peuvent être traitées comme telles.

13. Bernard Lewis, Id.

14. Robert Anciaux, "Questions approfondies d’institutions musulmanes" ULB, (P.U.B. Cours – Librairie 3e édition 1991-1992/1)

15. Si elle est universelle, elle s’impose à tous et s’oppose donc à son homonyme non islamique qui a même vocation.

 

http://www.fnb.to/FNB/Article/Bastion_64/Islam%20et%20democratie.htm

mai 9, 2012

Etre Israélien; quelle classe !

par Arnold Lagémi

A maints égards, il m’a paru utile et opportun de mettre en ligne ce texte publié, il y a quelque temps par terredisrael.
La fréquentation d’Israéliens, qu’elle soit occasionnelle ou permanente confronte bien souvent à une donnée constante de l’âme juive : l’autocritique que d’aucuns poussent jusqu’à la limite du pathogène par l’auto dénigrement.

Il faut dire que les nations ne nous témoignent pas ces temps ci des marques d’estime ou d’intérêt qui nous renverraient une image de nous-mêmes susceptible de nous dissuader d’entretenir une opinion plutôt dévalorisante d’Israël et de ses œuvres.

Très récemment, le coup le plus dur est venu du saint-siège qui a franchi les limites de la décence en permettant à un sinistre personnage niant la Shoah d’avoir toutes les chances de trouver une place au « Paradis »…
Puis, la lettre du pape aux évêques est venue rappeler la validité de toute la période préconciliaire. A force d’être méprisés on ne peut empêcher les faibles de refouler la plus malsaine des interrogations : « Et si nous étions méprisables ? » Combattre ce questionnement pervers aux retombées dévastatrices figure parmi les priorités pédagogiques.

Puisque les autres n’entendent la voix d’Israël qu’au travers d’une haine qui remonte au Golgotha, que leurs critiques témoignent plus du ressentiment que de la volonté d’aider un ami, laissons de côté leur point de vue et appliquons, pour y voir clair la procédure de l’examen de conscience préconisée par Maïmonide : le vidouï : l’aveu. Et bien, ce vidouï, tourné et retourné nous oblige à reconnaître que nous avons d’excellentes raisons pour être…. fiers des œuvres de l’Etat d’Israël.

Ce pays a 60 ans, vous avez bien entendu ? Et il vit, mange ses produits, se soigne, (ainsi que ses concitoyens Arabes) souvent avec des médicaments made in Israël, ses chercheurs sont réputés, ses universités sont prestigieuses, il éduque ses enfants, il fait tourner ses usines, sa justice peut être saisie par tout un chacun, sa démocratie est si puissante qu’elle en devient parfois excessive, il se défend aussi, grâce à une armée qui prévient les populations de son intention de….bombarder les zones limitrophes etc…etc…

Qui n’y a pas séjourné depuis trois ou quatre ans est stupéfait des progrès réalisés en bien des domaines Je le redis, ce pays a 60 ans !

Ce qu’il est aujourd’hui, ce qu’il promet de devenir expliquent les raisons de cette haine pugnace à son égard : la JALOUSIE, combustible des haines durables menant souvent aux tragédies les plus sanglantes.

Les nations savent que ce qui se passe en Israël engage l’avenir du monde. Qu’on massacre ailleurs ne suscite pas de réaction (ou dans une telle « disproportion » qu’elle en devient insignifiante.) Mais qu’Israël se défende et les entrailles de la terre se confondent dans des rictus douloureux. Des Juifs qui se défendent c’est contraire à l’habitude, ce n’est pas dans l’ordre des choses…

Léon Askénazi (Manitou), que son souvenir nous éclaire, enseigne à propos de la vision d’Ezechiel relative à la résurrection des morts (chap 37) « le rassemblement des ossements desséchés puis, les nerfs et la chair qui les habiteront, ensuite la peau qui recouvrira les cadavres et enfin le souffle de vie qui viendra les animer ; » Manitou enseigne donc que notre époque correspond au temps qui réunit les ossements en permettant le rétablissement de la nation juive après deux mille ans d’exil. Ces ossements forment l’ébauche d’un corps ; ils sont la première étape de la résurrection d’Israël qui a commencé en 1948.

Alors quand nous vient la tentation de désespérer, considérons le chemin parcouru par ces « ossements » dont le frémissement de vie fait si peur aux nations qu’elle voudrait les voir encore disséminés dans les cimetières du monde ! Considérons qu’après deux mille ans de galouth nous ne pouvions pas retrouver Peuple, Terre, Unité et Esprit simultanément. Ouvrons les livres de l’histoire récente avec les yeux du Sage, de celui qu’on nomme roé ètt hanolad ; celui qui sait voir ce qui naît. En effet, tout se passe comme si notre époque était celle du cheminement des exilés vers le Retour.

Comme ils étaient plus forts que leurs bourreaux nos pères sortant des camps de la mort, plus forts que l’immense douleur, grâce au fol espoir de rebâtir la nation juive.

Et Ben Gourion n’était peut-être pas croyant ou religieux selon les critères empruntés au christianisme mais il l’était au regard d’un système qui rejette le Ciel pour patrie tout en acceptant sa référence tutélaire.

Car, ne l’oublions pas, notre vocation est historique, elle n’est pas céleste ! « Mon royaume n’est pas de ce monde » est un principe schismatique au regard de la Loi de Moïse. Dans ces conditions, les bavures, les dérapages font partie de l’histoire humaine. L’homme n’est pas que lumière…

Des chefs corrompus et dévoyés accompagnent nécessairement le cours de l’histoire, de cette histoire que nous devons assumer avec la volonté de l’unir à la morale et l’équité. Les fautes, les délits, les crimes ne disqualifient pas, pour autant, la Loi qui les condamne.

Les sociétés contemporaines de David ou de Salomon étaient loin d’être exemplaires…

Et c’est précisément parce que l’homme doit faire preuve de moralité dans des domaines que les nations jugent inconciliables avec la vertu que la vocation hébraïque est essentiellement historique. Il est certes plus commode de construire la « Jérusalem céleste » que de tenter de l’édifier ici-bas. C’est dans les tensions, les confrontations que se vérifie la capacité de l’homme à les surmonter. Pas dans la fuite ! Le messie que nous attendons rétablira le droit. Il n’en différera pas l’exercice pour un autre temps que le sien…

Le ghetto, le mellah ne sont pas constitutifs de la nation juive. Alors que monastères et couvents sont la voie royale du salut. Ils échappent aux contraintes et vicissitudes de l’histoire par vocation. Le Judaïsme ignore la division du clergé en deux groupes distincts. Le clergé séculier (secula, le siècle) qui vit parmi les fidèles et le clergé régulier (regula, selon la règle de St Benoît qui fixe la norme du comportement monastique)

On l’aura compris, une des raisons pour lesquelles les Juifs rejettent Jésus c’est que le christianisme propose un idéal de vie qui relève d’une conception de l’homme et du monde étrangers à la tradition d’Israël. Et pour retrouver nos sources, il faut en éliminer les éléments étrangers qui s’y sont introduits et que nous avons crus relever de notre patrimoine.

Alors, en dépit des difficultés dont la résolution fonde la grandeur et l’Election d’Israël, nous avons les meilleures raisons d’être fiers de ce qui se construit sur la terre d’Israël ! Et quand l’impatience risque de faire chavirer l’édifice, quand la mésestime prend le pas sur l’amour de soi, cessons de regarder tout ce qui reste à faire, étonnons nous de ce qui a été accompli en 60 ans et crions à la face du monde : « Qui a fait mieux ? » Alors et alors seulement face au silence du monde, montera des racines de notre mémoire cette exigence de pudeur qui accompagne toujours les authentiques victoires : la fierté ! Et, regardant ce peuple se battre en donnant des leçons au monde, on se dira avec l’accent de la complicité :

« ÊTRE ISRAELIEN : QUELLE CLASSE ! »

Arnold Lagémi

http://www.arnoldlagemi.com/?p=2159

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