Archive for avril 10th, 2012

avril 10, 2012

C’était en 1973 : Ehud Barak déguisé en femme chasse les terroristes au Sud-Liban

par Tsahal – Armée de Défense d’Israël

Ehud Barak, aujourd'hui ministre de la Défense, et commandant de la Sayeret Matkal en 1973.L’opération Printemps de la Jeunesse est une opération menée dans le cadre d’une opération de bien plus grande envergure, l’Opération Colère de Dieu, visant à éliminer les auteurs du massacre de onze athlètes israéliens perpétré pendant les Jeux Olympiques de Munich de 1972. De grandes figures israéliennes telles que Ehud Barak ou Yoni Nethanyahu ont pris part à l’opération, et chaque israélien se souvient de l’allure d’Ehud Barak, déguisé en jeune femme brune.

Comment l’opération s’est-elle déroulée ?

Opération Printemps de la Jeunesse : Les forces partirent du port de Haïfa à bord de neufs bateaux lance-missiles en fin d’après-midi et arrivèrent sur la plage de Beyrouth dans la soirée sur des canots pneumatiques

Dans la nuit du 9 au 10 avril 1973, l’unité d’élite des forces spéciales israéliennes, la Sayeret Matkal, des forces parachutistes et le commando naval effectuent un raid contre plusieurs cibles de l’Organisation de Libération de la Palestine à Beyrouth et à Sidon au Liban, et éliminent 50 membres haut placés de l’OLP, notamment l’adjoint de Yasser Arafat, Abou Youssef. Parmi les commandants des forces de Tsahal qui participent à l’opération, on peut citer Ehud Barak, Yonatan Netanyahou et Amnon Lipkin-Shahak.

Les forces sont parties du port de Haïfa à bord de neufs bateaux lance-missiles en fin d’après-midi et pour arriver sur la plage de Beyrouth dans la soirée sur des canots pneumatiques lancés au large à partir des bateaux lance-missiles.

A leur arrivée, les soldats sont attendus à l’endroit du débarquement par des voitures américaines luxueuses louées la veille. Les soldats se répartissent en plusieurs groupes pour atteindre différents objectifs : un immeuble de sept étages qui sert de caserne aux terroristes et qui héberge le quartier général du « Front Populaire » ; deux maisons de dirigeants du Fatah, gardées par des dizaines de terroristes armés ; le siège du Fatah, responsable des attentats dans la bande de Gaza ; deux ateliers de production de mines et de bombes.

L’opération dure deux heures et demie durant lesquelles trois hauts dirigeants de l’OLP sont éliminés dans leurs appartements. Des dizaines de terroristes sont tués. Les soldats israéliens parviennent à mettre la main sur des documents importants dans les appartements des terroristes. Deux combattants des forces dirigées par Amnon Lipkin-Shahak sont tués dans l’opération et ce dernier a été félicité après la mission par le Chef d’État-major pour son sang froid.

On se souvient notamment du Lieutenant-colonel Ehud Barak, commandant de la Sayeret Matkal, qui débarque sur la plage de Beyrouth au côté des premiers soldats et pénétra dans la ville déguisé en jeune femme brune.

Que sont devenus les héros de l’opération Printemps de la Jeunesse ?

Ehud Barak, le commandant de la Sayeret Matkal de l’époque est aujourd’hui le ministre de la Défense israélien. Il a occupé le poste de Chef d’Etat-major entre 1991 et 1995 et celui de Premier ministre entre 1999 et 2001. Amnon Lipkin-Shahak a gravi les échelons de Tsahal jusqu’à devenir Chef d’Etat-major en 1995, succédant ainsi à Ehud Barak.
Yoni Netanyahu, l’un des soldats les plus célèbres de Tsahal, a été tué dans l’opération Entebbe trois ans plus tard, en 1976. Son frère Benyamin est aujourd’hui Premier ministre de l’Etat d’Israël.

Ehud Barak, aujourd'hui ministre de la Défense, et commandant de la Sayeret Matkal en 1973.

avril 10, 2012

Iran : Léonard de Vinci serait musulman selon un biographe iranien

Par Melba

Léonardo doit se retourner dans sa tombe comme une dynamo.

Un livre sur l’oeuvre de Léonard de Vinci vient de paraître en Iran. Son auteur, Morteza Khalaj Amirhosseini l’a intitulé “Dessins de Léonard de Vinci”. Il contient les meilleurs dessins du génie de la Renaissance, mais aussi une biographie très détaillée. Se basant sur des sources présentées par l’agence de presse iranienne comme “valables”, le livre entend prouver que De Vinci s’était converti pour embrasser la religion des Perses.

L’auteur Amirhosseini déclare: “J’ai préparé ce livre, afin de répondre aux besoins des étudiants en Art, parce qu’il n’y avait pas de livre disponible en Iran sur De Vinci. Nous devrions connaître un artiste par ses œuvres, mais, malheureusement, De Vinci est seulement une icône mythique en Iran. ”

Amirhosseini poursuivit en disant que le livre présente une biographie complète de Léonard De Vinci dans laquelle il a prouvé sur la base de sources de “première main” que l’artiste était devenu musulman. Toutefois, l’Occident préfère garder le silence sur ce sujet, a t-il ajouté.

Source : ABNA (Agence iranienne) via Weasel Zippers

http://www.bivouac-id.com/billets/iran-leonard-de-vinci-etait-musulman-selon-un-biographe-iranien/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+bivouac-id+%28Bivouac-ID%29

avril 10, 2012

Copé et Fillon convergent pour augmenter l’immigration algérienne

210112_101851_PEEL_My8SAZ.jpg

Rappel avant de voter :

Lu dans El Watan du 8 décembre 2011 :

"Le taux de refus de visas pour la France a baissé de 6% cette année. Seulement 21,77% des demandes de visa formulées par les Algériens ont reçu des réponses négatives depuis le début de l’année, contre 27,84% en 2010, à la même période.

«Une avancée due à la simplification des procédures pour faciliter la circulation des Algériens entre l’Algérie et la France», dont s’est félicité, hier, le consul général de France à Alger, Michel Dejaegher, en présence de l’ambassadeur de France, Xavier Driencourt, lors d’une conférence de presse tenue à la résidence du consul à Alger. A l’ordre du jour, le bilan des dix premiers mois d’activité du consulat général de France à Alger qui a traité 140 751 dossiers de demandes de visa. Ainsi, 80 746 visas ont été délivrés depuis le 1er janvier 2011, dont 73 000 visas court séjour, contre 72 956 visas à la même période de l’an dernier.suite

Répondant à un journaliste de Tout sur l’Algérie, le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé explique :

"La France délivre près de 140 000 visas par an, pour environ 200.000 demandes. Le taux de refus diminue, nous délivrons de plus en plus de visas de circulation et nous avons fait un effort important pour améliorer les conditions d’accueil, notamment par le recours au prestataire Visa France. L’Algérie bénéficie en outre d’un régime favorable pour les visas de longue durée et pour le séjour, conformément aux accords de 1968 que nous sommes prêts à améliorer encore, pourvu que nos préoccupations soient prises en compte, conformément au principe de réciprocité. D’un point de vue personnel, je pense que la renégociation de l’accord de 1968 doit être l’occasion d’améliorer la mobilité des chefs d’entreprise, des chercheurs, des artistes."J-F Copé dans TSA

François Fillon lors de son voyage officiel en Algérie de juin 2008 promit 170 000 visas par an aux Algériens. :

"ALGER (AFP) 21/6/2008 :

— Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem [islamiste notoire], a interpellé samedi à Alger son homologue français François Fillon, en visite à Alger, sur "la nécessité d’une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays".(…) La France, régulièrement critiquée par l’Algérie au sujet de la circulation des personnes, fait valoir la progression du nombre de visas, désormais octroyés au rythme d’environ 170.000 par an, contre 57.000 en 1997 [sous Lionel Jospin!]

Les Algériens ayant voté à majorité pour le Front Islamique du Salut en 1991, et le co-fondateur du FIS Ali Belhadj ayant rendu hommage à Mohamed Merah, la plus élémentaire des précautions serait de ne pas distribuer autant de visas touristiques (viennent-ils visiter les châteaux de la Loire?), première porte d’entrée de l’immigration clandestine (on entre légalement, on reste illégalement une fois le visa expiré). La France organise légalement sa propre submersion démographique.

http://www.islamisation.fr/archive/2011/10/13/cope-et-fillon-convergent-pour-augmenter-l-immigration-adger.html

avril 10, 2012

« Juifs et Arabes de France : dépasser la question israélo-palestinienne »

Le 28 mars 2012, des étudiants de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po) membres du Forum pour la Paix ont organisé la conférence éponyme réunissant journalistes, chercheur et commissaire à la diversité et à l’égalité des chances auprès du Premier ministre dans ce prestigieux établissement privé d’enseignement supérieur. Une soirée animée au cours de laquelle, malgré des hors-sujets significatifs, des amalgames choquants et des tabous liés à l’islam, ont pu être évoquées la désinformation, la terminologie erronée et biaisée de chaines publiques, la responsabilité et la déontologie des médias, notamment dans l’affaire al-Dura. Compte-rendu, florilège et rétablissement de vérités historiques et juridiques.
Voilà un titre problématique : d’une part, il met en parallèle deux catégories dénaturalisées – les Juifs de France, sont sauf exceptions, Français – et distinctes – « Juifs » (peuple et fidèles du judaïsme)/« Arabes » (groupe composé de musulmans, chrétiens), et d’autre part, il cèle les Berbères.
S’agit-il vraiment d’une question « israélo-palestinienne » ?
Les Juifs français, oubliés ou fantasmés
Curieusement, la plupart des orateurs ont usé de termes vagues pour désigner l’attentat antisémite, islamiste, contre l’école Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars 2012 – quatre morts franco-israéliens Juifs dont trois enfants.Sur cette attaque, quels vocables ont été utilisés par Kader Abderrahim, modérateur, chercheur à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) dirigé par Pascal Boniface, et « membre du Global Finder expert des Nations Unies qui vise à faire des recommandations au secrétaire général de l’ONU sur le dialogue des civilisations » ? Il a évoqué une « tragédie » et s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles un « individu commet des actes aussi odieux ».
Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, a loué « Samuel Sandler… un grand monsieur » qui, à son retour à Versailles, veut « parler avec l’imam de la mosquée ». Il a enchainé sur la couverture médiatique de « l’affaire de Toulouse… On ne couvre plus ce conflit [israélo-palestinien] pour un certain nombre de raisons : ça casse les pieds de la rédaction car il n’y a rien de neuf, il y a également des campagnes – cela a été le cas pour Un œilsur la planète… Les images du conflit existent uniquement sur les chaines satellitaires arabes… La situation a changé… Vous n’êtes pas informés », a déploré Charles Enderlin. D’autant que « la crise iranienne pointe à l’horizon ».
« Ce qui s’est passé à Toulouse est un acte terroriste. Le terrorisme se résume à l’effet de surprise, la déloyauté et la force… Des innocents inoffensifs touchés avec haine et lâcheté », a affirmé l’écrivain Yann Moix. Et d’enchainer, perplexe : « Je voudrais comprendre pourquoi, souvent, quand un acte à caractère antisémite a lieu, on essaie d’effacer le caractère antisémite de cet acte en mettant en avant une réalité qui serait qu’idéologiquement il serait en rapport avec le conflit israélo-palestinien. Dans une société qui adore les « ismes », on adore voir l’antisémitisme partout, mais quand l’acte antisémite est là, on ne veut plus le voir ».
La journaliste Audrey Pulvar rencontre « souvent, en banlieues ou au cœur des villes, des jeunes qui se sentent abandonnés, sans pour autant que tous deviennent des terroristes ». Elle a insisté sur le « problème de l’éducation » de ces « jeunes Français, pro-palestiniens sans connaître la réalité du conflit ». A listé les stéréotypes antisémites véhiculés par ces jeunes : « Le 11 septembre, c’est un complot juif », « Le lobby juif », « Un complot mondial juif contre les Palestiniens, contre les musulmans », « Israël tue les petits enfants avec une bombe. On est là, et on ne fait rien ! » A dénoncé la « ghettoïsation des esprits et géographique » de ces jeunes. A entendu une vingtaine d’individus entonner des chants antisémites à son égard et constaté que « 95% des réactions parmi les gens rencontrés et sur les réseaux sociaux lui ont dit « Mais tu n’es pas juive ! Alors quel est le problème ? » A conclu : « Il faut parler des problèmes réels, concrets des Français, des problèmes d’éducation, du vivre ensemble ». Quant à Mohamed Merah, il « est né en France. Il est français… Je ne suis pas dans la tête de ce terroriste ».
Trois passeports : français, israélien, palestinien. Ces trois identités, Ofer Bronchtein, directeur du Forum pour la Paix [1], les a assumées avec fierté, sans y voir « la moindre contradiction ». Il a été « choqué par un acte terroriste inadmissible, antisémite et raciste. Il a regretté « que la plupart des Juifs de France… interprètent très souvent la critique au gouvernement israélien comme étant des critiques anti-israéliennes, antisionistes et parfois d’être antisémites » et que « beaucoup de Français d’origine musulmane d’origine arabe, sympathisants de la cause palestinienne, souvent critiquent tous les Israéliens, tous les Juifs [qui] contrôlent le monde, à la source de tous les maux sur Terre, et débordent sur l’antisémitisme ». Cet « optimiste pathologique » a espéré en une « dynamique de rapprochement, de dialogue serein » entre Israéliens et Palestiniens, entre communautés en France.
une « dynamique de rapprochement, de dialogue serein » entre Israéliens et Palestiniens, entre communautés en France.
Quant à Samy Cohen, professeur à Sciences Po et chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), il a évoqué le « côté fantasmatique de la vision du conflit israélo-palestinien vu de France et d’Europe », « les préjugés forts », « l’insuffisance de l’information sur ce qui se passe en Israël et en Palestine » par les médias ou les livres, l’association Other voice, qui regroupe des Israéliens vivant « près de la bande de Gaza, harcelés par les menaces des roquettes, des missiles et des mortiers » et ayant écrit « une lettre publique », en 2011, au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour exprimer leur refus d’une « deuxième opération Plomb durci car la solution est le dialogue » avec les Gazaouis, les messages d’amour via Internet d’Israéliens vers les Iraniens qui « ont répondu massivement » à l’identique, une « manifestation à Tel-Aviv le 24 mars au soir avec des centaines de manifestants » hostiles à un bombardement « en Iran. Les héros de l’avenir, ce sont ces gens-là ». Le « terrorisme déstabilise les démocraties » qui « doivent raison garder, ne pas riposter par les mêmes moyens ». Les solutions ? « Les moyens de défense, de solidarité, de mobilisation forte ».
« Ce qui s’est passé la semaine dernière, euh, il y a eu d’autres drames sociaux, euh, il y a forcément des racines sociales comme les [jeunes] fauchées sur l’autoroute. Il y a cet enfant qui a été assassiné par son père et qui avait deux ans.
C’est le signe de l’échec d’actions de prévention », a considéré Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’égalité des chancesauprès du Premier ministre. Et d’enchainer sur la communauté « israélite [qui a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme. La réalité est plus complexe…[Il faut] examiner dans le détail la trajectoire de l’assassin des sept personnes qui ont trouvé la mort la semaine dernière, sa trajectoire sociale, ses motivations. Dire que cela résulte d’une islamisation rampante de la société française me parait une analyse un peu courte. Je crois que c’est plus grave hélas ». Et d’évoquer « l’islamophobie efficace », la manière dont on se sert des « origines de ce Français » pour « stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane de ce pays… On doit se poser la question de l’égalité de traitement, des discriminations ».
Yazid Sabeg est « frappé dans les quartiers par l’acuité dont le conflit israélo-palestinien est vécu, surtout la condition faite aux enfants. C’est vécu comme une injustice profonde… véhiculée au quotidien, de façon permanente, biaisée souvent sur les chaines arabes qu’écoutent de plus en plus les jeunes des quartiers même s’ils ne parlent pas l’arabe… La communauté israélite [a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme ».
Privilégiant le facteur social, ces discours ont évacué toute interrogation sur les motifs religieux de Mohamed Merah qui avait motivé ses actes notamment en raison de la loi sur le foulard islamique. Ont aussi évité toute allusion à l’antisémitisme islamique, au rapport entre pratique religieuse islamique et antisémitisme [2], au lien entre l’islam et l’islamisme. Substitué souvent les musulmans aux victimes Juives de Toulouse, et plus généralement aux Juifs français. Omis d’évoquer la recrudescence d’agressions antisémites en France du 19 au 28 mars 2012 : 28 en 10 jours, soit environ trois agressions antijuives par jour dont un attentat ayant fait quatre morts. Inquiétant. Certains orateurs ont semblé en prendre conscience.
Yann Moix a alors refusé de « remplacer immédiatement l’antisémitisme, qui a muté, par l’islamophobie ». Le « terme « israélite » date du XIXe siècle », a raillé cet écrivain qui s’est interrogé sur l’enterrement des « victimes françaises » hors de France : « On ne peut pas redevenir Algérien et Israélien quand ça vous arrange ». Et de relever : un « sujet n’a pas été abordé ce soir : s’il n’y a pas en germe dans les textes sacrés de l’islam des propos qui pourraient paraître à certains absolument antisémites… Je me demande si l’islamisme n’a pas comme point de départ l’islam ».
Réponse de Kader Abderrahim : inviter à lire le Coran.
Pour Charles Enderlin, « l’extrémisme religieux trouvera toujours dans ses textes sacrés la confirmation, le prétexte de ses actes qu’ils soient juifs, musulmans ou autres. On ne censurera pas les textes religieux ». Le terrorisme ? C’est « un acte individuel pour terroriser une population civile ». Ce journaliste cite une recherche du Shin Beth et les Renseignements militaires selon laquelle les motivations de la majorité des « bombes humaines » palestiniennes, n’auraient pas eu de motifs religieux : « C’était individuel, parfois psychologique, liée à une volonté de vengeance, un problème familial ».
« Il ne s’agit pas de déresponsabiliser Mohamed Merah… Ces jeunes dans les quartiers sensibles se sentent abandonnés… Cela ne veut pas dire qu’ils se considèrent comme des victimes [ou qu’]ils vont devenir des terroristes… des fous furieux comme Mohamed Merah », a précisé Audrey Pulvar. Ces jeunes « ont l’impression de ne pas intéresser ceux qui pourraient régler leurs problèmes. Une maman dans une manifestation à Toulouse, à la mémoire des victimes de Mohamed Merah, [le 24 mars, a dit] : « Qui leur parle ? Les intégristes ! ». Audrey Pulvar s’est interrogée sur ces « gamins qui ont refusé de se lever pour la minute de silence à la mémoire des victimes de Mohamed Merah en disant : « Je ne vais pas me lever pour les Juifs parce qu’ils ne se lèvent pas pour les Palestiniens ».
« Pourquoi ceci s’est passé ? », a questionné Yazid Sabeg qui est « un grand républicain… Je suis français et je ne me sens pas tout à fait français… non pas parce que j’ai des racines en Algérie… On ne peut pas être fier d’un pays qui ne vous aime pas… Vous ne pouvez pas demander à ces jeunes d’être fiers d’un pays qui ne les célèbre pas, qui les marginalise, qui les traite d’une façon inégalitaire ». Et de regretter qu’on n’enseigne pas « la diversité du peuplement de la France, notamment depuis un demi-siècle… J’ai appris, parce que je suis un enfant de l’école républicaine, que mes ancêtres étaient des Gaulois. C’est vrai… J’ai d’autres ancêtres… Il faut que la république se réinvente et qu’elle traite de ces sujets objectivement ».
« Faux-tos » et affaire al-Dura
Première question d’un spectateur : « Mohamed Merah a déclaré : « J’ai voulu venger les enfants palestiniens, victimes d’Israël donc. Est-ce que c’est une réalité ou un fantasme ? Est-ce que les Israéliens assassinent délibérément des enfants palestiniens pour le plaisir, par sadisme pur ? Il y a là la responsabilité de la presse. Y a-t-il une propagande malveillante qui oblige les jeunes à se remplir de haine ? » Et de citer la photo d’une petite Gazaouie tweetée le 10 mars 2012 par Khulood Badawi, employée à l’OCHA (Bureau onusien pour la coordination des questions humanitaires), puis le 11 mars 2012 par la journaliste Diana Alzeer : toutes deux ont présenté cette enfant ensanglantée comme ayant été tuée par la frappe israélienne aérienne lors de la nuit précédente. Or, cette photo, qui remonte à 2006, concerne une Gazaouie victime d’un accident de balançoire [3] ! (Applaudissements).
J’ai alors pris la parole, ma voix étant souvent couverte par le brouhaha des réactions du public divisé : « France 2 et France 3 sont des chaines du service public. Le service public est astreint au devoir de neutralité. Es-ce qu’il vous serait possible en tant que journalistes, et je suis journaliste, d’utiliser des mots neutres et des mots adéquats pour décrire la réalité en Israël ? Je prends deux exemples. Vous avez parlé de « colonisation », des territoires que vous appelez Cisjordanie. Or, ces territoires sont appelés Judée et Samarie ». (huées, rires, « On en a marre »). « Le traité de San Remo en 1920 a dit que ces territoires font parties de l’Etat d’Israël, de l’Etat Juif. Donc il ne s’agit pas de « territoires occupés » mais de « territoires disputés ». (Applaudissements).
J’ai ensuite interpelé sur l’affaire al-Dura : « Le 30 septembre 2000, la chaine publique France 2 a diffusé un reportage de son correspondant Charles Enderlin sur des images de son cameraman palestinien ». (Huées. « Ce n’est pas normal ». « C’est une honte »). « Charles Enderlin a indiqué que les tirs provenaient de la position israélienne. Son cameraman a dit la même chose, puis il a dit : « Je n’ai jamais dit cela ». Ensuite, Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2, a dit » (huées, sifflets) : « On ne saura jamais quelle est l’origine des tirs. Venaient-ils de la positon israélienne ou palestinienne ? » (Huées. « On n’est pas là pour ça, Madame ». Brouhaha. « Provocation à la haine »). J’ai demandé « à chaque orateur de prendre position dans l’affaire al-Dura et à Audrey Pulvar pour quelles raisons elle avait signé la pétition Pour Charles Enderlin en 2008 ».
J’ai aussi ajouté que des Palestiniens désignaient les Israéliens comme des « Yaoud » (Juifs en arabe), donc les téléspectateurs arabophones en France assimilent les Juifs qu’ils rencontrent aux Israéliens, et certains les agressent. « Votre comportement est indigne », m’a chuchoté un spectateur.
« Respectez ceux qui veulent poser des questions », a asséné Ofer Bronchtein pour ramener le calme.
« Je sais que c’est un sujet sensible, mais on n’est pas là pour faire le procès de Charles Enderlin », a affirmé Kader Abderrahim.
« Vous êtes là pour noyer le poisson », lui a rétorqué un spectateur.
Puis un autre spectateur s’est enquis : « Yann Moix a dit que l’antisémitisme avait évolué » en parlant d’un « antisémitisme géopolitique. Considérez-vous qu’être contre ce qui s’est passé entre Israéliens et Palestiniens, est-ce que c’est être contre le peuple israélien ? Est-ce que cela a des répercussions sur le peuple aujourd’hui en France ? »
Pour Yann Moix, « on n’a pas vocation à être pro-israélien ou pro-palestinien… Au sein de l’antisionisme, il y a de l’antisémitisme. [Je refuse de] renvoyer un camp contre l’autre et de choisir un camp ».
« On choisit la vérité », a protesté une spectatrice.
Kader Abderrahim a invité Charles Enderlin et Audrey Pulvar à me répondre. J’ai insisté pour que tous les orateurs répondent. Les autres ont gardé le silence.
Parole à Charles Enderlin : « Le gouvernement israélien a décidé de manière totalement unilatérale que, au contraire de l’usage fait par les Nations unies et euh la, les chancelleries européennes, la Cisjordanie s’appelle la Cisjordanie. Lorsque dans un reportage, quelqu’un dit la Judée-Samarie, je passe ses paroles et j’explique qu’il s’agit de la Cisjordanie. Que vous ayez décidé que ce sont des territoires disputés comme le voudrait le gouvernement israélien, je veux bien, mais euh aussi bien les Nations unies, euh les Etats-Unis, l’Amérique que l’Europe considèrent que ce sont des territoires occupés. Et ce n’est pas en essayant de faire pression sur le service public que vous nous obligerez à changer de langage ». (Applaudissements).
Et de proclamer sur un ton particulièrement ferme : « Je vous garantis d’une chose : si les services de sécurité israéliens avaient le moindre indication qu’il y avait mise en scène ou autre, croyez-bien qu’ils l’auraient sortie. Je vais vous dire également la chose suivante : Talal Abu Rahma, le cameraman de France 2 à Gaza, est autorisé régulièrement à sortir pour se rendre en territoire israélien. Point. Que cette campagne ait lieu en France, cela a lieu en France. M. Karsenty qui en est à l’origine, est aujourd’hui sur le coup d’une condamnation pour diffamation. On verra ce que le nouveau jugement en Cour d’appel dira. Pour le moment, je n’ai aucune intention d’en reparler. J’ai écrit un livre là-dessus. Je vous conseille de le lire. Effectivement, tous les arguments y sont. Et je ne discuterai pas encore une fois… »
« Talal Abu Rahma n’a plus sa carte de presse de journaliste. Il n’est plus accrédité », lui ai-je répliqué sous les applaudissements.
« Ça, c’est vraiment déplacé », a protesté un spectateur. Brouhaha.
Sur un ton calme, Audrey Pulvar a admis : « Effectivement, je fais partie des signataires de la pétition de soutien à Charles Enderlin parce que je considère que le procès en sorcellerie qui lui est fait est un procès indigne. Je considère que, sa modestie dut-elle en souffrir, Charles Enderlin est un exemple pour les journalistes en France et d’autres parties du monde, que c’est quelqu’un qui œuvre à son niveau à la paix entre Israël et les Palestiniens. Et par ailleurs, puisque vous avez noté que j’étais parmi les signataires de la pétition de soutien à Charles Enderlin, vous auriez pu noter aussi les nombreux éditos que j’ai pu faire, puisque j’en fais tous les matins sur France Inter, les prises de position que j’ai pu avoir pour condamner avec la plus grande énergie, avec le plus grand dégoût pour les faits qui avaient été commis, pour condamner l’agression, la torture et la mort d’Ilan Halimi. Vous auriez pu aussi noter à quel point, par exemple, quand j’ai reçu Morgan Sportès pour son livre Tout, tout de suite, j’ai dénoncé l’atrocité des actes commis, dénoncé la propagation de l’antisémitisme dans ces quartiers… »
« Tout journaliste peut se tromper. Moi la première, Charles Enderlin aussi et vous aussi », ai-je dit en l’interrompant. Brouhaha.
« J’ai personnellement, de façon discrète et sans ameuter qui que ce soit, participé à la marche qui avait été organisée après la mort d’Ilan Halimi. J’ai plusieurs fois pris position… au moment de l’agression de la flottille de la paix, j’ai… »
« Mais répondez à ma question, madame. Sur quels éléments, vous… (bruits) Vous avez pris position en faveur de…
« Mais je vous ai répondu… »
« Non, non. C’est hors sujet, madame. Sur quels éléments… »
« C’est hors sujet !? » Rires.
« Je vous ai posé une question : sur quels éléments vous vous êtes fondée pour soutenir Charles Enderlin ? Même France 2, même Arlette Chabot ne soutient pas la position de Charles Enderlin ! », ai-je relancé. Brouhaha.
« Au moment de l’attaque de la fameuse flottille de la paix qui a généré des commentaires encore une fois hyper-caricaturaux en France, je pense que j’ai été la seule journaliste ayant interviewé l’ambassadeur d’Israël en France à l’époque, à donner une parole large dans la petite émission de deux heures que j’animais quotidiennement sur I Télé à l’époque, à donner une version un peu plus raisonnée des évènements. Voilà. C’est tout ce que je voulais dire », a conclu Audrey Pulvar. Applaudissements.
« Répondez à ma question : sur quels éléments vous vous êtes fondée pour soutenir Charles Enderlin ? », ai-je répété. En vain.
Un panorama inquiétant
Lors de cette conférence, les Juifs français apparaissaient fantasmés dans des clichés antisémites de « jeunes de banlieues », parfois dans leur perception des « banlieues » présentée par Yazid Sabeg, rarement dans leur relation au conflit, leurs liens avec l’Etat d’Israël ou leurs inquiétudes face à l’antisionisme, la « politique arabe » de la France ou la propagande palestinienne comme carburant de l’antisémitisme, et jamais comme des êtres humains multidimensionnels : leurs appréhensions de devenir des boucs-émissaires, leur dialogue ardu avec des « Arabes » sur ce conflit car l’Etat d’Israël clive tout comme l’image « al-Dura ».
Paradoxe : Audrey Pulvar a évoqué le cas d’un antisémitisme en France visant des non-Juifs.
Les discours de cette conférence ont donc accordé une place majoritaire, voire quasi-essentielle, aux « jeunes des banlieues », voire à « la manière dont la république doit permettre l’émergence d’un islam en France » (Kader Abderrahim) !
Curieusement, aucun Français Juif rompant le « palestiniennement correct » n’y était invité comme orateur.
Le terrorisme islamiste ainsi que le refus de l’Etat Juif par le monde musulman, obstacles à toute paix, demeurent généralement tabous, surtout par les orateurs musulmans.
Avec assurance, ces orateurs s’en sont généralement tenus à des faits connus, des platitudes – hormis Yann Moix citant Le Léviathan d’Hobbes -, parfois naïves, en les parsemant de rares analyses et d’inexactitudes factuelles et terminologiques, et ont semblé ignorer la recrudescence d’actes antisémites en France depuis le 19 mars 2012.
« Fou » ou « terroriste » selon Audrey Pulvar, Mohamed Merah s’était réislamisé en prison. Quel étonnant silence de ces orateurs sur le lien entre pratique de l’islam et antisémitisme. Pourtant, une étude de Sylvain Brouard et Vincent Tiberj, chercheurs du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po, associé au CNRS depuis 1968), et intitulée « Français comme les autres ? Enquête sur les citoyens d’origine maghrébine, africaine et turque » (2005) a porté sur 1 003 personnes de plus de 18 ans de l’échantillon représentatif. Elle a révélé une corrélation inquiétante entre le degré de pratique de l’islam et les préjugés, notamment antisémites. « 46% des musulmans pratiquants de l’échantillon, 40% des musulmans pratiquants occasionnels et 30% des musulmans non pratiquants manifestent des sentiments antisémites » [4]. « Pour l’antisionisme… plus les personnes interrogées sont jeunes, plus elles sont négatives à l’égard d’Israël », soit 62% des 18-24 ans, 52% des 25-31 ans, 53% des 32-41 ans et 39% des plus de 42 ans [5].
C’était donc une table-ronde plutôt consensuelle, jusque dans son mutisme face aux propos choquants de Yazid Sabeg. Comment le Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances a-t-il pu dresser un parallèle entre les victimes Juives ciblées par le djihadiste Mohamed Merah, membre revendiqué d’al-Qaïda, avec des « drames sociaux » : mort d’un enfant battu par l’ex-compagnon de sa mère et accident mortel de trois jeunes sœurs issues de la communauté des Gens du voyage et heurtées par une voiture qui ne pouvait pas les voir sur l’autoroute A7, dans la nuit du 16 au 17 mars 2012, dans la Drôme ?! Quel est le « drame social » de ce moudjahidin franco-algérien qui a mené grand train de vie, amassé un impressionnant arsenal militaire, combattu contre les Infidèles aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, sans que la généreuse France ne s’en aperçoive et ne lui retire les aides sociales qu’elle lui avait allouées ?
Est-il justifié de culpabiliser la France et d’alléguer « On ne peut pas être fier d’un pays qui ne vous aime pas… Il faut que la république se réinvente » ?
Malgré l’affaire Dreyfus, malgré le régime de Vichy, malgré la Shoah, malgré ce rapatriement d’Algérie en 1962, les Juifs, français ou non, ont toujours aimé la France sans rien exiger d’elle en contrepartie, en ont partagé les valeurs, se sont reconnus dans le récit historique national auquel ils ont grandement contribué, et n’ont jamais contraint la République à se « réinventer ».
Ce n’est pas à la République de « se réinventer » en fonction de la diversité de son immigration : c’est aux migrants qu’elle accueille et à leurs (petits-)enfants à accepter cette forme démocratique de gouvernement acquise de la Révolution française (1792) ainsi que l’histoire de la France sans la réduire à la colonisation, et à assimiler ses principes. Ce qu’ont fait les immigrants de Pologne, d’Italie, de Russie, de Belgique, de Hongrie, d’Asie du sud-est, d’Afrique du Nord, Juifs, chrétiens et parfois musulmans, qui se sont reconnus dans cette phrase fondatrice d’un terreau historique commun, « nos ancêtres, les Gaulois ».
Les manuels scolaires français ont éjecté les grands personnages historiques de France (Louis XIV, Napoléon 1er) au profit de civilisations géographiquement éloignées, minoré la dhimmitude, gommé la collaboration avec Hitler de dirigeants musulmans, dont le grand mufti de Jérusalem al-Husseini, le combat de centaines de milliers de musulmans au côté des forces de l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale, la lutte de la Légion ou Brigade nord-africaine (LNA ou BNA) contre les résistants en France, celé l’exode, généralement contraint et dans des circonstances dramatiques, d’environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie et d’Iran au XXe siècle… Ce n’est pas assez ? Les manuels scolaires des Etats d’Afrique du Nord abordent-ils la contribution majeure des Juifs et chrétiens à ces pays ? Sur les hommages rendus par la France à son Outre-mer pour son rôle dans la Seconde Guerre mondiale, on peut voir l’exposition au musée du Général Leclerc de Hauteclocque (Paris).
Il serait utile que le gouvernement dresse le bilan des politiques de discrimination positive en faveur de la diversité, dans tous les secteurs et à tous les niveaux, menées au moins depuis les Présidences de Jacques Chirac. Le CV anonyme, rendu obligatoire par une loi (2006) et promu par Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’égalité des chances ? Il a été jugé peu efficace par une étude de Pôle-Emploi (août 2011) et relégué alors par Yazid Sabeg en une « faculté parmi d’autres ». La suppression de l’épreuve de culture générale de certains concours administratifs (2008), de Sciences Po] (2011) ? Selon un intervenant à une table-ronde prélude à la signature par septmédias de la presse écrite (15 000 salariés) de la Charte de la diversité en entreprise (1er mars 2011), cette disparition n’a pas induit une augmentation du nombre de candidats issus de la diversité reçus. Mais le niveau d’exigence a baissé… Devant le Tribunal de Grande instance de Paris (7-8 février 2007), Me Richard Malka avait ironisé devant les organisations musulmanes – UOIF (Union des organisations islamiques de France), Grande mosqué de Paris – qui à la fois poursuivaient Charlie Hebdo pour la publication de caricatures de Mahomet tout en réclamant que l’islam soit traité comme les autres religions en France : il avait exhibé les Unes choquantes que cet hebdomadaire avait publié sur des Papes, le catholicisme, des Juifs religieux, etc. Sous-entendu : « Acceptez un égal traitement par les dessinateurs de presse ! »
« La communauté israélite [a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme » selon Yazid Sebag. Cependant, la description de l’antisémitisme de jeunes de ces quartiers par Audrey Pulvar démontre que cette vision est fondée. Ce que corroborent de nombreux livres (Les territoires perdus de la république), études (rapport Obin en 2004), l’enlèvement, la séquestration, les tortures et l’assassinat d’Ilan Halimi par le gang des Barbares dans le silence d’une centaine de personnes au courant du rapt et de cette séquestration à Bagneux, etc.
J’ai interrogé le Premier ministre et le Président de la République, qui avait nommé Yazid Sabeg, sur ces déclarations peu conformes aux leurs et je publierai leurs réponses dès réception.
Il est étrange que le professeur Samy Cohen ait soutenu des initiatives écartant l’option militaire contre le mouvement terroriste Hamas ou les sites nucléaires iraniens, alors que l’Iran vise à « gommer Israël de la carte » par l’arme atomique. Face à ces graves menaces existentielles, le dialogue révèle vite ses limites. Et, pour dialoguer, il faut d’abord être vivant.
Curieusement, ce chercheur n’a pas parlé de l’affaire al-Dura qu’il avait expédiée en deux paragraphes vagues (pp.139-140) dans son livre Tsahal à l’épreuve du terrorisme (Seuil, 2009). Une affaire dont il ne semble pas avoir saisi toute la portée.
L’attitude de deux journalistes, Charles Enderlin et d’Audrey Pulvar, éludant les questions d’une collègue intrigue.
Pour tenter de prouver l’absence de mise en scène du reportage controversé (2000), Charles Enderlin a renvoyé à son livre et a évoqué les services israéliens de renseignement. Puisque Talal Abu Rahma jouit de la liberté de circulation, pourquoi ne vient-il pas s’expliquer devant la justice parisienne ? Pourquoi s’est-il parjuré et a-t-il contredit le correspondant de France 2 en niant le caractère intentionel des prétendus tirs israéliens ? Les services de renseignement obéissent au pouvoir politique. Sauf par intermittences, les dirigeants israéliens entretiennent la fiction d’un « partenaire palestinien pour la paix ». Ce qui explique leur longue inaction car ils rechignent à reconnaitre que ledit partenaire a fabriqué le blood libel (Nda : accusation fausse et diffamatoire de meurtre rituel d’un enfant non-Juif par des Juifs) de l’Intifada II lancée par l’Autoritépalestinienne en 2000.Une icône médiatique antisémite marquante : dans un débat télévisé du 24 mars 2012, alors que Me Gilles-William Goldnadel évoque le terrorisme islamiste en Israël, Rost, artiste-producteur hip-hop togolais ayant grandi à Belleville (Paris), fait allusion spontanément à « l’enfant palestinien qui se fait buter dans les bras de son père devant les caméras ».
De plus, Charles Enderlin a omis d’évoquer la position du service de presse du gouvernement israélien (Government Press Office, GPO) qui délivre les cartes de presse et dépend du Premier ministre israélien. C’est lui qui a profondément délité la crédibilité de Talal Abu Rahma en ne renouvelant pas sa carte de presse depuis fin 2001 [6] et par ses critiques argumentées dudit reportage [7].
Les réponses de l’Etat d’Israël – lettre de Tsahal à Charles Enderlin (10 septembre 2007), déclarations du GPO, soutien du gouvernement de Benjamin Netanyahu au Dr Yehuda David (15 févreier 2012), etc. – n’ont pas suffi pour contraindre France 2 à établir les faits de cet incident. Peut-être par crainte de s’aliéner une chaîne importante et de susciter des réactions corporatistes, les dirigeants israéliens ont refusé toute action ferme. Après consultation du conseiller juridique du gouvernement Menachem Mazuz, Daniel Seaman n’avait pas accédé en 2007 à la demande du cabinet d’avocats Shurat HaDin : il n’avait pas retiré son accréditation à l’équipe de France 2. Une voie à explorer de nouveau, après le diffusion du numéro d’Un œil sur la planète, le refus de facto de France 2 de réunion de la commission d’experts indépendants, etc. ? Force est de constater que l’Etat d’Israël n’a toujours pas adopté les mesures nécessaires pour gagner la bataille de l’information, notamment dans l’emblématique affaire al-Dura.
Quant à Samuel Sandler, il est possible qu’il prenne conscience de l’importance de ce reportage controversé, comme l’a fait le professeur Judea Pearl, père du journaliste américain Juif, Daniel Pearl, égorgé par des islamistes en 2002 au Pakistan. Des islamistes qui avaient incrusté dans une vidéo du jeune Daniel Pearl la scène al-Dura en fond. Judea Pearl avait écrit : « Les médias ne peuvent être entièrement exonérés de leur responsabilité dans la mort de Daniel, ni de celle qu’ils ont dans le « tsunami de haine » qui a déferlé sur le monde et qui continue d’augmenter » (Wall Street Journal, 30 janvier 2008). Le 16 mai 2011, Philippe Karsenty a remis au Président Sarkozy unmessage de Judea Pearl : « Pas un seul jour ne passe sans que j’entende la voix de mon fils, Danny, m’interroger : "Le Président Sarkozy dénoncera-t-il ce blood libel qui m’a ôté la vie ? Ecoutera-t-il l’appel de l’Histoire et rejoindra-t-il les rangs d’Emile Zola, ou laissera-t-il l’affaire al-Dura ternir éternellement les médias français ? »
Audrey Pulvar a tressé des compliments à Charles Enderlin, alors que celui-ci est critiqué par des journalistes de nombreux pays – Caroline Glick, Esther Schapira, Stéphane Juffa, Luc Rosenzweig, Jean-Paul Ney, James Fallows -, dans des festivals journalistiques (Pérouse, 2009), etc. Des historiens – Pierre-André Taguieff, Elie Barnavi, Richard Landes – et éditorialistes – Ivan Rioufol – ont stigmatisé le corporatisme autour de Charles Enderlin.
Cette célèbre journaliste a aussi déploré, sans expliciter, un « procès en sorcellerie indigne », et alors que les incohérences et invraisemblances émaillent le reportage incriminé et les déclarations de Charles Enderlin et de Talal Abu Rahma.
Cette ancienne présentatrice du journal télévisé de France 3 n’a pas non plus justifié son registre lexical sur ce conflit.
Poussée dans ses retranchements, elle a listé ses actes personnels en lien avec Ilan Halimi. So what (Et alors, Ndt) ?
Puis elle a indiqué avoir été peut-être « la seule journaliste » ayant interviewé l’ambassadeur d’Israël lors de « l’attaque de la fameuse flottille de la paix ». Il s’agissait de l’arraisonnement légal d’une flottille – organisée par le mouvement IHH – dont au moins un navire, le Mavi Marmara, avait embarqué des terroristes islamistes, et tentant de forcer un blocus naval légal visant la bande de Gaza. Cette peut-être unique interview relèverait donc d’un « beau geste journalistique », de l’exploit ou de l’exception qui confirme la règle ?! En tout cas, elle révèlerait a contrario les discriminations infligées au diplomate de l’Etat Juif, dont le pays faisait alors la Une des médias. Sans aucune sanction du CSA, etc. Est-ce ainsi que fonctionne le service public astreint aux principes d’égalité et de neutralité ?!
Curieusement, Audrey Pulvar a oublié de citer son « billet » sur France Inter, le 21 mars 2012, intitulé Janus, ni remords ni regrets et centré sur Mohamed Merah, sans mentionner le terrorisme islamiste. Ce qui crée un malaise profond. Extraits : « Qui es-tu Mohamed Merah ?… Ado perdu, perturbé, en mal de repères, qui se cherche… On lit aussi tes crises de violence, ta passion pour les sabres. Tu pouvais rester, révèle l’enquête, des heures enfermées chez toi à regarder des scènes de décapitation. D’ailleurs c’était une de tes sales manies, depuis ton retour d’Afghanistan. Faire monter des jeunes garçons dans ta voiture et les emmener chez toi pour leur infliger, pendant des heures, le visionnage d’horribles scènes de guerre, de femmes molestées, d’hommes décapités… La vérité est que tu dégoûtes ceux que tu prétends défendre et représenter. Que tu as tué des fils ou petits-fils d’immigrés, comme toi. Que tu insultes la mémoire de ces enfants palestiniens dont tu te réclames, en ajoutant à leur mort tragique celle, tout aussi révoltante de Myriam, Arieh et Gabriel ».
Y a-t-il une place, dans le service public, radiophonique ou télévisuel, pour des journalistes qui refuseraient cette terminologie journalistique inexacte et diffamant l’Etat d’Israël ? Un registre lexical partial qui exige du temps et dix, vingt fois plus de mots, pour rétablir la vérité (cf. infra).
Et on s’étonne de la méfiance et désaffection des Français à l’égard des médias ?
Ces journalistes et chercheur ne paraissent pas se rendre compte de la révolution Internet qui permet à tout Internaute d’avoir accès à une information différente du « politiquement correct » et argumentée, et de la diffuser. Ce qui mine l’audience des MSM (Main Stream Media), ces médias majeurs.
A la décharge des orateurs de cette conférence, notons que des médias Juifs, recourent à cette terminologie biaisée, erronée, partiale et partisane [8], reprise de la propagande palestinienne active dans cette « bataille sémantique », cette « bataille des mots » (Kristell Bernaud). Ce qui révèlent la vulnérabilité de Juifs français et la victoire problématique du narratif léthal palestinien même parmi certains milieux Juifs.
Car une guerre se gagne militairement et moralement : les Britanniques ont résisté à la bataille d’Angleterre (Battle of Britain), les Israéliens ont vaincu l’Intifada II pas seulement grâce à la barrière de sécurité et à leurs services de renseignements.
Enfin, des médias français – presse, radio, télévision -, publics ou privés, confortent, par leur terminologie et leurs images, le narratif biaisé de chaines arabes satellitaires.
Pour Yann Moix qui s’étonne que des victimes françaises soient enterrées hors de France, la religion semble s’opposer à tort à la nationalité. Il convient de distinguer l’enterrement au Maroc d’un soldat franco-marocain – dont l’explication n’a pas été fournie -, et celui à Jérusalem de jeunes Franco-israéliens Juifs pieux motivé par des raisons spirituelles, eschatologiques.
Quant au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), il a a sélectionné le 27 mars 2012 six nouvelles chaines en haute définition pour la TNT (Télévision numérique terrestre). Parmi ces six chaines : TVous La Diversité (Société Diversité TV France). Or, cette diversité est déjà largement représentée dans toutes les chaines, dont France Ô, déjà présentes sur la TNT.
Le CSA a donc recalé Guysen TV, ce qui écarte toute diffusion de vérités sur le conflit entre le monde musulman et l’Etat Juif, d’un autre registre lexical conforme à l’histoire et au droit international et qui vienne contrecarrer le « palestiniennement correct ». Ajoutons que, le CSA, organe public contrôlant le respect de la déontologie des journalistes, n’a jamais sanctionné France 2 sur l’affaire al-Dura, ni sur les deux émissions désinformant sur le terroriste Salah Hamouri, ni sur le numéro d’Un Œil sur la planète sur l’Etat palestinien, etc.
Deux Français Juifs dévoués et désintéressés, Guy Senbel et Dominique Fitoussi, ont créé ex-nihilo et financé avec leur argent, sans aucune aide communautaire ou des gouvernements israéliens, et sans aucun gain financier, le groupe médiatique Guysen, dont Guysen TV. Celle-ci s’est rapidement imposée dans le paysage audiovisuel francophone, sur Internet et sur le câble, en présentant d’autres images de l’Etat d’Israël, en faisant entendre d’autres voix sur le conflit au Proche-Orient. Sur la TNT, Guysen TV aurait touché un public élargi.
Ce refus par le CSA de Guysen TV marque un échec cuisant, en terme de communication, vecteur stratégique, pour les Juifs français, pour la communauté juive institutionnalisée – des organisations juives ont aidé d’autres médias ou le problématique projet Aladin -, l’Etat d’Israël et les organisations Juives américaines, œuvrant ou non en France.
Ce refus accélère le déclin de la position des Juifs en France et nuit à une information plus équilibrée sur l’Etat d’Israël et sur ce conflit. D’autant que la presse Juive, hormis Actualité juive hebdo, se réduit en peau de chagrin. Un paradoxe pour le première communauté Juive européenne !
Le 29 mars 2012, Rue89.com a publié l’article Tuerie de Toulouse : à Sciences Po, le débat dérape sur l’affaire al-Dura de Nolwenn Le Blevennec.
Celle-ci omet plusieurs faits importants – propos de Yazid Sabeg -, et aligne des erreurs. Certes, ce sujet « divise, depuis plus de dix ans, des juifs français » – l’inaction de l’UEJF (Union des étudiants Juifs de France) en témoigne depuis 2000 -, mais il oppose aussi les journalistes qui soutiennent Charles Enderlin à ceux qui le critiquent vertement. Et cette affaire intéresse le monde entier à en juger notamment par les journalistes européens, asiatiques, américains, etc. accourus à la conférence de presse du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le 2 juillet 2008.
On peut regretter que Nolwenn Le Blevennec n’ait pas listé les invraisemblances et incohérences qui confortent les partisans de la « mise en scène » dans les images al-Dura. Curieusement, si elle accorde une large place à Charles Enderlin, elle omet de citer mes arguments, notamment sur lla terminologie et le non renouvellement de la carte de presse de Talal Abu Rahma.
Emettant « les plus sérieuses réserves quant à » ce compte-rendu, une Internaute ayant assisté à la conférence a commenté en décrivant « un échange sans concession mais sans dérapage non plus dans lequel Enderlin s’est retrouvé aux abois et a préféré couper court au dialogue » et a espéré que la vidéo de la conférence sera mise en ligne. Ofer Bronchtein répondait qu’une conférence similaire est prévue le 19 avril 2012 à Aubervilliers. Alors que de nombreuses caméras ont filmé toute la conférence, aucune vidéo n’est postée sur Internet. Pourquoi ?
Le 7 avril 2012, sur son blog, Charles Enderlin a publié son article Lettre à P.Karsenty sur cette conférence.
Il semble peu élégant, voire un peu dédaigneux, de désigner ceux qui l’ont interpelé sur l’affaire al-Dura sous les peu aimables vocables « vos gens » et « l’autre » car je m’étais présentée. C’est aussi nier nos autonomies d’agir et de penser.
On peut regretter que Charles Enderlin n’y ait pas répondu à ma question sur l’incohérence entre d’une part son allégation – les tirs provenaient du côté israélien – et d’autre part celles de Talal Abu Rahma et d’Arlette Chabot.
Et pourquoi associer ma demande de neutralité et de précision terminologiques à la « droite israélienne » – ce qui n’est pas péjoratif -, et non répondre sur mes terrains : le droit international et la rigueur journalistique ?! Quel aveu, ce refus de donner son « nom biblique à la Cisjordanie » !
Charles Enderlin conclut en apostrophant Philippe Karsenty : « Vous publiez une très grosse inexactitude en affirmant que CNN avait refusé de diffuser les images de la mort de Mohammed Al Dura.. Selon Mike Hana qui était, à l’époque, le chef de bureau de CNN à Jérusalem, c’est tout simplement faux ! La chaine américaine les a bien diffusées. Vous pouvez le vérifier auprès de Hana ».
Précision. Le 30 septembre 2000, Mike Hanna, correspondant de CNN World View en Israël, a refusé les images de Talal Abu Rahma sur les « al-Dura » car il réclamait des vérifications pour être sûr de leur authenticité. Talal Abu Rahma les a alors proposées à France 2 qui les a diffusées dans son JT de 20 h du 30 septembre 2000 et les a communiquées aux autres médias du monde entier. Ce n’est qu’après leur diffusion médiatique internationale, devant l’impact mondial de ces images, que CNN les a montrées le 1er octobre 2000.
Charles Enderlin, « vous pouvez le vérifier auprès de Hana ».
QUELQUES Allégations/precisions
« Aussi bien les Nations unies, euh les Etats-Unis, l’Amérique que l’Europe considèrent que ce sont des territoires occupés ». (Charles Enderlin)
Composée de pays arabes alliés à des Etats du bloc des non-alignés, la majorité automatique anti-israélienne sévit à l’ONU, notamment à son Assemblée générale. Cette Assemblée générale parle de « territoires palestiniens occupés ». Elle vote un nombre disproportionné de résolutions contre l’Etat d’Israël.
Après l’adoption (22 mars 2012) par le Conseil onusien des droits de l’homme (CDH) d’une résolution initiée par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et exigeant une « première mission d’enquête internationale indépendante sur les conséquences des colonies israéliennes sur le "territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est », l’Etat d’Israël a rompu toute relation avec ce CDH. Benjamin Netanyahu a dénoncé ce “Conseil hypocrite et détaché de la réalité” qui “a rendu à ce jour 91 décisions, dont 39 traitaient d’Israël, trois de la Syrie et une de l’Iran » et qui « a invité un délégué du Hamas, dont l’idéologie est fondée sur le meurtre d’innocents ».
Quant aux Etats-Unis, la Maison Blanche, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la Chambre des représentants et le Sénat utilisent le terme [Israeli] « settlements » (implantations, installations).
Comme la Ligue arabe et l’OCI, l’Union européenne (UE) évoque des « territoires occupés ». Curieusement, l’UE recourt aux deux noms, britannique et argentin, des iles Falkland/iles Malouines (Malvina) dont l’appartenance à la Grande-Bretagne est contestée par l’Argentine.
« Colonies » (Charles Enderlin)
Conformément au traité de San Remo (1920), les constructions israéliennes en Judée et en Samarie sont légales.
Le terme « colonisation » est inadéquat aussi faute de « métropole » et d’empire.
L’Etat d’Israël utilise le mot התישבות en hébreu (implantations, localités).
Les Américains évoquent des « Jewish » (Juifs) or « Israeli » (israéliens) « settlements » (implantations).
Les termes adéquats seraient « implantation », « avant-poste » ou « localités ».
« Conflit israélo-palestinien » (Charles Enderlin, Yann Moix, Samy Cohen, Yazid Sabeg)
Le conflit provient du refus du monde arabe, et même musulman, d’un Etat Juif.
L’Autorité palestinienne qualifie ce conflit de religieux et stigmatise l’Etat d’Israël comme « ennemi » existant sur une terre islamique ».
La propagande arabe a réussi à modifier la carte du conflit israélo-arabe – Israël, Etat minuscule du Moyen-Orient – en le présentant comme un conflit israélo-palestinien où les underdogs (faibles, victimes) seraient les Arabes palestiniens dominés par le puissant Etat d’Israël. Un changement d’échelle qui attire la sympathie des dirigeants et des opinions publiques vers ces derniers.
L’expert en géopolitique et islamologue Daniel Pipes a cité une étude de Joseph A. Vandello, Nadav P. Goldschmied et David A.R Richards « L’attrait pour la victime » (The Appeal of the Underdog), dans le Bulletin de la Personnalité et de la Psychologie sociale(2007). Les auteurs ont analysé les avantages à être perçus comme opprimés en fonction de la taille d’Israël, Etat encerclé de pays menaçants au Moyen-Orient, ou dominant des territoires disputés. « La petite taille s’avère être le facteur clef pour être perçu comme le plus faible. Les participants furent interrogés sur la question : quel côté, selon eux, était la victime dans le conflit ? Quand Israël était représenté en grand sur la carte, 70% ont vu les Palestiniens comme les opprimés. En revanche quand Israël était représenté en petit sur la carte, 62,1% ont vu Israël comme l’opprimé. Etre perçu comme opprimé confère effectivement des avantages pour gagner la sympathie politique ».Les « participants furent aussi interrogés pour savoir quel groupe ils se sentaient enclins à soutenir. Quand Israël était représenté en grand sur la carte, 53, 3% étaient plus portés à soutenir les Palestiniens. A l’inverse, quand Israël était représenté en petit sur la carte, 76, 7% se sentaient plus enclins à soutenir Israël. Cela fait 23 pour cent de différence, ce qui est énorme. Une petite taille, ont-ils découvert, a également un impact significatif sur l’intensité du soutien. On demanda aux participants d’évaluer le degré de sympathie qu’ils ressentaient envers chaque camp du conflit, sur une échelle allant de 1 (aucune sympathie) à 5 (beaucoup de sympathie). Quand Israël était représenté en grand sur la carte, les participants exprimaient légèrement plus de sympathie envers les Palestiniens (3, 77 contre 3, 73) mais quand Israël était présenté comme petit sur la carte les participants exprimaient plus de sympathie envers les Israéliens (4 contre 3, 30) » (Daniel Pipes).
« Des territoires occupés ». (Charles Enderlin)
Les Romains rasent Jérusalem après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l’empereur romain Hadrien en 135. Les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée disparaît dans la région de « Syria Palæstina » (Syrie Palestine). L’accès à Jérusalem est « interdit aux Juifs, et aux chrétiens d’origine juive ».
Au fil des siècles, divers conquérants se sont emparés de ces terres bibliques marquées par la présence multimillénaire Juive.
Jusqu’à la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Judée et la Samarie faisaient partie de l’empire ottoman établi en 1299.
En 1917, la déclaration de Lord Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) du Royaume-Uni, écrit à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937) vice-président du Board of Jewish Deputies : « Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple Juif, et il emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui porte atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives de Palestine ainsi qu’aux droits et aux statuts politiques dont les Juifs jouissent dans les autres pays ».
Cette déclaration Balfour a été approuvée par plusieurs gouvernements Alliés, et réaffirmée lors de la Conférence internationale des principales puissances alliées – Grande-Bretagne, France, Japon et Italie, et les Etats-Unis comme observateurs – à San Remo (avril 1920) ainsi que par des résolutions du Congrès américain.

En 1920, le traité de San Remo a inclus la Judée et la Samarie, ainsi que le Golan, dans le futur Etat Juif et dans le mandat à confier au Royaume-Uni afin de mettre en vigueur la Déclaration Balfour.

Ces terres bibliques faisaient partie de la Palestine confiée au Royaume-Uni par un mandat de la SDN (Société des Nations) du 24 juillet 1922. La SDN a alors entériné la Déclaration Balfour et a reconnu les droits du peuple Juif en Eretz Israël : « Reconnaissance a été rendue au lien historique entre le peuple Juif et la Palestine et aux raisons pour reconstituer son foyer national dans ce pays ».
Le Royaume-Uni a séparé environ 80% de ce territoire pour fonder la Transjordanie (devenue la Jordanie). Mais, il a gardé la Judée et la Samarie, ainsi que la bande de Gaza, dans le périmètre de la Palestine mandataire. La SDN a entériné cette découpe.
En 1923, le Royaume-Uni a confié le Golan à la France dans le cadre de son mandat sur la Syrie. Sans demander l’autorisation à l’Organisation sioniste mondiale.
A l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, l’ONU a succédé à la défaillante SDN.
En 1945, la Charte des Nations unies prévoit dans son article 80 : « Aucunedisposition du présent Chapitre ne sera interprétée comme modifiant directement ou indirectement en aucune manière les droits quelconques d’aucun Etat ou d’aucun peuple ou les dispositions d’actes internationaux en vigueur auxquels des Membres de l’Organisation peuvent être parties ». Donc, les droits du peuple juif sont préservés et non affectés par la resolution non contraignante de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947 (Plan de partage).
Ce plan de partage des Nations unies divise la Palestine mandataire en un Etat Juif, en un Etat Arabe et en une zone internationale (corpus separatum) incluant Jérusalem.
Il est accepté par une majorité d’Etats membres de l’Assemblée générale des Nations unies. Il est refusé par les pays Arabes et les Arabes de la Palestine mandataire.
Lors de la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël, la Jordanie a conquis la Judée et la Samarie en 1948, et l’Egypte la bande de Gaza.
Les accords d’armistice signés par l’Etat d’Israël et quatre Etats arabes ont porté sur des lignes de cessez-le-feu (« ligne verte »), et non sur des frontières.
Le 24 janvier 1949, le royaume jordanien annexe ces territoires qu’elle rebaptise « West Bank » (rive occidentale), sous-entendu du Jourdain. Progressivement, cette expression est traduite en français par Cisjordanie – pourquoi pas Cisisraël ? En effet, ces terres sont contigües aux deux pays.
Hormis la Grande-Bretagne et le Pakistan, la communauté internationale, dont les pays Arabes, n’a pas reconnu cette annexion illégale et sans fondement légitime.
Lors de la guerre des Six-jours (juin 1967), conflit d’auto-défense, l’Etat d’Israël prend le contrôle de la Judée et de la Samarie.
Celles-ci ne sont donc pas des « territoires occupés », car il n’y avait aucune souveraineté légalement reconnue sur ces territoire. Il n’y a jamais eu d’Etat palestinien, ni en Judée et Samarie, ni ailleurs.
La Judée et la Samarie ne sont pas des « territoires palestiniens occupés » – expression de la propagande palestinienne pour gommer leur judéité, obtenir l’application de la 4e convention de Genève (1949) et justifier le terrorisme des Arabes palestiniens – car aucune organisation internationale n’a juridiquement le pouvoir pour les qualifier ainsi.
En droit international, l’expression exacte s’avère donc « territoires disputés » (disputed territories) ou « territoires contestés ». Exemples de « territoires disputés » : Sahara occidental, île Abu Musa, Cachemire, etc.
Le sort de ces « territoires disputés » au Proche-Orient sera décidé par des négociations. Les droits de l’Etat d’Israël sur eux émanent du droit international et perdurent.
Que recouvrent les « territoires occupés » ? Les territoires conquis par Tsahal en 1967 ? Non : l’OLP (Organisation de libération de la Palestine a été créée en 1964, donc avant que l’Etat d’Israël ne conquiert la Judée et la Samarie. Les « territoires occupés » englobent donc tout l’Etat d’Israël. Ce qu’affirme l’Autorité palestinienne.
Qui qualifierait de « colonies » les « confettis de l’empire » français, dans l’Atlantique (Guadeloupe et dépendances – petit archipel des Saintes, île de Marie-Galante, île de la Désirade -, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Martinique, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), dans l’Océan Indien (la Réunion, Mayotte, îles Éparses), dans l’Océan Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis-et-Futuna, île Clipperton) et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Des DOM-COM ou DROM-COM (Départements et régions d’outre-mer-Collectivités d’outre-mer) où des « revendications indépendantistes » surgissent « périodiquement ». De plus, divers Etats tiers revendiquent les îles Éparses. Utilisée par la météorologie, Tromelin est revendiquée par la République de Maurice. Quant aux autres – situées dans le canal du Mozambique, soit l’île Europa, Bassas da India, les îles Glorieuses et l’île Juan de Nova -, elles sont revendiquées par Madagascar.
Notons que toute « occupation » de territoires n’est pas illégale au regard du droit international.
Enterrements des victimes françaises hors de France (Yann Moix)
Les quatre victimes Juives étaient croyantes, pratiquantes, et issues de familles pieuses persuadées qu’être enterré en Eretz Israël (terre d’Israël) est bénéfique pour l’âme (neshama, נשמה en hébreu) des défunts et ce, dans une vision messianique.
De plus, les Français Juifs affrontent des problèmes spécifiques : réticences d’autorités politiques, notamment à Paris, à l’égard des « carrés confessionnels » dans les cimetières publics, craintes d’être déterré faute de survivants pour reconduire une concession, etc.
« Il y a dans le Talmud, la mère de Jésus est considérée comme une prostituée. Il y a dans la Bible chez Ezéchiel, chez Saint-Paul, chez Jérémie des choses absolument atroces contre les Juifs ». (Yann Moix)
Les religions « véhiculèrent souvent, l’intolérance, le fanatisme, la violence et des tendances humaines criminogènes et pathologiques. Ces aspects cependant ne doivent pas dissimuler les principes universels enseignés par la Bible : l’égalité des êtres humains (Lévitique), la sacralité et l’intangibilité de la vie (les Dix Commandements), la liberté de l’homme (Exode), le libre-arbitre et ses corollaires : le choix, la responsabilité et le repentir- la liberté de pensée et la contestation sociale, l’amour du prochain et l’aide aux démunis (Lévitique), les bénédictions sur l’humanité (Isaïe), l’acceptation des différences religieuses (lois noachides), la justice non conditionnée par un monopole exclusif idéologique et représentée universellement dans les diverses nations par leurs Justes, la séparation de la religion et de la politique, l’indépendance de la justice, le compagnonnage et l’association de Dieu et de l’homme dans l’œuvre de perfectionnement de l’humanité, le repos hebdomadaire, etc. L’ancrage du christianisme dans la Bible et l’histoire d’Israël a rendu ces principes universels » (Bat Ye’or, Riposte laïque, 2 avril 2012).
« Il n’y a pas d’autres moyens que les moyens de défense, de solidarité, de mobilisation forte comme celles qui ont eu lieu il y a quelques jours de toutes les communautés, descendre dans la rue pour protester contre le terrorisme de l’ETA, et cela a porté ses fruits » (Samy Cohen)
L’Euskadi Ta Askatasuna (E.T.A., « Pays basque et liberté » en basque) n’a jamais revendiqué Madrid comme capitale du Pays basque indépendant (Euskal Herria) auquel cette organisation terroriste aspire.
Le Président de l’AP a « officiellement exprimé ses regrets au Président de la République française : ils en « ont marre qu’au nom de la cause palestinienne, des actes de terrorisme, de gangstérisme, de barbarie soient commis. La position de l’Autorité palestinienne est claire et nette » (Ofer Bronchtein)
Mahmoud Abbas (Abou Mazen) n’a plus de mandat de président de l’Autorité palestinienne depuis 2009. Aucune élection n’a eu lieu depuis cette date.
Le 19 mars 2012, Mahmoud Abbas a « insisté sur son opposition à la violence contre des civils ».
Il refuse d’accepter l’Etat Juif dont il prône la destruction. Il veut un Etat palestinien sans Juif. Ce qu’est déjà la bande de Gaza dirigée par le mouvement terroriste Hamas.
« On commence par nous seriner depuis huit jours que Mohamed Merah est un Français d’origine algérienne. Mohamed Merah est né en France. Il est français. » (Audrey Pulvar)
Conformément au droit algérien, Mohamed Benalel Merah a transmis la nationalité algérienne à ses enfants, dont le terroriste islamiste Mohamed Merah.
Mohamed Benalel Merah a déclaré le 26 mars 2012 : « Mohamed (Merah) a un passeport algérien et est inscrit au consulat de Toulouse depuis sa naissanceLors de son dernier séjour en Algérie en 2010, il (Mohamed Merah) avait un passeport algérien comme mes cinq enfants qui ont la double nationalité (algérienne et française)».
Le droit du sol ne fabrique pas toujours des Français pacifiques aimant la France.
« Palestiniens » (Charles Enderlin, Audrey Pulvar)
La « Palestine » comme Etat indépendant n’a jamais existé ni au Proche-Orient ni ailleurs.
La plupart des Arabes palestiniens descendent d’immigrés musulmans arrivés dans cette partie de l’Empire ottoman (1845-1947) en provenance du Soudan, d’Egypte, du Liban, de Syrie, ainsi que d’Iraq, d’Arabie saoudite, du Bahrein, du Yémen, de Libye, d’Algérie, du Maroc, de Bosnie, du Caucase, du Turkmenistan, du Kurdistan, d’Inde, d’Afghanistan et du Balouchistan. Légalement ou illégalement, ils ont migré pour des raisons économiques – construire des infrastructures ferroviaires ou portuaires -, et attirés par l’essor induit par l’immigration Juive.
Aucun visiteur en Terre sainte – Chateaubriand, Mark Twain, etc. – n’a évoqué de « Palestiniens ».
En 1920, sous l’impulsion d’Aminal-Husseini, des Arabes palestiniens ont manifesté pour être rattachés à… la Syrie.
Lors de la Palestine mandataire, le terme « Palestinien » désignait généralement les habitants Juifs.
Selon les calculs d’Efraim Karsh, lors de la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël, 583 000-609 000 Arabes palestiniens ont fui leurs foyers, généralement de plein gré et en raison des actions menées par les dirigeantsarabes.
L’expression la plus appropriée actuellement serait Arabes palestiniens, et comme l’a déclaré à plusieurs reprises le roi Hussein de Jordanie, la Jordanie est la Palestine. En effet, environ les trois quarts des habitants de ce royaume sont des Arabes palestiniens.
Pour prouver l’ancienneté des Arabes palestiniens en Eretz Israël, certains ont enfoncé en 2010 des dizaines, voire des centaines de fausses pierres tombales dans des cimetières, notamment à Jérusalem (cimetière Mamilla), sans aucun mort au-dessous. Le but : fonder des revendications de terres du domaine public à placer sous autorité musulmane (Waqf), islamiser la capitale d’Israël. Un projet financé parfois par de riches musulmans du Golfe.
« Passeport palestinien » (Ofer Bronchtein)
Cet « Etat Palestinien » ayant accordé ce passeport inclut-il l’Etat Juif dans son périmètre ?
C’est ainsi que l’Autorité palestinien, et Mahmoud Abbas (Abu Mazen) montre la Palestine, notamment quand il honore une terroriste.
Le terrorisme, c’est « un acte individuel pour terroriser une population civile ». (Charles Enderlin)
L’Autorité palestinien et les mouvements terroristes – Hamas, Brigades des martyrs al-Aqsa, etc. – endoctrinent les Arabes palestiniens dès leur plus jeune âge à la haine des Juifs et des Croisés ainsi qu’au terrorisme, forment au terrorisme, entrainent des enfants-soldats… Et ce afin d’organiser des attentats contre les Israéliens, civils et militaires.
« Un million et demi de Palestiniens enfermés à Gaza, ce qui n’est pas normal, et 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie vivent encore sous l’occupation, ce qui n’est pas normal » (Ofer Bronchtein).
Justin McCarthy, historien specialisé dans la démographie à l’Université de Louisville, « remarque que le recensement par Israël en 1967 de la population de la bande de Gaza était le premier en plus de 35 ans. Auparavant, les procédures n’étaient pas rigoureuses », écrit Yakov Faitelson, auteur de Demographic Trends in the Land of Israel, 1800-2007 (Israeli Institute for Zionist Strategies (IZS), 2008). Au mieux, Mc Carthy relève que le décompte des Arabes palestiniens avant 1967 était une « estimation », bien que les recensements menés par les Israéliens étaient scientifique et objectifs.
En 2006, dans leur étude publiée par BESA The Million Person Gap: A Critical Look at Palestinian Demography, Bennett Zimmerman, Roberta Seid and Michael L. Wise avaient révélé que le nombre d’Arabes vivant en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza avait été augmenté par les Arabes et que les statistiques et prévisions du Bureau central palestinien de statistiques (PCBS) n’étaient pas fiables.
Ils prouvaient que la population arabe de Judée, Samarie et de la bande de Gaza s’élevait à 2,5 millions et non à 3,8 millions comme l’alléguaient les Arabes. En effet, l’étude de 1997 du PCBS avait augmenté le nombre en y incluant 300 000 Arabes vivant à l’étranger et en comptant deux fois 200 000 Arabes de Jérusalem déjà inclus dans le recensement de la population d’Israël.
Des documents postérieurs du PCBS ont inclus des prévisions de natalité qui ne se sont pas réalisées, d’immigration de masse arabe qui ne sont jamais survenus et ont écarté l’émigration significative arabe hors des territoires et en direction d’Israël et des pays arabes avoisinant. Par conséquent, le rapport du PCBS pour 2004 a augmenté la taille de la population arabe en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza de plus de 50%.
Selon des données publiées en décembre 2011 par le PCBS, 2,6 millions d’Arabes vivent en Judée et Samarie, et 1,6 million d’Arabes dans la bande de Gaza, soit un total de 4,2 millions d’Arabes.
Selon Yoram Ettinger, en 2011, 1,3 million d’Arabes résidaient en Judée et en Samarie et 1,3 million d’Arabes vivaient dans la bande de Gaza, soit un total de 2,6 millions d’Arabes.
« Il y a un défi démographique, mais pas de bombe démographique et pas de couteau démographique contre la gorge de l’Etat Juif. Minoritaire en 1900 (8%) et 1947 (33%) à l’Ouest du fleuve Jourdain (bande de Gaza exclue), la population Juive y est devenue majoritaire (66%). La poursuite de ces tendances démographiques actuelles, renforcées par une aliyah puissante et des politiques démographiques, qui sont reportées depuis longtemps, pourrait faire passer cette majorité Juive de 66% à 80% d’ici à 1935 », écrit Yoram Ettinger le 28 décembre 2011 dans Israel Hayom.
Diffusée en partie par la propagande palestinienne, la « bombe démographique » sert à convaincre/contraindre l’opinion publique et les dirigeants israéliens de l’urgence à accepter de « douloureuses concessions » au détriment des intérêts de l’Etat d’Israël et au bénéfice de l’Autorité palestinienne.
[1] Ofer Bronchtein est aussi signataire de l’appel pour la raison de JCall (2010) exhortant à des pressions sur le seul Etat d’Israël et ancien conseiller duPremier ministre socialiste espagnol Zapatero pour les relations avec Israël.
[2] Vincent Tiberj et Sylvain Brouard, Français comme les autres ? Enquête sur les Français issusde l’immigration africaine et turque, Paris, Presses de Sciences Po, 2005.
[3] Ajoutons que déjà, à l’époque, la propagande palestinienne attribuait cette mort à une frappe aérienne israélienne et que, le mars 2012, l’ONU a lancé une enquête internationale surd’éventuelles sanctions à l’égard de Mme Badawi.
[4] Opus cité, p. 104.
[5] Opus cité, p.107
[6] Daniel Seaman, alors responsable du GPO, a déclaré à Guysen-Paris, le 3 mars 2008 : « ‘Quand nous avons pris conscience de l’implication de Talal Abu Rahma dans la mise en scène d’évènements dans la bande de Gaza, nous n’avons pas renouvelé sa carte de presse qui a expiré en 2001 ».[7] Daniel Seaman, alors responsable du GPO, fin septembre 2007, a affirmé à l’association israélienne d’avocats Shurat HaDin : « Les faits ne se sont pas produits comme Charles Enderlin les a décrits car la version de ce dernier contredit les lois de la physique. Il était impossible [aux soldats israéliens] de toucher [les al-Dura] qui se cachaient… Le cameraman Talal Abu Rahma a mis en scène tout l’incident… La création du mythe Mohamed al-Dura a causé un grand préjudice à l’Etat d’Israël et enflammé le monde arabe. [Cette] accusation contemporaine de meurtre rituel (blood libel) portée contre cet Etat a causé des dizaines de morts en Israël et dans le monde ». Daniel Seaman a estimé aussi que France 2 a « manqué de professionnalisme… Aucune vérification sur [la] crédibilité [des images de l’incident al-Dura] n’a été faite avant leur diffusion ».
[8] Dans le n° 1201 (8 mars 2012) d’Actualité juive, Eric Keslassy a écrit : « Force est de constater que le droit international n’est pas favorable à Israël. Jérusalem-Est est considéré comme un « territoire palestinien occupé » par l’ONU – s’appuyant notamment sur la résolution 242 qui réclame « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés « suite à la guerre des Six-jours ».
Or :
1. Les rédacteurs et promoteurs – professeur Eugene Rostow, alors sous-secrétaire des Etats-Unis pour les Affaires politiques, Lord Caradon, alors ambassadeur du Royaume-Uni auprès des Nations unies, George Brown, alors ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur J. Goldberg, ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies en 1967 – de cette résolution (22 novembre 1967) ont clairement indiqué que « Withdrawal of Israel armed forces from territories occupied in the recent conflict » signifiait le retrait« de territoires », et non « des » ou « de tous les territoires ». La version an anglais fait donc seule foi. Israel’s Right in the DisputedTerritories by Danny Ayalon, deputy foreign minister of Israel, 30 décembre 2009 ; http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703421204576329373006279638.html
2. Pour Arthur Goldberg, ambassadeur américain aux Nations Unies, la résolution 242 ne fait pas obstacle à la réunification israélienne de Jérusalem.
3. Composée de pays arabes alliés à des Etats du bloc des non-alignés, la majorité automatique anti-israélienne sévit à l’ONU, notamment à son Assemblée générale. http://www.mfa.gov.il/MFAFR/Facts%20About%20Israel/ISRAEL%20PARMI%20LES%20NATIONS-%20Les%20Nations%20unies
4. « Jérusalem-Est » est repris de la propagande palestinienne. « ‘Jérusalem-Est’ n’existe pas en tant qu’entité administrative. Ce terme regroupe l’ensemble des quartiers et espaces de Jérusalem situés à l’est de la « ligne verte », l’ancienne ligne de cessez-le-feu israélo-jordanienne en vigueur de 1949 à 1967. Rattachés à la Jérusalem israélienne (« Jérusalem-Ouest») en juin 1967, au lendemain de la guerre des Six Jours, ils se situent en fait au nord, à l’est et au sud de celle-ci. Leur superficie est de 64 kilomètres carrés, sur un total de 125 kilomètres carrés pour l’ensemble de la municipalité « unifiée » de Jérusalem ». Les Arabes de « Jérusalem-Est » préfèrent majoritairement vivre dans l’Etat d’Israël, http://www.veroniquechemla.info/2011/09/les-arabes-de-jerusalem-est-preferent.html
« Suite à » est un anglicisme, vraisemblablement traduit de « following to ». « A la suite de » est correct.
Le n°1202 (15 mars 2012) d’Actualité juive a publié une « Mise au point » de Meyer Dadi, vice-président de SIONA, et la réponse d’Eric Keslassy. Meyer David regrettait qu’Eric Keslassy soit « tombé involontairement dans le piège de al désinformation qui nous entoure ». Et de poursuivre : « La traduction est volontairement tendancieuse, alors que la version anglaise qui est celle qui a été votée et qui dit : « Withdrawal of Israel armed forces from territories occupied in the recent conflict » parle de « retrait de territoires »… Il est inapproprié de parler de droit international concernant Jérusalem puisque pour le droit international, toutes les frontières supposée ne sont que des lignes d’armistice, donc provisoires en attendant un règlement définitif. Par ailleurs, cette résolution parle de retrait des forces armées israéliennes et non de céder la souveraineté des territoires.
Eric Keslassy lui a répondu : « Le français est l’une des six langues officielles utilisées par l’ONU… C’est le texte de la résolution 58/292 adoptée par l’Assemblée générales des Nations unies le 14 mai 2004 qui fait état de Jérusalem-Est comme un « territoire palestinien occupé ».
Les cartes proviennent du site du ministère israélien des Affaires étrangères.
Articles sur ce blog concernant :

Affaire al-Dura/Israël
Aviation/Mode/Sports
Chrétiens
Culture
France
Il ou elle a dit…
Judaïsme/Juifs
Monde arabe/Islam
Shoah (Holocaust)
Articles in English

Publié par Veronique Chemla le 4/09/2012 05:42:00 PM
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 42 autres abonnés